masculins / OL - Caen : 2 - 2

L'OL arrache un point précieux

Publié le 26 avril 2008 à 22:30 par BV

Si d’aucuns en doutaient ces derniers temps, Karim Benzema est bien le grand favori au titre de meilleur buteur de la Ligue 1. Grâce à ses 18e et 19e buts en en championnat, ses 29e et 30e toutes compétitions confondues, le natif de Bron a pris ses aises en tête du classement des buteurs. Mais, au-delà de sa situation personnelle, c’est bien celle de l’Olympique Lyonnais que l’international français a grandement contribué à renforcer. Car au moment de franchir la ligne d’arrivée, le 17 mai au plus tard, le point arraché ce soir face à Caen, grâce surtout à une seconde période généreuse, pourrait bien être décisif.

Les Lyonnais peuvent toutefois légitimement regretter d'avoir attendu de se retrouver dos au mur pour forcer la décision ; il y avait peut-être mieux à aller chercher qu’un partage des points qui, en raison du match nul entre Bordeaux et Nice, maintient le statu quo en tête du classement tout en rapprochant un peu plus les Rhodaniens d’un septième sacre consécutif. L’équation est simple : si l’OL s’impose à Nice dans une semaine et que Bordeaux s’incline au Vélodrome, il coiffera une nouvelle couronne de champion de France ; il possède même un « joker », même un scénario contraire ne les priverait en effet pas de leur position de leader.

Autrement dit, l’OL sort avec plus de certitudes d’une soirée qui a parfois été proche de verser dans le cauchemar. Tout avait pourtant bien commencé pour les joueurs d’Alain Perrin : une entame de rencontre convaincante durant laquelle Govou (2e), Cris (8e), Benzema (15e), Bodmer (20e), Juninho (26e) et Kallström (31e) avaient donné le ton, et une ouverture du score de Benzema, de la tête, après un centre parfait de Grosso qui devançait Leca (34e), avaient placé les Rhodaniens sur orbite. Sur sa lancée, Benzema aurait même pu faire le break mais son tir ne franchit pas les jambes de Planté (36e). Dans ces conditions, comment expliquer l’incroyable trou de 7 minutes que connut l’OL entre la 38e et la 45e ? Alors, certes, Coupet avait déjà été alerté par Gouffran (19e) et Eluchans (21e). Mais de là à voir Juninho et les siens céder à deux reprises en fin de première période, après deux débordements de Gouffran conclus par Elucans (38e) et Compan (45e)…

Pour ne rien arranger à leurs affaires, et compliquer encore un peu plus leur tâche, les Lyonnais durent évoluer à 10 durant l’intégralité de la seconde période. Grosso, coupable d’un mauvais geste sur Gouffran dans les vestiaires ayant été expulsé à la mi-temps. Moment-clé d’une rencontre qui s’emballa franchement après la pause : dès le retour des vestiaires, Grégory Coupet sauva une première fois les siens de la déroute en gagnant son face à face avec Gouffran (49e) et Benzema surgit pour égaliser sur coup franc (54e). Dès lors, l’espoir changea de champ, le combat changea d’âme ; les Lyonnais firent le siège du but de Planté. Benzema aurait pu être le sauveur des champions de France mais, après avoir trouvé à bout portant les gants de Planté (68e), il parvint à placer le ballon au dessus du but alors que le gardien caenais était déjà au sol, battu (71e). Le centre de Kader Keita ne trouva ensuite pas preneur (62e) ; Leca dégagea le centre-tir de Clerc (65e) ; Bodmer et Källström ne cadrèrent pas (70e et 77e) ; Planté devança Benzema (87e) ; surtout, Källström envoya son coup franc sur la barre (90e). Il y a des soirs comme ça !

Mais le mieux est souvent l’ennemi du bien, et à trop vouloir aller chercher la victoire, les Lyonnais s'exposaient. Leurs efforts auraient ainsi pu être réduits à néant sans une parade de Grégory Coupet sur une tête de Hengbart (92e). Un point c’est tout ! Un point qui contentera certainement les Lyonnais, lesquels, sans avoir avoir pu profiter du faux pas de Bordeaux, ont tout du moins réduit l’écart qui les sépare du bonheur…
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