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Les moments forts en illustrations

Publié le 06 novembre 2012 à 09:00 par T.B

Avant de disputer la phase retour en Europa League et replonger dans le championnat, l’OL peut se targuer d’avoir fait le plein comptable dans les deux tableaux depuis la trêve. Retour sur ces victoires au forceps ainsi que l’élimination en Coupe de la Ligue.

UN ARRET

Sans Rémi Vercoutre, Lyon ne serait peut-être pas parvenu à l’emporter face à Bilbao (2-1). Si les Gones pensent avoir fait le plus dur grâce à une tête lumineuse de Lisandro (1-0 ; 53e), la fin de rencontre bascule dans l’irrationnel… et à l’avantage des Basques. Ibai Gomez, d’abord, parvient à ramener les siens d’une frappe détournée (1-1 ; 79e), puis Susaeta est tout près de porter l’estocade fatale. Le jeune ailier se présente seul face au gardien lyonnais, prend le temps d’ajuster son tir, mais Vercoutre réalise l’arrêt décisif. D’une superbe manchette, il annihile l’occasion pour l’Athletic de s’imposer. Un geste déterminant puisque dans la minute, Briand se charge d’offrir la victoire à l’OL (2-1). Les hommes de Rémi Garde sont sur la voie royale de la qualification avec 9 points pris sur 9 possibles.

UN BUT

Pour la reprise, Lyon accueille Brest avec l’obligation de gagner et se relancer en championnat. Après trois matchs de rang sans victoire, l’OL démarre tambour battant dans un schéma en 4-4-2. La domination est totale (65% de possession), mais les Bretons défendent au courage. Il faut une louche habile de Malbranque pour servir Gomis afin de décanter la situation. Le meilleur buteur lyonnais lobe Alexis Thébaux et s’offre sa cinquième réalisation personnelle (1-0 ; 57e). L’unique de la rencontre malgré quelques contres adverses. Un but essentiel. Les Rhodaniens s’imposent d’une courte tête et remontent sur le podium.

UNE DEFAITE

L’enfer du Ray. L’OL se déplace à Nice afin d’entrer en lice en Coupe de la Ligue. Cueilli à froid dès les premiers instants, il ne s’en remettra pas. Malgré l’égalisation de Gomis (1-1 ; 8e) consécutive à un pénalty transformé par Eysseric (1-0 ; 4e), les Aiglons reprennent l’avantage sur un corner repris par Traoré (2-1 ; 9e). Civelli poursuit la douche froide au quart d’heure de jeu. Le collectif olympien semble réagir en première période avant de retomber dans un curieux laxisme, sous la pluie diluvienne. L’expulsion de Bisevac (89e) scellera la déroute en terre azuréenne (3-1). Lyon, finaliste l’an passé, quitte la compétition dès les huitièmes de finale. En toute logique.

UN MATCH

Cet OL-Bastia pourrait symboliser à lui seul les ressorts et faiblesses lyonnaises. Car même dans la difficulté, principalement défensive, Lyon a enthousiasmé dans l’attitude. A dix contre onze, Rémi Garde a conservé son ADN offensif et n’a opéré à aucun changement. Ainsi, une énième percussion de Lacazette, fauché irrégulièrement dans la surface, est venue récompenser les ambitions olympiennes. Lyon a provoqué ce pénalty réussi par Lisandro (3-2 ; 56e), comme il a provoqué l’expulsion d’Harek. Briand puis Malbranque, dans les arrêts de jeu, corseront l’addition. Mais ce 5-2, à l’allure anecdotique, pourrait bien être à l’image de cet OL 2012-2013.

UN RENDEZ-VOUS

Un rendez-vous manqué, à vrai dire. Marseille-Lyon n’a pas eu lieu pour cause de rafales de vent à plus de 100 km/h. La Commission des Compétitions a reporté la rencontre au 28 novembre, au profit de l’élimination des deux clubs en Coupe de la Ligue. Un « Olympico » d’ores et déjà attendu puisque s’il avait lieu aujourd’hui, il aurait pour enjeu le leadership de la Ligue 1.

DES ABSENTS… ET UN REVENANT


Michel Bastos, éloigné des terrains depuis le 16 septembre, a laissé son côté gauche à Lisandro après trois buts en quatre apparitions. Le Brésilien souffre toujours d’une blessure récurrente au dos. L’infirmerie a aussi accueilli Clément Grenier, blessé au tendon d’Achille avec les Espoirs. Quant à Yoann Gourcuff, il a effectué son retour à Nice après deux mois et demi d’absence. Le numéro 8 des Gones est apparu assez affûté, en témoigne ses 90 minutes sans baisse de régime face à Bastia. S’il est débarrassé de ses pépins physiques, l’ex-Girondin peut constituer un atout de plus dans le jeu de l’OL.