masculins / OL - Milan AC J-1

L'heure est venue !

Publié le 28 mars 2006 à 17:53 par R.B

OL – Milan AC ? Dans le camp français, tous les superlatifs ont été employés depuis le tirage au sort en souhaitant que les supporters Lyonnais et les médias en inventent d’autres à l’issue des 2 rencontres contre le célèbre club milanais.

Si pour les Rossoneri, ce n’est qu’un match de plus dans ses nombreuses campagnes européennes, ce quart de finale a une tout autre saveur pour l’équipe olympienne. Jouer le Milan AC à ce stade de la compétition, cela ressemble à une consécration… sans être toutefois un aboutissement. Oui, l’OL veut aller plus loin ; peu importe son adversaire. Après 2 arrêts en quarts lors des 2 saisons précédentes, l’heure est venue de franchir un cap. « Nous avons tout fait pour aller en ½ finales. Il ne manque rien à l’OL. Nous ne serons pas uniquement le petit poucet dans cette rencontre… ». Le président Jean-Michel Aulas donne le ton. Les joueurs sont impatients. « J’ai hâte d’y être… » a reconnu Grégory Coupet après le match nul face à Toulouse.

OL – Milan AC ? « Si le Milan nous bat, ce sera logique ; si nous l’emportons, ce sera un exploit… ». Bernard Lacombe résume à sa façon le scénario final de cette opposition. Forcément, les Italiens sont favoris. Au nom de leur passé, de leurs traditions, de leur palmarès, de leur puissance financière, de la présence de « Cheva », Kaka… de cette puissance offensive, du fait de disputer le match retour à San Siro… et peut-être aussi de l’absence, mercredi soir, de Juninho dans les rangs lyonnais sans oublier la menace de suspension qui pèse, pour le match retour, sur les épaules de Diarra et de Tiago.

Cela fait beaucoup d’ingrédients en faveur des copains de Costacurta qui pourrait bien participer, cette saison, dans quelques heures à son premier match de Champions League, puisque Stam et Cafu sont absents et que Maldini revient tout juste de l’infirmerie. Le Milan AC est réputé pour être une équipe offensive dans son organisation et ses intentions. Une défense jouant haut et le Pittbull Gattuso, au milieu de terrain, dédié en solitaire aux tâches obscures. Ajoutons que l'entraîneur Ancelotti joue sans véritables hommes de couloirs devant. Et qu’en l’absence de Cafu, seul le latéral gauche Serginho occupe défensivement et offensivement cette zone du terrain. Ce Milan est actuellement en pleine forme et n’a pas de craintes particulières. « L’OL est une grande équipe ; on connaît sa valeur. Mais pourquoi voudriez vous que nous ayons peur. Moi, par exemple, j’ai déjà remporté 3 Champions League… ». Clarence Seedorf peut s’appuyer sur des certitudes sans vouloir s’endormir dessus. "Cette Champions League est un objectif..."

[IMG40379#R]Mais la qualité des ingrédients ne fait pas toujours la recette gagnante. D’autant que, dans tous les secteurs du jeu, l’OL n’a pas grand-chose à envier à son prestigieux adversaire. Certes, « Juni » sera absent ; un « Juni » devenu pion essentiel par la qualité de ses coups de pied arrêtés ; la fluidité, l’intelligence de toutes ses entreprises. « Juni » est irremplaçable. Il faudra faire sans. Benoît Pedretti semble le mieux placé pour aider Tiago et Diarra. L’ancien marseillais a démontré qu’il avait le niveau pour disputer ce genre de rencontre. Dans le sillage du guerrier Cris, le quadruple champion de France n’a pas perdu le sommeil à l’idée d’affronter le monstre transalpin. Défensivement et offensivement, l’OL a de très belles armes pour s’imposer, dans un premier temps, chez lui. « Les détails feront la différence ; la concentration, la vigilance seront capitales… ». Cris d’un côté ; Dida, de l’autre, disent la même chose. Et les spécialistes voient dans l’âge des défenseurs milanais et des problèmes défensifs constatés à une époque, une source incontestable d’avantage pour les Olympiens. Aux Wiltord, Malouda, Carew et consorts d’appuyer là où cela peut faire mal ! L’aide sur les côtés des 2 défenseurs latéraux pouvant créer aussi de sérieuses brèches. Impressionnant depuis le début de cette campagne continentale, l’OL a fait exploser à Gerland le Real, le PSV. Pour Gérard Houllier, le premier match est toujours le plus important. « Ce match te met ou non dans la bonne direction en vue de la qualification. A ce niveau, chaque équipe a sa chance. Cela ne nous empêche pas d’avoir du respect pour notre adversaire… Question tactique, les 2 formations savent tout l’une de l’autre et je ne pense pas qu’elles vont changer de stratégie… ». Et nous sommes preneur lorsqu’il ajoute : «il y aura 2 ou 3 coups de folie, de génie dans ce match qui feront la différence ». Surtout si ils sont signés Olympique Lyonnais. Cela signifierait aussi que l'OL a signé son premier succès à ce stade de la compétition...
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