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L'OL a la Coupe à coeur

Publié le 19 décembre 2006 à 21:49 par BV

1… 2… 3… Trophée. Plus que 3 matchs pour tous les participants aux quarts de finale de la Coupe de la Ligue avant de pouvoir brandir le plus « rapide » des trophées nationaux.

Pour des Lyonnais affamés de titres, l’affaire est trop belle pour être bradée ou sacrifiée sur l’autel d’une quelconque économie des organismes. « Il ne faut pas lâcher la Coupe de la Ligue » souligne Juninho, parfait porte-voix des aspirations rhodaniennes. « Lorsque je vois la déception de Juni et Tiago de ne pas être alignés mercredi, cela en dit long sur la motivation de l’OL » lui fait écho Rémy Vercoutre.
Une motivation décuplée par un tirage au sort clément. Cette compétition 2006/2007 semble taillée sur mesure pour les hommes de Gérard Houllier qui se voient offrir la possibilité de recevoir à 3 reprises sur la route qu’ils espèrent les mener au Stade de France le 31 mars 2007. « Recevoir lors de la dernière rencontre mais également lors des 2 prochaines, à domicile devant notre public, nous force à gagner » admet le traditionnel suppléant de Grégory Coupet.

Autre élément en faveur des Olympiens : pour la seconde fois de la saison après son 8ème de finale contre le PSG, l’OL ne partira pas avec le numéro 1 dans le dos. La magie des coupes réside dans cette issue binaire devant laquelle il n’est plus de compromis. « Dans les matchs de coupe, il y a une émotion, une passion et une intensité différente analyse Gérard Houllier. Durant 90, 120 minutes ou aux tirs au but, le couperet tombe inéluctablement. S’ils ne veulent pas voir s’envoler leurs espoirs de défendre leur titre acquis lors de la saison 2005/2006, les Nancéens devront donc plus se découvrir qu’ils ne l’avaient fait le 29 octobre 2006 lors de leur dernière visite à Gerland. Une bonne nouvelle pour des quintuples champions de France régulièrement confrontés à domicile à un bloc adverse peu animé d’aspirations offensives et dont les 3 plus récentes oppositions face à l’AS Nancy Lorraine s’étaient conclues par 3 succès étriqués (1 – 0 et 2- 0 lors de la saison 2005/2006 et 1 ½ 0 cette saison). « Contre Nancy, c’est toujours très serré. (C’est) une équipe solide et difficile à passer » reconnait l’entraîneur lyonnais.

Mercredi, les Olympiens se verront également offrir la possibilité de franchir enfin l’obstacle des quarts de finale auquel ils se heurtent invariablement depuis leur succès en Coupe de la Ligue en 2001. Après trois échecs à ce stade de la compétition en Ligue des Champions et un en Coupe de France la saison passée, ils chercheront à rompre avec cette mauvaise habitude que d’aucuns n’hésiteraient pas à qualifier de « syndrome des quarts » en cas de revers face aux hommes de Pablo Correa.

Les traditions nancéennes penchent en leur faveur. Avant leur succès en Coupe de la Ligue en 2006, les Lorrains semblaient en effet bien peu inspirés en coupe. Ils n’avaient ainsi plus passé les quarts de finale d’une quelconque coupe nationale depuis leur victoire en Coupe de France en 1978, calant à 4 reprises en quarts de finale (s’inclinant 3 fois contre le PSG et 1 fois contre Bastia).

Alors, certes, Tiago et Juninho seront suspendus, Carew et Wiltord toujours à l’infirmerie, Benzema et Fred en phase de récupération physique, Anthony Réveillère ménagé. Mais le Lyon est loin d’être mort pour autant. « Je préfère toujours jouer avec mes joueurs-clé » concède Gérard Houllier avant de rappeler que l’OL « a joué à Lens sans avant-centre mais a quand même marqué 4 buts ». Seule certitude, lâchée par le coach rhodanien : François Clerc suppléera Anthony Réveillère sur le flanc droit de la défense. En pointe, après 90 minutes de haute lutte face à Hilton et Coulibaly, Florent Malouda pourrait reprendre du service dans une inhabituelle position d’avant-centre. A moins que Sidney Govou ne le relaie. Pour palier la défection de deux des traditionnels cadres du milieu de terrain, Romain Beynié a été appelé en renfort, plus d’un an après son unique apparition en « pros » lors d’un match « pour l’honneur » face à Rosenborg.

Mercredi soir, l’enjeu et l’opposition devraient être tout autres. A 3 marches d’un trophée, le contraire serait étonnant. Pour des Lyonnais dont l’appétit de titres n’a d’égal que leur refus de la défaite, pas question de laisser passer leur tour.
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