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L’OL à White Hart Lane

Publié le 14 février 2013 à 20:38 par RB

201ème match européen en terres anglaises pour l’OL avec le souvenir d’un exploit le 19 décembre 1967…

A 3 heures du coup d’envoi, l’arrosage fonctionne à pleins tuyaux alors que le stade se consacre à ses derniers préparatifs. Dans les rues qui jouxtent l’enceinte des Spurs, des supporters déambulent tranquillement. Les boutiques officielles ou non attendent le chaland. Le grand froid de la veille est resté au chaud en souhaitant qu’il ne se réveille pas. 3 heures avant, tout est calme. Cela donne l’occasion de discuter avec Olivier Echouafni, l’ancien aiglon coéquipier d’Hugo Lloris, aujourd’hui consultant TV. « L’OL a besoin de se rassurer… Cela risque d’être compliqué si les Lyonnais laissent jouer Bale, Lennon… Je pense qu’ils peuvent profiter de l’absence d’Hugo. Friedel, cela fait longtemps qu’il n’a pas joué. Il va manquer de repères en début de rencontre… Comment va jouer l’OL ? ». Il faut attendre pour avoir la composition de départ. « Je pense que Rémi va mettre Fofana avec Gonalons et Malbranque… ». Il est question aussi du nouveau stade de l’OGCN bientôt livré.

Cela risque d’être compliqué si les Lyonnais laissent jouer Bale, Lennon…

Quelques confrères sont déjà installés en tribune de presse et testent le matériel. La tribune de presse ? Elle est située quasiment au ras du gazon à une petite dizaine de mètres, tout près de la sortie des vestiaires. Un bonheur. On doit pouvoir sentir le souffle des joueurs, entendre les consignes des entraineurs. Les remplaçants sont à portée de mains. Bienvenue en Angleterre. Un terrain bombée.

1 300 supporters olympiens, 4 cars et de l’individuel,  ont fait le déplacement. Un bel engouement. Certains d’entre eux doivent se souvenir de ce fameux 19 décembre 1967. Assis à quelques mètres du gazon, on imagine les envolées d’Yves Chauveau que l’on avait suivies à la radio. « Tonton » prenait des allures de géant invincible. Cela ne nous rajeunit pas, mais comme c’est agréable de mettre ses pas dans la belle histoire olympienne. Le stade a été rénové en attendant d’être remplacé par une enceinte de 60 000 places en construction juste à côté. Les Spurs progressent et souhaitent changer de planète.

A 2 heures du coup d’envoi, les deux panneaux lumineux sont allumés. Dernières vérifications du service de sécurité dans les travées du stade. Technique bien rôdée. A 19H 05, les Lyonnais arrivent au stade. Génésio et Duverne sont les premiers sur la pelouse. Puis Lacazette, Lovren, Umtiti… L’équipe de départ est connue… Les joueurs peuvent se préparer en fonction. « C’est le premier match. On ne va pas jouer clairon et musette… On va les attendre à la médiane… ». Propos de Bernard Lacombe. Grenier et Vercoutre se sont assis sur des sièges de remplaçants, ce qui ne sera pas le cas tout à l’heure pour Rémy.

A 19H 20, place aux arbitres, alors que l’arrosage est de retour. On comprend que les gazons soient verts ! Monsieur Proença et ses assesseurs inspectent le terrain. A 19h 30, entrée des premiers supporters lyonnais qui font du bruit et scandent le nom d’Hugo Lloris  Deux joueurs des Spurs font un tour rapide sur la pelouse.

20h tout est encore très calme sauf dans le coin des supporters de l’OL, en pleine forme. Les compostions des deux équipes sont désormais officielles. Lloris est bien sur le banc. Quant à Lisandro, il est positionné sur le côté gauche. 20h 15 sorties des gardiens des deux équipes et l’accolade entre Hugo et Jo Bats alors que Friedel trimballe son âge lors de ses premières foulées d’échauffement. Dans la foulée, le reste de la troupe lyonnaise avec le GO

Tonitruant de Robert Duverne. Et des applaudissements pour l’ancien Spurs Steed Malbranque. Puis les Spurs… Tout est en place pour l’échauffement alors que White Hart Lane se remplit très lentement.  Sur les écrans des buts « blancs » défilent dont ceux  de Gareth Bale.


  L’impatience grimpe tranquillement. Ce n’est pas la LDC, mais c’est bien une rencontre européenne qui s’annonce dans peu de temps. White Hart Lane a fait quasiment le plein. Les supporters lyonnais se font toujours entendre. Le peuple blanc a des yeux de Chimène pour Gareth Bale qui va les contenter avec notamment ce somtueux but sur coup franc juste avant la mi-temps. Que pensait Hugo Lloris à ce moment précis lui qui avait donné tant d'accolades en regagnant les vestiaires après l'échauffement ou en prenant place sur le banc ? Il devait entendre le fabuleux souffle de bonheur des supporters comme il voyait la déception dans les rangs lyonnais.

Et Umtiti à jamais marque le but d'une carrière d'une frappe hallucinante ! Un vrai match européen. Les supporters lyonnais qui scandent le nom d'Hugo Lloris et sifflent Friedel. Superbe ambiance jusqu'au bout dans un match indécis.   .

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