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L'OL connait la chanson...

Publié le 20 février 2007 à 16:00 par R.B

Dans un lieu chargé d’Histoire, les Lyonnais retrouvent pour la 4ème année de suite les 1/8èmes de finale de la Champions League. Un match aller à bien négocier avant le retour à Gerland. Attention à l’AS Rome de Totti… un client aux arguments indéniables…

L’OL va-t-il continuer sa formidable série en 1/8èmes de finale de la Champions League ? En 3 participations et 6 matchs, les Olympiens se sont en effet toujours imposés, et qualifiés, en ayant débuté systématiquement à l’extérieur. Ce n’est pas le plus important… l’essentiel restant la qualification. Le tirage au sort avait donné le sourire au quintuple champion de France, essentiellement parce qu’il restait encore des poids lourds potentiels comme adversaires. 2 mois après, les sentiments français sont les mêmes : confiance, méfiance et respect. En ajoutant peut-être un zest d’inconnu lié à la qualité du jeu fournie depuis la reprise et à la mauvaise passe en terme de résultats. Heureusement en serrant les dents, à défaut de brillance, les coéquipiers de Juninho ont enchainé 2 victoires de rang en une semaine. Un très bon point avant de venir dans la Ville Eternelle.

Si le passé peut servir au présent, l’OL se souviendra alors de sa solidité collective à San Sébastian, Brême et Eindhoven, les 3 précédentes destinations. Tellement solide que Coupet n’avait pas encaissé le moindre but. Il est plus facile ensuite de faire la différence pendant la rencontre d’autant que ce petit ou ces buts inscrits à l’extérieur valent toujours aussi chers.

L’AS Rome est ambitieuse dans le sillage des ses 3 récents champions du monde. Totti marque (18 buts toutes compétitions confondues) et organise. De Rossi, devant la défense et Perrotta, dans une position plus haute, apportent leur talent. Mais comment oublier Mancini, ce diable de Brésilien, qui est monté d’un cran. De défenseur latéral, il est passé milieu gauche… et en plus, il marqué (8 buts cette saison). Il y a encore, l’expérimenté Panucci. L’ancien international italien a déjà soulevé 2 fois ce trophée. Il y a aussi le Français Mexes et le Roumain Chivu, que les Lyonnais entrainés par Paul Le Guenb avaient croisé, sans réussite, avec l'Ajax d'Amsterdam… Bref les Giallorossi, deuxièmes du Calcio et finalistes de la Coupe d’Italie, sont à prendre avec le plus grand sérieux.

Spaletti, l’entraîneur, n’a peut-être pas une très grande profondeur de banc au point d’aligner quasi systématiquement les mêmes éléments au départ dans une organisation presqu’immuable : 4 défenseurs, 2 récupérateurs, une ligne de 3 et Captain Totti qui décroche souvent; soit un 1-4-2-3-1. Et l’on peut ajouter, ceci étant propre au football italien, l’amour pour la tactique, le respect des consignes, l’art de faire déjouer, le sens de l’embrouille… Cette formation a ajouté enfin de la régularité dans son jeu et ses résultats. Le dernier match de championnat disputé et perdu à Empoli n’aura apporté aucun élément nouveau aux espions olympiens. Pour la circonstance, Spaletti avait apporté des modifications notables à sa formation en étant aussi toujours privé de sa charnière centrale Chivu-Mexes, pas encore remise totalement de ses bobos physiques.

[IMG41840#R]Tous ces ingrédients promettent une partie serrée, où les détails auront leur importance. Totti et Juninho, artistes notamment en coups francs, le savent. Les Lyonnais vont-ils « subitement » passer d’un mode ordinaire au rythme d’un grand d’Europe? De la réponse à cette question dépend certainement une grande partie du résultat. Si les Juninho, Abidal, Malouda… retrouvent la plénitude de leur talent, cela favorisera l’expression d’un groupe qui a perdu pour l’instant des rouleaux à sa formidable machine à compresser l’adversaire. Attention cependant à ne pas dépasser les bornes. Les cartons sont vite distribués dans cette compétition et une suspension peut considérablement pénaliser son ©quipe. Tiago et Juninho, la saison dernière, sont bien placés pour en parler. Toulalan devra, par exemple, canaliser son merveilleux comportement de guerrier impavide. L’ancien canari a déjà récolté 2 jaunes…

[IMG41841#L]Dans un stade Olympico chargé d’Histoire, Michel Jazy y gagna une médaille d'argent aux JO de 1960 sur 1 500 mètres, les 60 000, voire plus, supporters romains auront leur importance. Sur cette pelouse, les Jaune et Rouge, ne sont inclinés qu’une fois cette saison : face à l’Inter Milan en championnat ; et ils n’ont concédé que 3 nuls : 2 en championnat et un en Champions League. Ici, on a pris l’habitude des victoires. Au pied des 7 collines, les Loups de la Roma attendent les Lions. Un rendez-vous entre fauves où les coups de crocs chercheront à marquer des points capitaux avant la seconde manche… à Gerland.
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