masculins / OL 1 - Anderlecht 0

L'OL assure l'essentiel

Publié le 17 septembre 2003 à 17:48

Un penalty de Juninho a suffit au bonheur des Lyonnais ce soir pour infligée à une belle équipe d'Anderlecht sa première défaite de la saison. Une victoire étriquée pour l'OL mais méritée au vue de la débauche d'énergie déployée tout au long des 90 minutes et qui lance parfaitement la saison des Gones en Ligue des Champions.





L'OL connaissait l'importance de ce premier rendez-vous européen de la saison, où une victoire est bien souvent déterminante pour la suite de la compétition. Autant dire que les hommes de Paul Le Guen, qui alignait un 4-4-2 avec pour la première fois Elber et Govou associées en attaque, avaient à coeur de l'emporter ce soir dans un Gerland comble et alléché par le savoureux parfum de la Ligue des Champions. Mais la tâche ne s'annonçait pas aisée face à des Belges encore invaincus cette saison. D'ailleurs le match tardait un peu à démarrer, les deux équipes se jaugeant durant tout le premier quart d'heure. Il fallait ainsi attendre un coup franc de Juninho, bien stoppé par Zitka pour voir le premier tir cadré (15'). Le signe, en fait, de la prise en main des Gones sur la partie.



L'OL, en effet, commençait à accélérer et le danger se faisait de plus en plus pressant sur les cages bruxelloises. Govou, déjà, était tout proche de reprendre de la tête un centre d'Elber (16'). Essien, ensuite, bénéficiait d'un contre favorable pour se retrouver en position en idéale à l'entrée de la surface mais ratait quelque peu sa frappe (24'). La délivrance était toutefois proche car, deux minutes plus tard, Govou, alerté par Dhorasoo, s'écroulait dans la surface devant Zitka et obtenait un penalty. L'occasion était trop belle pour Juninho d'ouvrir le score et, par là même, son compteur personnel en Ligue des Champions. Le Brésilien ne tremblait pas, Gerland pouvait exulter (26').



Le plus dur, comme l'on dit, était fait et les coéquipiers de Müller, qui n'avaient plus ouvert le score depuis leur dernière victoire à Montpellier il y a près d'un mois, pouvaient dès lors se libérer. Edmilson, encore auteur d'une prestation de grand standing ce soir, devait bien dégager en catastrophe un ballon naviguant devant le but de Coupet suite à coup franc belge, mais les meilleures opportunités étaient lyonnaises. A l'image de cette remarquable action lancée par Dhorasoo et prolongée par Govou vers Elber, voyant sa frappe à bout portant contrée in extremis par un pied bruxellois (38') ou encore de ce dernier coup-franc de Juninho qui flirtait avec la lucarne de Zitka (39'). Même si tout n'avait pas été parfait côté lyonnais durant ces 45 premières minutes, les Olympiens regagnaient donc les vestiaires avec l'essentiel en poche.





Mais évidemment, cet avantage lyonnais ne pouvaient pas satisfaire Anderlecht, qui revenait sur la pelouse avec la ferme intention d'y remédier. Dès l'entame, Zetterberg venait ainsi placer une frappe juste à côté (47'). Cependant la réaction lyonnaise ne se faisait pas attendre et Juninho, à la réception d'un centre de Reveillère, répondait du tac au tac par une frappe elle aussi hors cadre (50'). Et le Brésilien ne s'arrêtait pas là puisque, quelques instants plus tard, il envoyait un coup-franc surpuissant des 30 mètres sous la barre de Zitka, obligé de détourner en corner (59'). Son compatriote brésilien, Edmilson, n'était pas en reste, plaçant, à son tour, un bon coup-franc juste au-dessus (62').



Bref, les occasions étaient plutôt lyonnaises et Anderlecht, même mené, passait plus de temps qu'à son tour à défendre. Il faut dire qu'en face les Champions de France commençaient à trouver davantage de fluidité dans le jeu et donnaient régulièrement le tournis à leurs adversaires. Témoin cette accélération monumentale de Dhorasoo, format Ligue des Champions pendant 90 minutes, qui déposait trois bruxellois au milieu de terrain avant de lancer Malouda, à peine rentrer en jeu, pour un face à face avec Zitka, tout heureux de voir filer le ballon du Guyanais au ras de son poteau (78'). Mieux encore, sur sa lancée, l'OL accélérait de nouveau et, au sortir d'un remarquable mouvement à une touche de balle, on retrouvait le "11" olympien pour une reprise de volée instantanée à 10 mètres, bien stoppée toutefois par le portier belge. Et la vague rouge continuer de déferler inlassablement sur la cage de Zitka.



Carrière se voyait ainsi encore offrir une belle opportunité, bien démarqué aux 6 mètres, mais la défense belge venait, cette fois-ci, suppléer son gardien (83'). Toujours est-il qu'en l'espace de 5 minutes, la technique, la disponibilité, le jeu rapide tout en mouvement des hommes de Le Guen avaient fait des merveilles et, soit dit en passant, si tout cela se confirme, promettent à coup sûr de belles soirées sur les bords du Rhône...



Pourtant, sorti indemne de ce tourbillon, Anderlecht ne désespérait pas de renverser la vapeur dans les ultimes minutes, histoire de démontrer une nouvelle fois que l'efficacité, dont ont quelque peu manqué les Gones, peut, à tout moment, prendre le pas sur la virtuosité. Et le vice-champion de Belgique croyait bien parvenir à ses fins lorsque Aruna alertait Wilhelmsson à l'entrée de la surface, mais c'était sans compter sur un Coupet impeccable, qui détournait la frappe puissante du milieu belge en corner(89'). Et le gardien international de se montrer une nouvelle fois décisif dans les derniers instants d'une partie où il n'avait pourtant guère eu l'occasion de se montrer. Chapeau Greg ! Cette grosse frayeur passée, Gerland pouvait exploser: l'OL renoue enfin avec le succès, après trois matchs de disette, et se positionne déjà parfaitement dans la course aux huitièmes de final, l'objectif avoué.

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