masculins / OL 1 - Sochaux 1

L'OL a tout tenté...

Publié le 18 octobre 2003 à 15:56 par Tom.L

L'OL a manqué la passe de quatre. Après trois victoires consécutives, les Gones ont, en effet, dû se contenter d'un nul, 1-1, ce soir face à Sochaux. Un résultat un peu décevant au vu de la débauche d'énergie déployée face à des Doubiens particulièrement accrocheurs et surtout très réalistes, marquant sur leur première occasion. Rageant !





A trois jours d'un match dont tout le monde parle déjà, face au Bayern de Munich, l'OL comptait bien se préparer au mieux. Autrement dit en engrangeant la victoire, une quatrième de rang en championnat, ce soir face à Sochaux. Malheureusement, comme leurs homologues bavarois, auteur d'un 0-0 à Monchengladbach, les Lyonnais n'ont pas réussi dans leur mission. Ce ne fut pourtant pas faute d'essayer.



Dès l'entame de la partie, les Olympiens venaient, en effet, créer le danger dans la surface sochalienne. Govou, tout proche de retrouver son meilleur niveau au vu de sa prestation, était tout d'abord devancé par Richert (3'), quelques instants avant de placer un premier tir juste à côté (7'). Réveillère, ensuite, trouvait encore Richert sur la trajectoire de son tir (11'). Le gardien doubien, qui intervenait de nouveau sur un centre de Govou (15'), avant de stopper en deux temps un coup franc surpuissant d'Edmilson (19'). Le ton était donné.



L'OL, profitant de la profondeur offerte par ces deux ailiers, Malouda à gauche et Govou à droite, attaquait sans relâche et la défense sochalienne, Richert en tête, devait se démener pour endiguer ces assauts. Ainsi Elber, puis Müller, coup sur coup, trouvaient le cadre (25'), mais le portier des lionceaux était encore à la parade. Bref, à ce moment là, c'était presque un miracle que Sochaux ne soit pas mené. ça le devenait complètement à la 38e minute, lorsque, à la suite d'une action magnifique, Richert détournait, au prix d'une parade tout simplement exceptionnelle, une frappe à bout portant d'Elber, qui s'était parfaitement ouvert le chemin du but.



Nul besoin, à l'heure de regagner les vestiaire, de chercher l'homme de la première mi-temps, tant Teddy Richert avait fait des merveilles. Grégory Coupet, de son côté, passait, au contraire, une soirée des plus tranquilles. C'est dire la domination exercée par les joueurs de Paul Le Guen durant les 45 premières minutes, qu'ils terminaient donc pourtant sur ce score de 0-0.



Et le second acte reprenait sur la même physionomie, Richert devant ainsi encore intervenir sur une tête de Malouda, bien servi par Govou (51'). Mais, décidemment, rien n'y faisait. Pas même cette monumentale chevauchée de Govou qui perforait la défense doubienne et se retrouvait, à la suite d'un contre favorable, absolument seul devant Richert mais ratait l'immanquable (59')...



Devant ce manque de réussite, ou d'adresse, c'est selon, Paul Le Guen décidait de faire entrer son canonnier en chef, laissé sur le banc jusque là dans l'optique du match de mardi, Juninho. Le Brésilien n'avait pas le temps de se mettre en jambe qu'il s'en allait déjà tirer un corner sur lequel Edmilson plaçait une jolie reprise au ras du poteau (62').



Alors que le rayon "occasion manquée" commençait sérieusement à prendre du volume côté lyonnais, le pire allait arriver. Sur un coup franc anodin de Pedretti, à 30 mètres côté gauche, Lonfat catapultait le ballon en direction de la cage de Coupet qui réussissait, grâce à un beau réflexe, à le dévier sur son poteau, mais Isabey avait bien suivi et, à deux mètres du but, ne se gênait pas pour ouvrir la marque (64'). Première occasion, ou presque, et déjà un but pour Sochaux, un sacré coup de théâtre réalisé par des Doubiens qui pourraient donner quelques leçons de réalisme à leurs adversaires du soir...



Heureusement, alors que Gerland en était encore à se demander comment ses protég�s allaient bien pouvoir se relever de ce terrible coup du sort, Luyindula envoyait une merveille de frappe des 20 mètres dans le petit filet de Richert (66') ! Une superbe réaction lyonnaise, ou comment remettre les pendules à l'heure !



Après ces deux minutes de folie, le match reprenait alors tranquillement son cours, comme si de rien n'était, avec des Gones toujours en quête du but de la victoire. L'énergie consentie par les Olympiens jusque là commençait néanmoins à se faire sentir et l'OL éprouvait de plus en plus de difficultés à s'approcher des buts de Richert. D'autant que la défense sochalienne faisait bonne garde, quitte à utiliser régulièrement la manière forte, à la limite du légal...



Mais l'équipe sochalienne ne sait pas, heureusement pour elle, faire que ça, elle maîtrise aussi parfaitement l'art de la contre-attaque. Témoin cette ouverture de Pedretti pour Frau qui, lancé à pleine vitesse, parvenait à devancer la sortie de Coupet, mais celui-ci prenait finalement le dessus sur l'attaquant doubien (79'). Bref, l'OL n'était pas à l'abri d'une nouvelle désillusion, ce qui ne l'empêchait pas, dans les dernières minutes, de se jeter à l'assaut des buts sochaliens. Paul Le Guen optait même pour une configuration particulièrement offensive, en remplaçant Luyindula et Diarra par Carrière et Viale (80' et 90'). En vain, malheureusement, puisque le score n'évoluait plus.



L'OL n'est donc pas parvenu à profiter des faux pas de Marseille (1-4 à Strasbourg) et Monaco (1-1 contre Auxerre) pour recoller à la tête du classement et pourra regretter ces occasions manquées d'ouvrir le score. Mais, l'état d'esprit, remarquable, affiché par les Champions de France ce soir laisse de beaux espoirs avant de recevoir le Bayern, mardi. A eux de démontrer maintenant que les "occasions, manquées, du Lyon", ce n'est qu'une fois par an...







T.L.

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