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« L’occasion d’éliminer un concurrent direct »

Publié le 09 mars 2012 à 12:00 par BV

Arrivé au LOSC cet été, Benoît Pedretti suit toujours attentivement l’OL, une équipe qui possède, à ses yeux, « une organisation rationnelle », un club avec lequel il a été sacré champion de France en 2006.

Comment le nul face à Auxerre (2 – 2) le week-end dernier a-t-il été digéré ?
C’est une déception, parce que l’on menait 2 - 0, que l’on avait le match en mains, et que, malgré ça, on a lâché deux points importants dans la course au podium. C’est donc une grosse frustration. ça fait plusieurs fois que ça nous arrive. Cette saison, on a déjà perdu des points quatre ou cinq fois de la sorte, on ne sait pas trop comment l’expliquer. Il faut que l’on soit plus vigilants, on doit rester concentrés jusqu’au bout, se dire qu’un match n’est jamais gagné tant que l’arbitre n’a pas sifflé le coup de sifflet final.

Le LOSC est-il moins fort que la saison dernière ?
Il est toujours compliqué de confirmer un titre, d’autant que c’est un peu nouveau pour beaucoup de joueurs qui n’avaient rien gagné auparavant. Avec l’étiquette de champion en titre, c’est toujours plus dur, on est attendus un peu partout. Au niveau comptable, on n’est pas très loin du chiffre de la saison dernière à la même époque (après 26 journées, le LOSC possède 2 points de moins que la saison dernière), mais c’est sûr que le jeu est un peu moins flamboyant, avec un peu moins de qualité. C’est normal : toutes les équipes changent au gré des départs et des arrivées, on ne peut pas conserver le même jeu. Mais je trouve que l’on ne s’en sort pas trop mal. C’est simplement que les deux de devant (le PSG et Montpellier), vont à une vitesse très élevée.



Pensez-vous toujours au titre ?
Le titre ne dépend pas de nous. Les deux équipes devant nous ont 7 points (Montpellier) et 8 points (le PSG) d’avance, cela fait beaucoup. Nous, on essaie de s’accrocher à la 3e place. Pour cela, il faut éviter de perdre des points comme ce fut le cas les deux derniers week-ends. Sans tous ces points perdus, on serait proches des leaders. On doit donc chercher à récupérer les points perdus mais également à faire attention parce que cela revient vite derrière.

Le fait de n’avoir plus qu’une compétition à jouer est-il un avantage ou un inconvénient ?
Je pense que c’est un avantage. Même si l’on aimerait jouer davantage de compétitions, on dispose d’une semaine pour préparer chaque match, on est un peu plus frais, on subit moins de blessures. Donc, même si l’on aurait préféré jouer tous les trois jours et disputer encore la Coupe de France, on peut ainsi conserver toutes nos forces pour le championnat.

Avez-vous le sentiment que le match face à l’OL constitue un tournant dans la lutte pour l’Europe ?
Ça va être un match important. Si on l’emporte, avec 10 points d’avance, ce sera compliqué pour l’OL de nous rattraper. Mais, même en cas de défaite, on conserverait un peu d’avance. C’est la raison pour laquelle, ce match me semble plus important pour l’OL. Pour nous, c’est l’occasion d’éliminer un concurrent direct.

Même en cas de défaite, on conserverait un peu d’avance. C’est la raison pour laquelle, ce match me semble plus important pour l’OL.

Vous marquez beaucoup sur coups de pied arrêtés (46%  des buts inscrits). Quelle place occupent ceux-ci dans votre potentiel offensif  ?
C’est un domaine extrêmement important dans les matches de haut niveau, surtout à l’extérieur où l’on a parfois peu d’occasions de but. C’est l’un de nos points forts, mais on ne cherche pas absolument à se retrouver en position de tirer des coups de pied arrêtés, cela se fait naturellement au cours du match. Ce qui est sûr, c’est que de savoir que l’on peut marquer sur ce type d’action nous donne confiance. Mais, autant on aura un coup à jouer dans ce domaine samedi, autant défensivement on devra être très attentifs car l’OL possède en Michel Bastos un joueur capable de frapper très fort les coups francs, en Gomis, Cris, Gonalons ou Lovren de sacrés joueurs de tête.

Que pensez-vous de cet OL 2011 – 2012 ?
J’aime bien cette équipe car elle possède une organisation rationnelle au sein de laquelle un joueur comme Lisandro est très important. Quand les joueurs de l’équipe-type sont prêts au même moment, c’est l’une des meilleures équipes du championnat. Mais ils jouent tellement de matches, ont connu tellement de blessures, que l’entraîneur a dû faire tourner. Quand les joueurs sont un peu moins bien physiquement, c’est compliqué, notamment au milieu du terrain où Gonalons et Källström jouent beaucoup. Quand ces deux-là sont moins bien, c’est toute l’équipe qui est en difficulté. En revanche, quand ils sont au top physiquement, ils entraînent derrière eux tous les autres.



A titre personnel, avec quel regard observez-vous l’OL aujourd’hui ?
Je suis toujours un peu supporter, parce que, même si je n’ai pas eu à l’OL le temps de jeu que j’espérais, j’y ai passé une saison formidable. Je suis très heureux de mon passage à Lyon : gagner un titre de champion, quand bien même on a un rôle un peu moins important, est toujours gratifiant. J’y ai connu des gens très sympa que j’ai plaisir à revoir chaque fois que j’y reviens.

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