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« Les Lyonnais semblent plus sûrs d’eux »

Publié le 18 février 2011 à 10:21 par BV

Vendredi, c’est « avec beaucoup de confiance » et « en se disant qu’il y a des points à prendre » que les Nancéiens retrouveront des Lyonnais qu’ils n’ont jamais battus depuis leur remontée en Ligue 1, il y a 5 ans.

  Qu’a apporté la victoire du week-end dernier face à Auxerre (3 – 1) ?
C’est dans la durée que l’on jugera, mais au moins, on a interrompu une spirale de défaites. Durant celle-ci, on a parfois dominé des matches, comme face à Montpellier (défaite 1 – 2), mais on est à chaque fois repartis sans rien. On s’est créé beaucoup d’occasions mais on a manqué d’efficacité. Ce manque d’efficacité, on l’a gommé samedi dernier. Pour autant, je ne pense pas que ce soit notre meilleur match de la saison. On a simplement produit un bon match, car on y a mis la manière, on a marqué des buts, et on a fait preuve d’une certaine agressivité. Ce groupe a de la qualité mais, au haut niveau, il faut une agressivité et une envie certaines. Les équipes qui sont en tête en ont forcément. Le FC Barcelone, qui pratique le meilleur football d’Europe, met une grande agressivité pour récupérer le ballon très vite. Plus que d’agressivité, qui est souvent assimilée aux tacles, aux coups, je parlerais d’état d’esprit, celui qui nous a permis d’étouffer l’adversaire.

Nancy est aujourd’hui 13e. Cela correspond-il à la valeur de votre équipe ?
Je pense que oui, on est à la place que l’on mérite. Même si on a parfois été mal récompensés, on a alterné cette saison le bon, le moins bon et le très mauvais. Et parfois au cours d’un même match. Dans ces conditions-là, on ne peut pas espérer avoir la moyenne qui correspondrait à une dixième place. Je ne connais pas avec assurance la place à laquelle on va terminer, mais on suit toujours notre objectif qui est le maintien. Pour l’instant, notre classement ne veut pas dire grand-chose parce que sept équipes se tiennent en 5 points (entre le 19e, Lens, et le 12e, Valenciennes). Ce qui va faire la différence, c’est l’humilité. L’humilité de se dire que cela va se jouer jusqu’au bout et que cela va être aussi serré que la lutte pour le titre. On a également maintenant une petite expérience de la Ligue 1 qui nous sert et nous a peut-être permis de jouer sans peur le week-end dernier, alors que l’on restait sur une série de quatre défaites consécutives.

 

On sait que, pour l’OL, un titre se construit bien entendu contre les adversaires directs mais aussi contre les équipes comme la nôtre. Les Lyonnais sont donc dans l’obligation de nous battre, on espère pouvoir en profiter.

Vous possédez quatre points d’avance sur le premier relégable (Monaco) au moment d’affronter l’OL. Cela signifie-t-il que vous viendrez à Gerland sans peur, sans pression ?
Sans peur ou sans pression, non. Mais la crainte n’est pas forcément mauvaise, sauf si c’est une crainte paralysante. Cela peut vous amener à vous dépasser. On a la pression depuis que l’on a commencé la saison. On sait que l’on ne jouera pas les mêmes places que l’OL, mais on sait également que les points à prendre sont partout. On sait que, pour l’OL, un titre se construit bien entendu contre les adversaires directs mais aussi contre les équipes comme la nôtre. Les Lyonnais sont donc dans l’obligation de nous battre, on espère pouvoir en profiter. Depuis que l’on est remonté en Ligue 1, on n’a pas encore réussi à battre l’OL. J’attends donc toujours la prochaine fois, donc vendredi prochain.

Vous allez affronter l’OL et l’OM lors des deux prochaines journées. Avec quels objectifs ?
Ramener un maximum de points. Lors de la première partie du championnat, tout le monde nous promettait un duo de matches très dur. Or ces deux matches se sont joués à très peu de chose. On a produit beaucoup d’efforts pour pas grand-chose. A Marseille, on a perdu 1 - 0 alors qu’il y avait une faute de Loïc Rémy sur notre gardien sur le but marseillais. Contre l’OL (2-3), c’était également très discutable. Sans vouloir polémiquer, je veux expliquer que l’on va aborder ces deux matches avec beaucoup de confiance, en se disant qu’il y a des points à prendre.

  Vous attendez-vous à retrouver une équipe de l’OL différente de celle qui vous avait battus lors du match aller ?
Très souvent, lorsque l’on a perdu contre l’OL, celui-ci a profité de sa victoire contre nous pour se relancer. En début de saison, l’OL est venu à Nancy avec un mélange de pas mal de choses (sic). Je ne vis pas à l’intérieur de ce groupe mais j’ai cru comprendre que ce match avait mis quelque chose en marche. J’ai vu la victoire de l’OL face à Saint-Etienne (1 - 4). C’est un OL différent de celui que l’on avait affronté, déjà du point de vue de l’efficacité. A Saint-Etienne, l’OL a parfois été malmené mais n’a pas perdu l’équilibre. Les Lyonnais semblent plus sûrs d’eux, de certaines bases de leur jeu.

Votre déplacement à Lyon se tiendra quatre jours avant le match entre l’OL et le Real Madrid. Est-ce un avantage pour vous ?
Je ne pense pas, non. On ne peut pas comparer les deux matches, ni les deux compétitions. L’OL se comporte très bien en Champions League depuis un bon moment. L’affronter à un tel moment, ce n’est ni une bonne, ni une mauvaise chose. Cela dépendra également de notre performance. On est capables d’être très bons comme très mauvais. A partir de là, on saura si l’OL aura besoin d’être grand pour battre Nancy. En tout cas, on était favorable au fait que l’on avance le match à vendredi, même si je suis un peu surpris de l’horaire. L’OL va jouer un huitième de finale de Champions League, on connait l’importance que revêt le parcours des clubs français, les retombées que cela a sur tout le football français. On n’a pas le droit d’exiger de jouer le samedi.

Interview extraite du programme de match officiel de l'Olympique Lyonnais spécial "OL - Nancy".
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