masculins / OL 4 - Toulouse 0

Les Lyonnais présentent une belle addition

Publié le 05 février 2005 à 22:49 par R.B

[IMG4381L]Il n'y a pas eu de match ce samedi soir à Gerland entre Lyonnais et Toulousains. Libérés d'entrée par un coup franc de Juninho, les champions de France ont fait un match plein du début à la fin face à des visiteurs dépassés par les intentions locales. Les coéquipiers de Govou ont fait preuve de réalisme défensif et offensif. Ils le souhaitaient après la déception bastiase... ils l'ont fait de fort belle manière...

A Lyon, stade de Gerland, OL 4 Toulouse 0 (mi-temps : 2 à 0) ; pelouse : en bon état; spectateurs : 37 447 temps : frais; arbitre : M. Hervé Piccirillo (Paris/Île-de-France).



OL : Coupet : Réveillère, Essien, Cris, Abidal, Diarra, Juninho (puis Clément 74ème), Govou (cap), Bergougnoux (puis Wiltord 63ème), Nilmar, Malouda (puis Frau 70ème).



Toulouse : Revault (cap) – Ebondo (puis Bedimo 71ème), Arribagé, Aubey, Congré, Dieuze, Taïder, Emana, Cardy (puis Giresse 78ème), Dalmat (puis Psaume 63ème), Moreira.



Buts : pour l'OL Juninho (2ème, 53ème), Malouda (47èmeà), Bergougnoux (57ème)



Cartons jaunes : pour l'OL Essien (5 ème) ; pour Toulouse Moreira (5ème), Cardy (35ème), Ebondo (46ème).





D'abord un clin d'oeil pour commencer. Chaque équipe a, de par le monde, une appellation qui va au-delà de son appartenance à la ville. Le plus souvent la couleur du maillot fait l'affaire : les Reds, les Blues, les Blancs, les Verts, les Tangos, les Rossoneri… Il y aussi des noms d'oiseaux comme les Aiglons, les Canaris… Il y a les Gunners, les Red Devils, les Magpies, les Hammers… Les Galactiques… Et puis, et puis dans ce monde d'adultes, on retombe en enfance avec les Pitchounes de Toulouse, appellation récente, ou encore les Gones de Lyon. Pitchounes et Gones signifiant affectueusement enfants dans leur région respective, lorsque ces deux groupes s'affrontent, nous avons un instant l'impression d'être spectateurs d'une récréation scolaire. D'autant que des gamins, à peine sortis de leur formation, il y en a de part et d'autre (Aubey, Congré, Ebondo, Bedimo, Taïder, Psaume… ou encore Bergougnoux, Clément, Nilmar…). On dit souvent que la jeunesse est insouciante, gage de toutes les audaces, de coups de folies, de génie... Alors ces jeunes gens guidés par leurs grands frères vont-ils nous livrer une partition dénuée du moindre calcul ? Pas sûr malheureusement tellement le point en championnat vaut cher que vous soyez en haut, au milieu ou en bas de tableau.



Le TFC de Mombaerts ne vise pas le titre, mais souhaite se maintenir à son niveau de classement qui lui permet d'envisager de faire un coup surprenant en direction d'une place européenne. En restant sur 2 défaites successives, les Violets savent aussi qu'un troisième revers de rang ne serait bon ni pour leur chiffre d'affaire, ni pour leur moral ! Chez le triple champion de France, une prestation à Gerland signifie obligatoirement les 3 pions, surtout à cette période de la saison. Cela risque fort de nous donner des débats déjà vus lors des précédents rendez-vous hexagonaux dans l'enceinte de l'avenue Jean-Jaurès ! Les locaux poussent ; les visiteurs résistent, plient et les entraîneurs, dirigeants, supporters olympiens attendent qu'ils rompent. Avec le retour de « Nino » Wiltord dans le groupe, on se dit que le Lyon assoupi à Bastia a ce qu'il faut dans son moteur pour faire la différence… en espérant qu'il ne faudra pas attendre trop longtemps. Cela devient épuisant pour les nerfs.



Il fait une belle soirée pour la saison. Essien joue en défense et pour la première fois en championnat Bergougnoux et Nilmar sont associés aux avants postes. Chez les visiteurs, Dalmat fait son grand retour aux côtés de Moreira. Le virage Nord a déjà commencé son derby au niveau des chants… mais accueille ses protégés à la sud-américaine avec des papelitos. A peine 2 minutes au chrono de M. Piccirillo, les Toulousains font une faute à 25 mètres de la cage de leur capitaine. Plein axe, Juninho frappe en force sous la transversale d'un Revault avancé. L'OL ouvre le score et plus rien n'arrêtera la démonstration lyonnaise. 12 tirs à 0 en première période ; des décalages à foison sur le côté gauche avec un Abidal extraordinairement présent tout comme Juninho, Bergougnoux, Diarra. Essien qui avait chatouillé le tibia de Moreira se fait découper par l'ancien lensois (5ème). On frise la scène de boxe après le coup de tête du Violet un brin fêlé. Et l'arbitre dépassé sort du jaune pour les 2 joueurs, alors que le rouge s'imposait pour l'attaquant adverse. Qu'importe, ce numéro 10 passera sa soirée à courir dans le vite sous les sifflets de Gerland !



Les Olympiens se baladent ; à droite ou à gauche ; dans l'axe, ils enchaînent sans déchets. Bergougnoux frappe deux fois sans cadrer (13ème et 16ème) ; Diarra met une tête à côté ; puis Nilmar place la sienne au dessus sur un bon centre de Govou (22ème). Ensuite, c'est Malouda qui trouve Revault ; le gardien au crâne rasé sort un arrêt magistral sur une frappe de Bergougnoux (27ème) après un mouvement collectif exceptionnel entre Juninho, Malouda et Abidal. On se régale ; pas le temps d'avoir froid. Et voilà «Juni » qui balance un nouveau coup franc dans la lucarne toulousaine que sort brillamment le funambule noir (29ème). Le rythme se calme un peu et on pense que la mi-temps sera atteinte sur ce score. Et bien non. Après un centre de Cris, c'est panique à bord dans le camp haut-garonnais. Emana remet stupidement le ballon derrière et Malouda du droit trompe Revault (47ème). 2 à 0 à la pause ; 12 tirs à 0 ; une orgie d'actions bien pensées. Ce soir mes amis, il n'y a pas photo !



A peine 8 minutes de jeu en seconde période, et le magicien Juninho se fait accrocher à 20 mètres de la cage violette. Il nous refait le coup d'Auxerre, d'il y a 2 saisons déjà, en inscrivant son deuxième coup franc de la soirée; son 17ème sous le maillot olympien. Cette fois ci il a choisi le côté droit et Revault se massacre le haut du crâne sur le poteau sans pouvoir empêcher le troisième but. Sonné, l'ancien rennais se troue sur un dégagement ; récupération à 30 mètres de Bergougnoux qui profite de la fausse piste de Nilmar pour décrocher de 17 mètres une frappe gagnante du gauche (57ème). Il n'y a toujours pas de match tellement le champion domine son sujet. Tête de Govou, tir de Bergougnoux et tête de Diarra… le tout en même pas 60 secondes ; toutes ces tentatives sortis par le bondissant Revault qui a retrouvé ses esprits. Wiltord remplace « Bry » (63ème), qui sort sous les ovations d'un public ravi. Et pour marquer sa joie, le virage Nord jette son bonheur sous forme de ses petits papiers blancs. Nilmar voudrait bien marquer son but. Il est à deux doigts de le faire après un centre de Juninho qui s'était débarrassé d'un opposant d'un somptueux double contact (68ème).



Les Toulousains ont quand même frappé une fois vers la cage lyonnaise ; une frappe de moineau de Moreira (50ème). Abidal multiplie les sprints dans son couloir gauche et les gestes techniques de l'homme en forme. Essien qui a envie de monter, se retrouve dans la surface et trouve le poteau adverse (82ème). Puis Nilmar, après une magnifique action combinée avec Wiltord, déchire sa frappe (85ème). Clément a remplacé Juninho (74ème), et met la 26ème tentative olympienne de la soirée au dessus avant que Diarra et Nilmar ne clôturent le feu d'artifice locale sans succès. Qu'importe, les Gones avaient chaussé leurs crampons de champion. Ils souhaitaient tous faire preuve de réalisme défensif et offensif. Ils l'ont fait pendant 90 minutes pleines face à des Pitchounes du genre tristounets qui par exemple n'auront tiré que 2 fois. De mémoire, ce n'est jamais arrivé depuis bien longtemps qu'un visiteur soit aussi peu entreprenant. L'OL ira à Monaco lors de la prochaine journée avec 9 points d'avance. Cela peut aider les partenaires de Govou à jouer encore plus libérés !



Statistiques :



Corners pour OL : 12

Corners pour Toulouse : 1

Hors jeu pour OL : 0

Hors jeu pour Toulouse : 1

Coups francs pour OL : 13

Coups francs pour Toulouse : 10

Tirs cadrés pour OL : 12

Tirs cadrés pour Toulouse : 1

Tirs non cadrés pour OL : 16

Tirs non cadrés pour Toulouse : 1

Coupet arrêts : 6

Coupet arrêts décisifs : 0



Fautes commises : Essien 1, Nilmar 2, Wiltord 1, Abidal 1, Diarra 2, Malouda 2

Fautes subies : Govou 5, Diarra 2, Malouda 1, Essien 1, Nilmar 1, Juninho 1, Frau 1, Bergougnoux 1



R.B

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