masculins / OL 3 - Real Madrid 0

Les Lyonnais sur une autre galaxie !

Publié le 14 septembre 2005 à 00:04 par SR

Nous y voilà ! Une affiche comme celle là, depuis le temps que les lyonnais en rêvent. Aujourd'hui, on s'aperçoit que les choses vont vite, très vite.

Depuis ce tirage qui nous permettait de passer du rêve à la réalité, les semaines se sont transformées en jour, les jours en heures, en minutes, avant le coup d'envois donné par l'italien Mr. De Santis.
Cette rencontre est pour l'OL une affiche idéale pour ouvrir la Ligue des Champions 2005-2006 et grandir... encore grandir. La route sera longue pour tous jusqu'au stade de France. Cette route ressemble plus à un 400 mètres haie qu'à un parcours de santé, soit, mais l'OL ne manque pas d'arguments pour rivaliser face aux galactiques, aux grecs et aux norvégiens pour enfin obtenir ce précieux billet pour les 1/8ème de final.
Des Merengue dans le doute suite à leur dernière prestation en Liga sont privés de 2 éléments clefs dans leur dispositif : Ronaldo et Zidane, mais attention à la bête blessé. Beckham est bel et bien présent dans le 11 de départ et évoluera aux côtés de Pablo Garcia et Gravensen au milieu. Baptista, celui dont on entend beaucoup parler ces derniers temps prend la place de Zizou.
Le coach lyonnais, de son côté, ne change que l'attaque par rapport au dernier match des olympiens face à Monaco. Carew, Wiltord et Malouda font souffler Fred, Govou et Ben Arfa. Cris, annoncé incertain, est à l'heure au rendez-vous.

Dans un Gerland Archi-comble, Carew, à qui la vitesse ne manque pas, ouvre les débats dès la première minute de jeu et obtient un corner sans suite. Robinho, sur son premier ballon nous montre l'étendu de son élasticité avant de voir sa frappe contrée par Cris (3'). Mr De Santis a vu une faute et siffle un coup franc juste aux abords de la surface de réparation. Beckham frôle le montant de Coupet (4'). Rebelote 3 minutes plus tard. Roberto Carlos tente sa chance des 20 mètres en tirant un boulet de canon à ras de terre mais cette deuxième tentative passe toujours du mauvais côté du montant. On passe de l'autre côté, Malouda adresse un mini centre, Wiltord se jette et manque le but d'un bout de crampon (8'). L'arbitre est très sollicité en ce début de rencontre. Diarra se jette devant Robinho (10'), Caçapa devant Beckham (11') au tour de Réveillère devant Robinho (12') et encore Diarra, puis Cris coupe un centre de Beckham devant la tête de Robinho avant que Coupet ne soulage tout le monde sur le corner (17'). Juninho s'exerce dans son exercice préféré (19'). Salgado fait barrage de la main et écopera d'un jaune. Le coup franc se rapproche. Sur sa seconde chance, « Juni » dépose le ballon devant la cage de Casillas et Carew fait chanter Gerland de la tête (20').
Les blancs accélèrent, Berthod titillé par Beckham dans son périmètre prend du jaune (22'). Coupet, aidé par la barre et d'un excellent réflexe sauvera les siens du danger amené par Roberto Carlos et Raul (23'). Le jeu se durcit, Gravensen puis Pablo Garcia sévissent sur Juninho. Ce but de retard fait que l'on a plus à faire à un Real de destruction que de création. Diarra, fauché dans les 35 mètres donne à Juninho une occasion de se venger sur une troisième tentative. L'artiste ne plaisante pas et inflige à Casillas un deuxième supplice d'un coup de pâte dont lui seul à le secret (26'). Gerland chante encore lorsque Malouda tente la retournée que le gardien des galactiques récupère sans problème (27'). Cris puis Caçapa ferment la porte à Raul qui était moins une (29'). Wiltord servit par Réveillère offre le troisième but aux Gones après une demi-heure de jeu. Le capitaine courage de l'OL se jette pour détourner un coup franc de l'anglo-saxon en corner avant que Coupet n'efface les facéties de Raul. Les Merengue redoutent les frasques de « Juni » et commettent l'irréparable dans la surface de réparation (40'). Casillas brille enfin après 40 minutes de jeu en plongeant du bon côté la main ferme. Coupet, lui, brille toujours en repoussant le danger (43') et Réveillère tien bon jusqu'à la délivrance de l'arbitre qui siffle la fin de la première mi-temps sur ce score de 3 buts à 0 pour l'Olympique Lyonnais, magique !

A match pas comme les autres, ambiance pas comme les autres. Les 40 309 supporters ont été à la hauteur du spectacle proposé par les Olympiens durant cette première période et ne lèvent pas le pied en seconde.
A la reprise, Baptista oblige Coupet à se coucher à l'entrée de la surface (48'). Dans la minute qui suit, Malouda allume un pétard au dessus de la cage de Casillas alors que Roberto Carlos oblige Coupet à dégager des 2 poings une frappe violente. Robinho essaie de la jouer solo aux abords de la surface avant que Djila ne le fauche juste devant la ligne, prenant du jaune au passage (51'). R.Carlos laisse à Beckham le soin de s'élancer pour frapper le coup franc et voit le tir de son coéquipier repousser par le dos de Malouda (51'). Coupet est toujours aussi magistral devant Raul (59') et Casillas se montre plus méfiant devant les frappes « Juninesques » (60'). Malouda part dans des arabesques et s'effondre devant le bon retour de Ramos (63').
Les Madrilènes tentent par diverses manières de tromper Coupet, imperméable. Alternant les pénétration de Robinho (66') et Raul (75', 76') avec les frappes lointaines de R. Carlos (71') mais la défense lyonnaise tien bon. Le travail défensif des Olympiens est remarquable. Caçapa et Cris forment un verrou inébranlable. Berthod et Réveillère font preuve d'une solidité irréprochable face aux alertes de R. Carlos, Beckham, Baptista et autres détracteurs.
Avant d'entrer dans le dernier quart d'heure, Houllier change Carew et Wiltord pour Fred et Govou. Les Lyonnais multiplient les beaux mouvements et propose un jeu digne de la plus belle des compétitions. Pour les 5 dernières minutes, Tiago, après un travail héroïque, est remplacé par Pedretti pour ses 5 premières minutes en Champions League.
Après une belle remontée lyonnaise, Fred se fraye un chemin et frôle le montant de Casillas (87'). Le 4ème n'était pas loin. Les arrêt de jeu active Robinho qui procède à ses derniers dribbles diaboliques mais Caçapa cadenasse. Beckham s'énerve sur Govou et prend du jaune. L'arbitre arrête les débats. Ces 90 minutes de bonheur sont passées vite, très vite. Le spectacle proposé par les Lyonnais était de taille. Prudent et vigilant devant les Galactiques, les Lyonnais l'emportent grâce à 3 buts inscrits en l'espace de 10 minutes de folie avant de gérer le résultat. Lyon prend la tête du groupe F devant Rosenborg et laisse la maison blanche dans le doute et s'ouvre la voie royale.

La feuille de match
Mardi 13 septembre ; Lyon-Real Madrid 3-0
Ligue des champions - 1ère phase - 1ère journée - Groupe F
A Lyon (stade de Gerland), Lyon (FRA) bat le Real Madrid (ESP) 3 à 0 (mi-temps: 3-0)
Terrain: bon ; Temps: doux ; Spectateurs: 40.309 ; Arbitre: M. De Santis (ITA)

Buts : Lyon: Carew (21), Juninho (26), Wiltord (31)

Avertissements :
Lyon: Berthod (23), M. Diarra (52)
Real Madrid: Salgado (20), Pablo Garcia (39), Beckham (90)

Lyon : Coupet - Réveillère, Cris, Caçapa, Berthod - Tiago (Pedretti 86), M. Diarra, Juninho - Wiltord (Govou 80), Malouda - Carew (Fred 72)
Real Madrid : Casillas - Salgado, S. Ramos, Helguera, R. Carlos - Beckham, Guti, Pablo Garcia (Guti 61), Gravesen - Baptista - Robinho, Raul
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