masculins / Celtic Glasgow 2 - OL 0

L'OL a craqué...

Publié le 30 septembre 2003 à 00:45 par Tom.L

Les 60 000 fans de Celtic Park ont donc été trop forts. L'OL, bien en place et solide défensivement, avec un Grégory Coupet de gala, a finalement craqué dans les 20 dernières minutes, sur deux centres assassins de Larsson conclus victorieusement par Miller et Sutton. Une défaite dure à avaler qui confirme que rien ne sera facile dans la course à la qualification.







L'OL était prévenu. Tenir face au Celtic et ses 60 000 fans déchaînés du magnifique Celtic Park relève du miracle. De nombreux clubs européens, et pas des moindres, étaient déjà venus s'y casser les dents. Pourtant, il n'y a pas plus de quatre ans, les Gones avaient réussi l'exploit de s'imposer dans le fief des Catholiques écossais (1-0, but de Vairelles). Oui, mais voilà, un exploit est généralement unique... Et Les hommes de Le Guen l'ont appris à leurs dépends.



Pourtant, c'était des Lyonnais déterminés qui rentraient sur la pelouse. Thompson (10'), Sutton (12') et Larsson (16'), sur des frappes sans danger pour Coupet, avaient beau allumer les premières mèches, l'OL maîtrisait plutôt bien son sujet. Elber se créait même une bonne occasion en plaçant, dos au but, une superbe tête en pivot qui obligeait Hedman à se détendre au ras de son poteau (22').



En fait, même si la pression écossaise était constante, les Champions de France parvenaient à l'étouffer en développant un jeu bien léché, à une ou deux touches de balles, et repoussaient les attaquants adverses assez loin de la cage de Coupet. Juninho inquiétait même de nouveau Hedman sur un coup-franc à une trentaine de mètres (34'). L'affaire se présentait donc plutôt bien pour l'OL.



C'était alors que survenait le premier tournant du match. Sur un long ballon écossais dans la surface, Larsson, à la lutte avec Réveillère, s'écroulait subitement. La faute semblait bien peu évidente, mais l'arbitre accordait le penalty, à la plus grande stupéfaction des Lyonnais. Toujours était il que Thompson se voyait offrir une occasion en or de faire, enfin, sauter le verrou olympien. Mais c'était sans compter sur un Grégory Coupet des grands soirs qui, ayant bien anticipé, renvoyait la frappe du milieu écossais (39'). L'injustice était donc réparée et les Gones devaient commencer à se dire que la réussite était avec eux ce soir. A moins que ce ne soit tout simplement un gardien d'exception !



Coupet, héros de la première mi-temps donc, allait aussi être celui de la seconde. Du début tout au moins. Repartis tambour battant au retour des vestiaire, les verts et blancs obligeaient, en effet, le portier olympien à sortir rapidement le grand jeu. Sur une frappe terrible du colosse Hartson, tout d'abord, que le remplaçant de Barthez chez les Bleus déviait en corner au prix d'une fantastique parade (54'). Puis sur un tir non moins terrible de Larsson, seul à 10 mètres, qui obligeait encore Coupet à réaliser une intervention venue d'ailleurs (59'). Bref, en 5 minutes, "Greg" venait de sauver les meubles et prouvait une nouvelle fois, si besoin était, qu'il appartenait bien à la caste des plus grands.



Mais ces parades, toutes plus extraordinaires les unes que les autres, sans compter un sauvetage de Carrière presque sur sa ligne (56'), signifiaient surtout que la pression du Celtic, toujours soutenu par son incomparable public, s'intensifiait de minutes en minutes. Plus que jamais, il fallait donc, pour l'OL, tenir. Tenir, et pourquoi pas profiter de la moindre opportunité de contre. Malheureusement, celle-ci n'arrivait pas. Et pour cause, les Gones étaient contraints de camper dans leurs 50 mètres et de faire front pour endiguer les assauts des locaux. Et Elber de se sentir bien seul devant...







Mais, bon, puisque l'OL tenait le 0-0...Seulement, voilà, à force de défendre, encore et toujours, ce qui, il faut bien l'avouer n'est pas vraiment la spécialité "maison", les Olympiens allaient finir par craquer. Larsson, une fois n'est pas coutume, parvenait à ajuster un centre côté gauche et Miller, tout juste entré en jeu, catapultait une tête à bout portant au fond des filets de Coupet, qui, cette fois, ne pouvait rien faire (70'). Dur, vraiment dur pour des Gones monstres de courage et d'abnégation pendant plus d'une heure et qui, d'ailleurs, restaient quelque peu sonnés par cette ouverture du score...



Les hommes d'O'Neil, eux, se sentaient pousser des ailes et, le malheur des uns et l'euphorie des autres conjugués, amenaient logiquement au second but des Ecossais, copie conforme du premier. Larsson plaçait un nouveau centre côté gauche et cette fois c'était Sutton qui surgissait pour tromper Coupet et amener la fin des espoirs lyonnais (78'). Des Lyonnais qui auront donc perdu pieds en 8 minutes... Rageant.



Après ces instants d'enfer dans le paradis de Celtic Park, Elber se créait enfin quelques occasions, sur un tir, puis une tête, tous deux stoppés par Hedman (87', 90'), mais rien n'y faisait, l'OL ne réussissait pas à marquer cet important but à l'extérieur et devait donc repartir de Glasgow les poches vides. Rejoints désormais au classement par leurs adversaires du soir, les Champions de France devront vite réagir dans le match au sommet de la prochaine journée face à l'actuel leader de la poule (auteur d'un nul, 1-1, à Anderlecht), le Bayern de Munich. En attendant, un sacré de changement de décor les attend samedi soir en championnat à Ajaccio...



T.L.











La feuille de match



Ligue des Champions - 1ère phase - 2ème journée

Match à 20h45, à Glasgow, au Celtic Park

Le Celtic Glasgow bat l'OL 2 buts à 0



Terrain: bon

Temps: nuageux

Eclairage: bon

Spectateurs: 58 027 spectateurs

Arbitre: M. Eduardo Iturralde Gonzalez (ESP)



Buts: Glasgow: Miller 70', Sutton 78'



Avertissements:

Glasgow: Thomson 79'

OL: Diarra 79'



Les équipes:

Lyon: Coupet - Deflandre, Edmilson, Müller (Cap.), Réveillère - Govou (Malouda 79'), Dhorasoo (Luyindula 74'), Carrière (Essien 63'), Diarra, Juninho - Elber

Glasgow: Hedman, McNamara, Balde, Larsson, Thompson, Sutton, Hartson (Miller 64'), Agathe, Lennon, Stilian Petrov, Varga

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