masculins / OL 0 - Toulouse 0

L'OL coince...

Publié le 23 août 2003 à 22:45

Quelque peu empruntés, les Lyonnais ont concédé le nul, 0-0, ce soir face à Toulouse. Malgré quelques occasions, au début et à la fin du match notamment, l'OL n'est jamais parvenu à prendre en défaut une solide équipe toulousaine et laisse donc filer ses deux premiers points de la saison à Gerland. Une mauvaise soirée en somme...



Brillants vainqueurs de Monaco, puis de Montpellier lors des deux derniers week-ends, les Gones comptaient bien confirmer ce soir dans leur antre de Gerland face au promu toulousain. Paul Le Guen alignait d'ailleurs au coup d'envoi la même formation que lors de ces deux probants succès et l'OL démarrait, comme à son habitude, tambour battant. On ne jouait pas depuis cinq minutes que, déjà, Carrière profitait d'une passe en or de Luyindula pour se retrouver en position idéale au point de penalty, mais tardant un poil trop à ajuster Revault, le milieu lyonnais se faisait reprendre in extremis par Emana (5'). Dommage, car une telle occasion n'allait pas se renouveler de sitôt, même si, dans la foulée, Essien, à la suite d'une frappe déviée de Juninho et prolongée par Carrière, n'était pas loin de reprendre aux 6 mètres (9').



Mais très vite, après ces dix minutes convaincantes de la part des Champions de France, le scénario de la soirée commençait à s'esquisser, lorsque, sur une contre-attaque toulousaine, Avezac, alerté par Fauré, venait placer une frappe juste à côté des buts olympiens. En clair, les hommes de Mombaerts tenaient parfaitement le choc derrière et exploitaient la moindre opportunité de contre. Et quand bien même l'OL parvenait à s'approcher des buts de Revault, le gardien des Violets sortait la grand jeu, comme sur cette volée splendide de Deflandre, à 25 mètres, sur lequel il s'envolait parfaitement (16').

Bref, la soirée ne s'annonçait pas sous les meilleures auspices pour l'OL. Pire même, Avezac, encore lui, sur un nouveau contre, trouvait le poteau de Coupet (37'). Ce qui avait le don de révolter les Gones et Juninho en particulier, qui, dans cette dernière ligne droite avant la mi-temps, recommençaient à accélérer. Conséquence immédiate, le virtuose Brésilien, d'une frappe enroulée, obligeait Revault à une parade un peu désespérée, le portier du TFC sortant de justesse le ballon d'une manchette de volleyeur (39'). Et Juninho ne s'arrêtait pas là, puisque, soixante seconde plus tard à peine, il expédiait un coup franc magistral... sur le haut de la transversale. Un montant de touché de chaque côté, M. Moulin renvoyait, assez logiquement, les deux équipes au vestiaire dos à dos.



Autant dire que la bonne opération était pour les Toulousains et l'on attendait donc des Lyonnais plus entreprenants pour ces 45 dernières minutes. Mais, c'est tout le contraire qui se produisait à la reprise, puisque Fauré était tout proche de profiter d'une mauvaise relance de Coupet pour ouvrir le score. Pourtant, heureusement pour les Gones, malgré le but grand ouvert, l'attaquant violet envoyait son tir largement au-dessus(48'). Mais l'erreur de Coupet, assez inhabituelle de sa part, témoignait bien d'une certaine fébrilité chez les hommes de Paul Le Guen. Un constat de nouveau confirmé, deux minutes plus tard, par une frappe d'Emana frôlant le cadre (50').

Néanmoins, l'OL n'a pas l'habitude de se laisser dompter ainsi et ne tardait pas afficher une plus grande conviction, bousculant davantage les hommes de Mombaerts et se créant enfin de réelles opportunités. On croyait même à l'ouverture du score, lorsque Luyindula, servi aux 6 mètres par Essien après un excellent travail de Deflandre, réussissait à devancer son défenseur, mais son tir passait à côté (52'). Dans la foulée, Essien allumait une frappe violente, terminant néanmoins hors cadre, témoin d'une confiance un peu retrouvée côté lyonnais (56'). Cependant, malgré ce mieux, l'OL n'était toujours pas à l'abri des contres toulousains et sur l'un d'eux, Fauré venait reprendre à bout portant un centre de Dieuze, obligeant Coupet à une parade décisive avant que, dans la continuité de l'action, Deflandre ne réussisse un tacle parfait sur Avezac pour lui enlever un ballon brûlant (70'). Brûlant, le match le devenait à son tour, car, sur la contre-attaque, Junhinho partait dans une belle série de dribbles avant de s'écrouler dans la surface devant Prunier. Le penalty semblait évident, mais l'arbitre préférait sanctionner... le Bésilien d'un carton jaune (70') et faisait par là même bouillir tout Geland.



La chaleur continuait à grimper de plusieurs degrés dans cette fin de partie. Coupet sortait encore gagnant d'un nouveau duel face à Avezac (74'), puis, de l'autre côté, Revault repoussait du pied une bonne frappe de Reveillère (83'). Il restait 7 minutes à jouer et cette fois, pousser par tout son stade, l'OL faisait le siège sur les buts violets. Malheureusement, ni Juninho (86'), ni Reveillère (92'), ni, surtout, Viale, d'une tête sauvée sur sa ligne par Lièvre (93') ne parvenaient à faire pencher la balance du côté olympien. Les Lyonnais devaient donc se contenter d'un nul assez décevant qu'il faudra vite faire oublier samedi prochain à Guingamp...









T.L.
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