masculins / OL 2 - Olympiacos 1

L'OL... A la force du poignet.

Publié le 19 octobre 2005 à 23:49 par SR

L'OL n'a pas effectué le moindre faux pas en Champions League cette saison.

Après avoir corrigé le Real et pris l'ascendant sur Rosenborg, les Olympiens pourraient entrevoir les 1/8ème dès ce soir. L'OL n'a pas effectué le moindre faux pas en Champions League cette saison. Après avoir corrigé le Real et pris l'ascendant sur Rosenborg, les Olympiens pourraient entrevoir les 1/8ème dès ce soir si l'on se fie à la stat qui annonce 100% des clubs qualifiés après 3 victoires au terme des matchs aller. « Manquera 1 point » complète Gérard Houllier: prudent le coach.
Question prudence, Fred est préféré à Carew, tout juste remis d'un virus et Abidal, en très bonne forme, retrouve le couloir gauche.

Gare à la bête blessée, sans le point et sans le droit à l'erreur. Battu contre Rosenborg sur leurs terres puis à Madrid, les Grecs affichent un zéro pointé à la dernière place du classement du groupe F avant d'affronter Lyon. Les aficionados de l'Olympiacos ne sont pas gâtés à l'extérieur : 4 nuls, 22 défaites en Ligue des Champions, soit 4 ans sans succès : une éternité pour les supporters du club, venue en nombre ce soir.
Pourtant, au pays, tout allait pour le mieux pour les hommes de Trond Sollied ... jusqu'à la dernière journée du championnat Grec et la défaite contre PAOK Salonique (1-2), samedi dernier, perdant au passage la première place, Rivaldo (adducteur), Georgatos (cheville). Enfin, malgré ses absences, l'entraîneur des « Rouge et Blanc » a des arguments à faire valoir en magasin.
Kapsis, lui, présumé forfait de dernière minute, est bel et bien présent et Okkas, Djordjevic et Kafes forment un trio d'attaque solide et agité.

Gerland a fait le plein. Allez, balancez nous cette musique et que démarre ce « moment magique » selon Juninho sous la plume de Vincent Duluc dans l'Equipe de ce matin. En attendant l'hymne, on pense à Nouredine en regardant les étoiles.

Mr Graham Poll peut siffler le début des hostilités où l'OL démarre tambour battant.
La première action dangereuse de la première mi-temps, la première frappe sur le premier coup franc, dans les premières minutes donne le ton du match. L'OL n'a pas tardé à montrer qui de l'Olympique où de l'Olympiacos allait être le plus inspiré ce soir. Et c'est à Juninho que revient l'honneur d'ouvrir le score sur un nouveau chef d'oeuvre enroulé au dessus du mur à 25 mètres de la cage adverse; on venait seulement de rentrer dans la 4ème minute de jeu. Une longue chevauchée de Govou allait confirmer les intentions offensives lyonnaises. En héritant d'un contre favorable et usant de sa puissance, « Sid » se fait contrer in extremis devant Nikopolidis (7').
Par la suite, le rythme se ralenti. Et le ballon voyage d'un camp à l'autre. Il va, il revient. Kafes va enfin trouver une position de tir après un très joli une deux avec Okkas, sans pour autant inquiéter Grégory Coupet (24'). Fred, lui, est un poil trop court pour croiser un centre adressé par Govou côté droit (30').
Coupet plonge parfaitement bien devant le tir de Pantos et dans la foulée, Nikopolidis l'imite impeccablement bien pour stopper le tir croisé de Fred (30').
Et on revient dans la surface Grecque où Malouda, en 2 temps, parvient à centrer pour la tête plongeante de Djila suivit d'une frappe de Tiago mais les 2 attaques lyonnaises seront contrées par pied et cuisse Grec dans la surface de réparation (36'), Les écrans géants de Gerland ne changeront pas d'affichage, les 2 équipes rejoignent alors les vestiaires sous les ordres de Mr Poll.

Au retour des vestiaires, la cadence n'évolue pas. Les corners peuvent alors être une solution et côté Olympiacos, la tête de Okkas finit sa course au dessus de la cage gardé par Coupet (56'). Côté OL, celle de Djila termine bien sa course au fond des filets mais Cris en position de hors jeu ne permet pas à l'arbitre de valider le but (58').
On tache d'être propre chez les Gones et Tiago profite d'un espace pour allumer un pétard à 25 mètres du but adverse obligeant Nikopolidis à s'étendre pour claquer le cuir en corner, sans suite (63'). Govou, généreux dans l'effort, effectue un gros travail sur son côté droit, il chagrine à mainte reprise Kostoulas mais ses centres ne trouvent pas preneur.
Les coéquipiers de Djordjevic quadrille le terrain et font longuement tourner le ballon pour tenter de trouver des solutions de buts mais Cris et Caçapa laissent peu d'espace et peu d'occasion.
Fred sort sous les applaudissements et cède sa place à Carew (71'). Tiago est étincelant et parvient à sortir son épingle du jeu même dans les plus petits périmètres.
Juninho retente sa chance sur coup franc puis sur une frappe à l'entrée de la surface sans alerter Nikopolidis. Ensuite c'est Govou qui s'y colle, une première fois sur corner, une seconde fois en reprise de volée acrobatique, sans conséquence, mais la menace perdure (80'). Wiltord fait son entrée et frôle la lucarne gauche du gardien Grec Kafes se distingue sur un ballon de Djordejevic en lobant Coupet à 30 mètres du but (84'). Tout est à refaire, en moins de 10 minutes.
Le jeu s'accélère enfin, les supporters Grecs retrouvent de la voie, selon toute apparence le résultat nul leur suffit. Pas pour les Lyonnais. Les Gones poussent dans les tribunes, Juninho fait de même sur le terrain. Laissé libre pas la défense Grec, il avance et envoi un centre tir en direction du but adverse, Govou surgit et trompe le gardien international grec pour le second but lyonnais, son premier de la saison.

Une fois de plus, c'est dans la douleur que l'OL s'impose mais l'esprit de révolte et le mental des Gones leur permettent de faire un grand pas vers la qualification.
Govou et sa vivacité on finalement fait plier la défense adverse. Tiago, serein même devant 1, 2, 3 voire 4 maillots « Rouge et Blanc » a brillé d'efficacité. Juninho; sa précision a fait la différence!
Derrière ? Caçapa et ses hommes ont bien tenu la baraque même si Kafes, sur un exploit et une frappe sublime, est parvenu à tromper la vigilance des Lyonnais. L'OL compte toujours 3 longueurs d'avance sur le Real Madrid, vainqueur de Rosenborg 4-1. L'Olympiacos n'avance pas. Cette troisième victoire est « la victoire du coeur et du talent » dixit Gérard Houllier.
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