masculins / OL 2 - Real 0

L’OL bisse !!!

Publié le 13 septembre 2006 à 23:01 par SR

La magie du tirage au sort n’y a pas été de main morte dans le groupe E où l’Olympique Lyonnais retrouve une nouvelle fois le Real de Madrid sur sa route.

Et si l’affiche est la même, les supporters de Gerland s’apprêtaient à assister à un tout autre match avant le coup d’envoi de ce que l’on pourrait considérer comme la grande affiche de la première journée.
1 an après, jour pour jour, 11 joueurs sur les 22 présents lors d’OL – Real n’étaient plus sur la feuille de match, alors à quoi bon s’attarder sur le passé … et place à l’acte II.
Tandis que l’OL « saison 2 » de l’ère Houllier mise sur la continuité pour jouer les premiers rôles en Europe, le Real Madrid de maître Capello à musclé toutes ses lignes et mis fin au temps des Galactiques.

Le match démarrait dans une intensité à filer la chair de poule et le 12ème homme était le premier à se faire remarquer en sortant le grand jeu. Juninho reprenait la vedette quand Fred se faisait bousculer à 30 mètres du but adverse. L’artiste prenait la mesure dans son exercice préféré et Casillas repoussait le cuir des poings après 6 minutes intense. C’était le premier avertissement, 5 minutes plus tard, les rôles s’inversaient lorsque Juninho envoyait Fred en profondeur. L’attaquant lyonnais bonifiait d’un lob judicieux l’offrande de son camarade Brésilien (1-0 ; 11’). Les Gones déroulaient pied au plancher et Malouda lâchait un coup de boule que Casillas repoussait sur sa ligne (12’). Suite à une récupération musclée et acharnée de Juninho et Toulalan, Govou décochait une frappe à l’entrée de la surface mais le ballon filait du mauvais côté du montant (25’). Les supporters lyonnais en redemandaient alors que les merengues n’avaient rien à se mettre sous la dent.

Dépassé, le Real ne montrait aucune puissance offensive et se cantonnait aux qualités individuelles de ses hommes pour se créer des occasions : Cassano était irrégulièrement stoppé par Cris et Beckham se montrait culotté en voulant lober Coupet du milieu de terrain, faute d’occasions concrètes. La défense lyonnaise concoctée par Gérard Houllier faisait des merveilles. Müller officiait pour la première fois de la saison et livrait une copie sans la moindre bavure aux côtés du policier Cris.
Les individualités Madrilènes ne donnant rien, les Gones en profitaient suite à une très belle leçon de collectif, et Tiago taclait le cuir étoilé aux 5 mètres 50 pour le deuxième but de la soirée (31’). Sonné, une pluie d’occasions s’abattait sur Madrid et chez les hommes de Capello, le numéro 1 s'évertuait à sauver les siens. Il repoussait le coup franc de Juninho et reprenait ses appuis vitesse grand V pour sortir la tête de Fred (33’). Anthony Réveillère manquait le but du K.O sur un caviar de Fred sorti par une belle horizontale signée Casillas (38’). Et quand le portier ne pouvait rien, la barre transversale repoussait les intentions prononcées de Malouda (40’) ; la tête de Fred, elle, ne trouvait pas le cadre (45’). Enfin, le gardien s’envolait une dernière fois avant de rejoindre les vestiaires pour bloquer l’ultime coup franc d’une première mi-temps riche en occasions pour les hôtes de Gerland.

A la reprise, Cassano rejoignait le banc pour céder sa place à Reyes. Suivait Beckham puis Raul, suppléé par Guti (55’) et Robinho (69’). L’intensité avait baissé d’un ton et les Gones tachait de conserver leur avance acquis en première mi-temps. Les coups de pied arrêté de Juninho (57’ et 60’) restaient une arme mise sous surveillance par Djila Diarra et ses nouveaux amis. Le premier effleurait le cadre, le second était repoussé par Casillas.
De l’aute côté du stade, Van Nistelrooy et son mètre 88 laissé pour compte à Manchester comme en sélection ne parvenait pas à cadrer une tête devant le but de Coupet et ne convertissait pas une des rares occasions espagnoles. La frappe enroulée de Tiago suite à une phase de jeu démonstrative prenait le même chemin (67’). Juninho, Fred puis Govou sortait sous les applaudissements pour la fraîcheur physique de Källström (72’), Wiltord et Clerc (80’) en fin de rencontre où Madrid jetait ses dernières armes dans la bataille en vain.
L’Olympique Lyonnais surclassait une nouvelle fois le Real Madrid avec manière… tout comme l’année dernière.
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