masculins / OL 2 - Metz 1

L'essentiel, en attendant Glasgow...

Publié le 05 décembre 2003 à 23:05

L'OL s'est logiquement imposé ce soir, 2-1, face à de valeureux Messins et conforte ainsi sa deuxième place au classement en attendant le choc entre Marseille et Monaco. Metz avait pourtant ouvert le score sur un but de Jager, mais les Gones n'ont jamais paniqué avant de reprendre le dessus et auraient même pu alourdir le score en deuxième mi-temps. Désormais, toutes les têtes lyonnaises sont tournées vers mercredi, et la rencontre décisive face au Celtic Glasgow.



Après deux coups d'arrêts en moins d'une semaine à Anderlecht et Rennes, l'OL a repris sa marche en avant ce soir, en venant à bout d'une accrocheuse, mais trop limitée, équipe messine. Pourtant, face à l'une des meilleures formations à l'extérieur de L1 (4 victoires), la tâche ne fût pas facile pour des Lyonnais au sein desquels Essien, Deflandre, Carrière, Caçapa et surtout Coupet retrouvaient une place de titulaire. D'ailleurs c'était Metz qui ouvrait le score, dès la 22e minute, sur un but de Jager, esseulé dans la surface et reprenant de le tête un centre de Maoulida. Un but intervenant, il faut bien dire, contre le cours du jeu, tant l'OL avait dominé le début de match, marqué, par ailleurs, par le silence des kops de Gerland, suite à un mouvement de grève national.



Elber avait ainsi hérité d'une première grosse occasion, un face à face avec Agassa, mais il enlevait trop son tir (11'). Quelques instants plus tard, après qu'une frappe monumentale de Juninho eût tutoyer les montants (15'), l'avant-centre olympien, bien alerté par Carrière, venait encore buter sur le portier lorrain (18'). Juninho, enfin, sur l'un de ses coup-francs dont il a le secret, obligeait le portier lorrain à réaliser un nouvel exploit (20').

Bref, après l'ouverture du score des hommes de Jean Fernandez, les Gones pouvaient regretter ces belles opportunités manquées et craindre un scénario catastrophe après leur difficile dernière semaine. Mais, en fait, les coéquipiers de Caçapa n'avaient pas vraiment le temps de douter puisque, après une tête de Malouda détournée sur sa ligne par un Moreno (24'), Luyindula remettait les siens dans le sens de la marche en trouvant le chemin des filets d'une frappe imparable (27'). De quoi faire sortir définitivement Gerland de sa torpeur.



Les kops, effectivement, s'en donnaient cette fois-ci à coeur joie et poussaient leurs protégés, poursuivant leur domination. Une domination néanmoins stérile puisque les Gones regagnaient les vestiaires sur ce score de un partout, malgré une dernière occasion de Carrière, reprenant juste au-dessus un bon centre en retrait de Luyindula (36').

Tout restait donc à faire en seconde période pour des Olympiens entreprenants, mais, avouons-le, pas encore revenus à leur niveau de début novembre. Plus que dans le jeu, c'était sans doute davantage dans l'envie qu'ils feraient donc ou non la différence. Et s'il y en a un qui a de l'envie, et beaucoup de talent aussi, à revendre depuis le début de saison, c'est bien Edmilson, qui n'hésite pas à venir apporter son soutien et sa grande taille sur chaque corner. Logique alors de voir le Brésilien reprendre un corner de Juninho au premier poteau. Beaucoup moins logique, en revanche, de le faire du... dos et de tromper Agassa à bout portant (48'), pour inscrire son premier but depuis plus deux ans. Un but qui vient récompenser son merveilleux début de saison et qui, surtout, à ce moment là de la partie, lançait de la meilleure manière la seconde période des Olympiens.



Une deuxième mi-temps qui, à l'image de la première, allait d'ailleurs être toute à l'avantage des double Champions de France. A tel point que, pour sa rentrée, Grégory Coupet s'ennuyait ferme dans ses 16 mètres 50. L'OL, en effet, enchaînait les occasions et Metz, pendant ce temps là, bien qu'assez joueur, paraissait incapable de renverser la situation. Deux frappes de Juninho (51' et 54') frôlant le cadre à chaque fois, venaient ainsi souligner cette mainmise lyonnaise.



Et la pression olympienne se faisait de plus en plus forte. Carrière, auteur d'une bonne prestation en milieu relayeur, semait le trouble dans la défense messine avant de placer un tir un peu trop enlevé (61'). Mais c'était surtout Luyindula qui était tout proche d'alourdir la marque, héritant d'un centre d'Essien mal repoussé et plaçant, à l'entrée de la surface, une frappe terrible qui s'écrasait sur le poteau (61') ! Les Lorrains venaient de friser la correctionnelle et n'avaient pas le temps de se relâcher puisque ce même Luyindula continuaient ses misères, mais cette fois, servi par Réveillère, il voyait sa tête passée juste au-dessus (62')

Après cette grosse poussée lyonnaise, malheureusement vaine, la pression retombait quelque peu, sans que les Messins ne puissent toutefois véritablement en profiter. L'OL, en effet, contrôlait parfaitement le match et la solide charnière centrale brésilienne, Caçapa-Edmilson, n'avait pas trop de souci à se faire. Paul Le Guen en profitait alors pour faire tourner son effectif, Carrière et Essien étant remplacés par Govou et Dhorasoo (67') pour une fin de match relativement tranquille. Seul Moreno, l'un des meilleurs lorrains ce soir, venait quelque peu troubler cette quiétude, plaçant une frappe terrible au-dessus des buts de Coupet, après un coup-franc mal repoussé (83')



Mais cette opportunité messine était bien trop esseulée, le tir de Moreno n'étant tout bonnement que le deuxième de la partie après celui, vainqueur, de Jager, pour que le cours des choses soient chamboulées. D'autant que les meilleures occasions demeuraient encore à l'actif des Lyonnais, Govou et Elber, notamment, échouant de peu dans leurs tentatives. Autant dire qu'il n'y avait rien d'illogique à voir l'OL l'emporter ce soir. Un OL qui se prépare d�sormais à recevoir le Celtic, mercredi, pour un match qui conditionnera pour beaucoup la suite de sa saison. On a déjà hâte d'y être !







T.L
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