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L’histoire d’un grand blond malchanceux

Publié le 15 juillet 2013 à 17:00 par RB

Le Croate Marko Maric a joué trois ans au LOSC… Il est en pleine en rééducation après un problème au tendon d’Achille… Une belle rencontre…

Appuyé sur des béquilles, il suit l’entrainement avec envie. Ancien lillois de 2007 à 2010, il a mis le foot entre parenthèses depuis plusieurs mois en raison d’une blessure. « Je me suis blessé en faisant un match d’essai avec les Red Bulls. J’ai attendu avant de prendre la décision de me faire opérer. Je suis malchanceux depuis plusieurs saisons. Je me suis cassé le poignet à Lille, puis un orteil, puis un autre. Je suis allé ensuite à Chicago avant de venir ici. On m’appelait à Lille le chat noir, le Pierre Richard... Quand tous ces problèmes t’arrivent à 26, 27 ans, c’est rageant. Tu es normalement dans ta meilleure période pour jouer ».

Le grand blond né à Zagreb il y a 30 ans s’exprime dans un français remarquable, parle plusieurs langues  et respire l’intelligence. « 3 mois après mon arrivée à Lille, je me débrouillais tout seul… ». Repéré en Grèce par Claude Puel, il jouait avant au NK Zagreb, ce milieu défensif au gros volume de jeu a donc porté la tunique des Dogues. « Je n’ai pas joué contre l’OL, mais j’ai été sur le banc à Gerland quand Michel Bastos a marqué ce but magnifique… J’étais sur le banc lors d’un match de Coupe de la ligue à Lille… ». Il se souvient avoir inscrit le but de la victoire à Metz. Le LOSC, un immense souvenir ; un club où il a gardé des contacts « j’ai été invité pour l’inauguration du nouveau stade ». Et de citer ses partenaires qui sont devenus pour certains des amis comme Michel Bastos avec qui il a passé des vacances au Brésil. « On avait un groupe exceptionnel… »

Il attend de pouvoir rejouer en décembre ou janvier. « On verra si j’ai un club. J’ai envie de toutes les façons de rester dans le foot ; j’ai envie aussi de finir mes études, de passer  un master pour travailler dans les affaires … ». International espoir croate, capitaine, il a été à deux doigts de devenir international. Mais cette foutue malchance a tout gâché. « C’est le foot… Il suffit de rien pour réussir ou non. Il faut être là au bon moment… ».

Dejan Lovren, Milan Bisevac, le soccer « c’est difficile avec le salary cap »… et Juninho. « Quand je me suis retrouvé à ses côtés, je n’y croyais pas. Il est tellement simple. C’est un être exceptionnel et quel joueur encore. Il a toujours un physique incroyable… Il m’a beaucoup aidé. Je suis en total admiration… ». Il cite encore Bodmer : «il ne va pas vite, mais, c’est un joueur qui sent le jeu. Il fait tout avec intelligence ; il est tellement facile ; j’adore… ». Il apprécie Gourcuff et a un faible pour Lisandro « c’est un gagneur ».

La discussion se poursuit sur les anciens joueurs yougoslaves. « A l’époque, il ne pouvait pas quitter le pays avant un certain âge. Imagine s’il l’avait fait plus jeune. Quels joueurs ! J’ai joué avec Prosinicki… un régal. J’aime bien aujourd’hui Modric, Kranjcar… ».

Ce grand blond a de qui tenir. « Mon papa a été gardien de but au Dinamo Zagreb. A  l’époque, les stades étaient pleins. Ce n’est plus le cas aujourd’hui… ». Il a consulté le docteur Orhant qu’il a connu au Losc… Il va poursuivre sa rééducation. Et on lui souhaite de revenir. Ce garçon dégage quelque chose de particulier dont un remarquable état d’esprit que le club lillois avait mis en exergue lorsqu’il a quitté le Nord.

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