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L'OL au Burkina Faso

Publié le 18 août 2004 à 16:39 par R.B.

[IMG2799L]Pendant <b>2 semaines </b>du 2 août au 15 août, <b>Alain Olio</b>, directeur du centre de Formation et <b>Gérard Bonnot</b>, responsable du recrutement pour ce Centre ont séjourné au<b> Burkina Faso</b>. Pas pour faire du tourisme ! Récit d'un séjour très enrichissant...

Pendant 2 semaines du 2 août au 15 août, Alain Olio, directeur du centre de Formation et Gérard Bonnot, responsable du recrutement pour ce Centre ont séjourné au Burkina Faso. Pas pour faire du tourisme !

« Nous avons été invités par le président d'un club de Ouagadougou à l'occasion de la 3eme édition du tournoi des Centres de formation (académies de jeunes de 15 à 17 ans). Il y avait 8 équipes engagées : 3 du Burkina Faso, 1 du Niger, 1 du Togo, 1 du Mali, 1 du Ghana et 1 de Côte d'Ivoire. C'était intéressant d'accepter cette invitation. Nous n'étions jamais allés dans ce pays. Ce fut très enrichissant » Alain Olio, avec Gérard Bonnot, a vu notamment 15 matches lors de ce tournoi, plus 3 autres rencontres. A chaque fois, nos 2 Lyonnais notaient les joueurs, puis confrontaient leurs jugements. « C'est un travail harassant. Tu vois 2 matches par jour ; un à 14h et un autre à 16h. Après tu enregistres les données. Le matin, nous visitions des centres. En plus les conditions climatiques sont très difficiles, tu te sens toujours fatigué.»

Concrètement que peut-on retirer d'un tel séjour ? « On a vu des jeunes joueurs dans leur contexte avec beaucoup de qualité –vitesse et détente-, mais aussi sans aucune notion des principes de jeu. Tout fonctionne un peu à l'instinct. D'une façon générale, il n'y pas trop de rigueur. Les matches ont été très disputés, avec énormément d'engagement physique ; la compétition était bien organisée. Je pense qu'elle va se développer dans les années à venir. C'était un souhait de notre part de voir une autre façon de faire, dans un cadre complètement différent. Au moment du bilan, il faut bien évidemment en tenir compte ».



Y aura-t-il un prolongement à ces 2 semaines ? « Je suppose que cette invitation, pour leur part, avait certainement une souhait de partenariat à terme. Nous, pour l'instant, nous allons vraisemblablement proposer de mettre à l'essai 1 ou 2 joueurs. Nous voulons les voir dans un contexte différent. Un jeune chez lui et ce même jeune à 5 000 kms de ses habitudes, ce n'est pas forcément le même. Il est bien évident que seuls les très bons joueurs peuvent éventuellement convenir à notre centre de formation. Ces 2 joueurs là correspondent pour l'instant à nos critères ».



Alain Olio et Gérard Bonnot ont découvert aussi un pays et des gens. « Ce pays est très accueillant. Les gens sont toujours de bonne humeur. Ils ne t'agressent jamais. Rien n'est jamais grave. Et pourtant, le Burkina fait partie des pays les plus pauvres au monde. La nourriture est un véritable problème. Les gens ont faim. Pour en revenir à ces gamins des centres, ils ne mangent que du riz. Je ne sais pas s'ils ont déjà mangé de la viande. Et pourtant, ils s'entraînent 2 fois par jour ! Quand tu vois çà, tu relativises. Il y a de la pauvreté, de la misère, mais le vol n'existe presque pas. Les voleurs se font courser par les gens… Et puis cette mentalité va bien avec la signification de Burkina Faso –le pays des hommes intègres-. En conclusion, on peut affirmer que nous n'avons pas perdu notre temps ».



R.B.