masculins / OL - Nancy : 3 - 0

L’OL bisse

Publié le 24 juillet 2008 à 21:54 par BV

Deux sur deux ! Après le succès remporté hier à Belgrade (3 -1) par l’équipe constituée en majorité d’internationaux, le reste du groupe lyonnais a permis à l'OL de signer face à Nancy une seconde victoire en deux jours (3 – 0). Juninho, Pied et Tafer ont trouvé le chemin des filets.

Bien sûr la rencontre face à Nancy avait moins de charme et de cachet que sa devancière, et pas uniquement parce que les dimensions du stade de Villefranche-sur-Saône diffèrent singulièrement de celles de l’antre du Partizan Belgrade. Dans les tribunes avaient pris place les titulaires de Belgrade : ça faisait un joli carré VIP !

Au cours d’une préparation d’avant-saison, le résultat importe souvent moins que la dynamique. A charge donc au coup d’envoi pour Juninho, Bodmer et consorts de ne pas briser l’élan impulsé hier par les internationaux. Mission remplie : en deux jours, Claude Puel a offert du temps de jeu à tous les membres valides de son groupe (à l’exception de Joan Hartock); avec deux victoires en autant de matchs, 6 buts marqués et seulement 1 encaissé, le bilan est positif. Seul point noir, mais de taille : Fabio Santos pourrait être absent durant plusieurs semaines. Touché dans un choc avec Zerka, il souffrirait d’une fracture de la pommette.

Au rayon des satisfactions, il y a le premier « blanchissage » de la saison. Il s’en fallut pourtant de peu en première période que les Nancéiens trouvent l’ouverture. C’est tout d’abord Zerka qui, d’une frappe trop enlevée, inquiéta une première fois Rémy Vercoutre (16e). Le coup passa encore plus près lorsque Sami trouva, de la tête, le poteau (19e). Le portier rhodanien referma ensuite judicieusement les jambes pour repousser le tir de Pinto (22e) et s’étira de tout son long pour sortir de sa lucarne le coup franc direct de Bérenguer (42e). L’OL se montra en revanche bien plus compact et concentré en seconde période, ne concédant pas le moindre tir aux Nancéiens.

Et comme souvent, la différence vint d’un coup franc de Juninho : à 20 mètres, le Brésilien trouva la lucarne droite de Grégorini (7e). A la pause, sans être démesurément flatteur, l’avantage d’un but des Lyonnais récompensait la formation la plus réaliste. Sous une chaleur lénifiante, c’est tout d’abord Baros qui força Grégorini à un arrêt en deux temps (3e). Mounier buta à son tour sur le dernier rempart lorrain (17e). Le centre d’Ederson longea la ligne de but sans trouver preneur (20e). Les tentatives de Baros et Pied ne connurent guère plus de succès (38e et 39e).

« Juni » qui rit et Fabio Santos qui grimace. Si le bijou du capitaine lyonnais fut un éclair au cœur d’une première période parfois poussive de la part des champions de France, la blessure de Fabio Santos assombrit singulièrement la soirée. Le milieu de terrain, qui faisait son retour à la compétition après une entorse de la cheville, quitta le terrain en grimaçant fortement. Un coup dur pour l’OL à un peu plus de deux semaines de la reprise du championnat.

Il fallut ensuite attendre les 20 dernières minutes pour voir les Lyonnais accélérer le rythme et trouver le chemin des filets à deux reprises. Après une frappe de Juninho au dessus (56e), Jérémy Pied profita d’une percée dans le cœur de la défense de Milan Baros pour doubler la mise (69e). Au moment du bilan de ces rencontres d’avant-saison, gageons que Claude Puel portera une attention toute particulière aux statistiques de Yannis Tafer. Parfaitement lancé en profondeur par Clément Grenier, le jeune attaquant fit une nouvelle fois montre de son sens aiguisé du but en glissant le ballon sous le ventre de Grégorini (78e). En quatre matchs, il a déjà inscrit trois buts !
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