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masculins / OL - Athletico Bilbao

Lisandro en toute liberté

Publié le 25 octobre 2012 à 10:00 par R.B

Avec "Licha", il fut question de la Ligue Europa et de ce match face à Bilbao… Il fut question du collectif olympien… Il fut aussi question, plus précisément, de sa personnalité, de son positionnement sur le terrain… du temps qui passe…

LE DEBUT DE SAISON ET LE COLLECTIF
« C’est bien. L’équipe a fait de belles choses avec de bons résultats. Il faut continuer comme cela. Le fait qu’il y ait eu des départs, cela ne change rien pour moi.  Nous avions déjà eu des changements les saisons précédentes. Certes on ne peut nier l’importance d’Hugo (Lloris), Kim (Källström), Cris. Ils ont marqué l’histoire du club. Ce n’est pas évident, mais on a un effectif  de qualité qui a de l’ambition. Il y a des jeunes formés au club… C’est bien pour les supporters, pour l’institution. Moi ? Je suis bien physiquement. Je m’entraine et je joue à 100% après avoir eu une petite blessure au début. C’est le plus important. ».

LA LIGUE EUROPA
« Sincèrement, cela ne me fait pas bizarre de ne pas disputer pour la première fois de ma  carrière européenne la Ligue des Champions. Cette Ligue Europa reste une compétition européenne, belle à jouer avec des équipes de très haut niveau. Je la joue comme si c’était la Coupe du Monde. Je la joue pour la gagner. Je joue tous les matchs pour les gagner. Face au Sparta Prague, on a fait un très bon match, mais on n’est pas arrivés à faire la différence en première période. C’est un des meilleurs matchs de la saison… Après le plus important, c’était de prendre les trois points surtout pour notre premier match dans cette compétition. Shmona ? Que les trois points qui comptent ! On a montré collectivement des choses horribles dans ce match. On a manqué de simplicité, d’humilité… Heureusement que l’on a gagné. On a bien joué trente minutes après le but de Shmona. Le reste ? Catastrophique. C’est interdit de jouer comme cela. Sur le terrain, on avait conscience de ce qui se passait, mais c’était difficile de changer. Je suis concerné par cela. De mal rentrer dans la seconde période, cela nous était déjà arrivé cette saison ».

ATHLETIC BILBAO
« Si on gagne, cela fera huit points d’écart avec ce club et on aura fait un grand pas vers la qualification. Je crois que ce sera un très grand match. Cette équipe basque joue bien et laisse des espaces ».

laisse-moi… laisse-moi libre devant !

LE BUTEUR
« Je suis conscient du nombre de buts que j’ai marqués. Marquer, c’est mon travail. Pour moi, un but, c’est  un but. Après, quand tu marques trois buts comme à Lille et que tu perds, tu es tellement déçu que tu aurais préféré ne pas marquer et gagner. Je regarde d’abord l’équipe et après mes buts.  Quand je ne marque pas ? Cela dépend de ce qui s’est passé. Cela ne me dérange pas forcément. Mais si je ne marque pas en ayant eu des occasions, cela m’énerve. Et... ce n’est rien par rapport au fait de ne pas avoir l’opportunité de frapper… Là, c’est pire ! »

LE TEMPS QUI PASSE
(Lisandro aura 30 ans  en mars prochain)
« J’ai toujours envie de gagner les matchs, de remporter des titres, de marquer. Le temps passe, mais j’ai la même rage, le même état d’esprit, la même passion. La rage ? Aujourd’hui, je peux la gérer parce que j’ai mûri, que je peux analyser les choses. Avant, c’était terrible car je n’étais pas capable de prendre du recul. Est-ce que l’Argentine me manque ? Oui. Je ne peux pas partager, notamment, comme je le souhaiterais, les bonnes comme les mauvaises choses avec mes proches.   Mais dans ma tête, je n’ai pas encore fait le déclic… Le jour où je le ferais… »

LE POSITIONNEMENT SUR LE TERRAIN
« Mon poste, c’est dans l’axe et je l’ai toujours dit. Après les gens disent que je m’énerve comme à Lorient parce que je ne suis pas content de jouer à gauche. Mais je m’énerve tout le temps… surtout quand je n’ai pas l’occasion de frapper au but… C’est frustrant pour moi de me retrouver milieu gauche, pas attaquant gauche, à bientôt 30 ans ! Milieu gauche, je ne vais quand même pas faire n’importe quoi pour menacer l’équilibre de l’équipe. Alors, je fais les efforts. Je suis un joueur responsable ». Et  d’ajouter en faisant un geste de la main qui l’envoie au loin avec plus de liberté, de plaisir : « laisse-moi… laisse-moi libre devant ! J’aime jouer seul devant ou avec un autre attaquant…  Déjà à Porto, ce n’était pas toujours le cas…  Rémi le sait… Après, la priorité, c’est l’équipe. Si je n’avais pas envie ou plus envie d’accepter les choix… ce serait différent. Je suis à l’OL et content. J’ai eu des propositions pour jouer ailleurs, je n’ai même pas répondu à ces sollicitations».

CLAIREFONTAINE, partenaire officiel de l’Académie OL.

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