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L'OL craque sur le fil

Publié le 11 mars 2007 à 23:15 par BV

La belle entre Lyonnais et Marseillais n’aura donc pas désigné de vainqueur. Il s’en est certes fallu de peu que l’OL ne remportât ce choc d'Olympiques mais les Rhodaniens ont cédé en toute fin de rencontre.

Incapables de se mettre à l’abri au coeur de leur période de domination puis de contenir les assauts marseillais, les hommes de Géréard Houllier ont craqué dans un "money-time" qui faisait auparavant leur force. Seulement cinq jours après leur défaite en huitièmes de finale de la compétition européenne, Niang et les siens sont ainsi venus leur rappeler dans que leurs adversaires hexagonaux ne leur feront pas plus de cadeaux que leurs rivaux continentaux.

S’ils n’ont pas perdu, contrairement à la saison dernière (défaite 2 buts à 1 contre l’OM en Coupe de France), les Lyonnais ne sont pas parvenus à s’imposer et à effacer les inquiétudes nées de leur élimination en Ligue des Champions par l’AS Rome.
Au terme d'une prestation généreuse le partage des points concédé dans les ultimes instants a un goût étrange. Mal payés de leurs efforts, les Lyonnais pourront légitiment voir le verre à moitié plein. Il leur aura manqué sept minutes pour s'imposer. Fébriles en fin de match, ils n'ont pas su contenir les ultimes offensives marseillaises.
Un tiens vaux mieux que deux tu l'auras. Se satisfaisant du verre à moitié plein, ils se contenteront avec soulagement de ce partage des points, après être passés tout proches de la défaite dans les dernières minutes.

Leur première période fut pourtant bien différente de celle produite mardi contre la Roma. Si les hommes d’Albert Emon se créèrent le même nombre d’occasions que Mexes et ses partenaires, l’Olympique de Marseille n’est pas l’AS Rome. Et Cissé (28e) et Maoulida (33e), de la tête, ne sont pas parvenus pas à imiter Totti et Mancini. Plus gênant encore, ils ont cédé dès l’entame de match. Civelli dégagea dans l’axe un centre de Karim Benzema que reprit victorieusement Milan Baros à l’entrée de la surface (19e). Après deux rencontres de haute intensité contre Saint-Etienne et Rome, Gérard Houllier avait décidé d’apporter de la fraicheur à un groupe quelque peu fatigué. A la pointe de l’attaque, le Tchèque suppléait Fred avec réussite pour inscrire son troisième but de la saison en autant de titularisations.

A la pause, les Marseillais pouvaient légitiment s’estimer satisfaits de ne compter qu’une unité de retard tant les Lyonnais s’étaient montrés entreprenants sans parvenir à bonifier leurs intentions offensives. Avec plus ou moins de réussite, Carasso avait mis en échec Juninho (1e et 16e) puis Tiago (11e) et vu la frappe lointaine du Brésilien s’enfuir à droite de son poteau (35e). Milan Baros (4e), François Clerc (10e) et Karim Benzema (31e) n’avaient pas pu cadrer leurs tentatives.

Sur leur lancée, les Rhodaniens entamèrent la seconde période comme ils avaeint terminé la première. La reprise fut ainsi nettement à leur avantage. Le coup franc de Juninho s’enfuit à droite du but marseillais (52e) et la frappe d’Abidal trouva les gants du portier phocéen (55e). A deux reprises, Sylvain Wiltord fut tout proche de doubler la mise. Sa frappe du gauche heurta le poteau (60e) et sa tête n’attrapa pas le cadre (62e).

On aurait pu imaginer les Lyonnais libérés et décomplexés par une heure de jeu encourageante. Il n’en fut rien. La confiance rhodanienne est probablement encore trop friable et les blessures du début d’année 2007 pas encore suffisamment cicatrisées pour permettre à Juninho et aux siens de tenir un si maigre avantage. A vingt minutes du terme de la rencontre, les hommes de Gérard Houllier reculèrent, jusqu’à laisser bien seul leur portier face aux assauts répétés des Phocéens. Sur un corner de Nasri, le gardien international capta en deux temps la tête de Niang (72e), avant de claquer le puissant coup de casque de Cana (85e). Les Lyonnais avaient alors depuis longtemps laissé l’initiative à leurs hôtes. Seul Juninho sur coup franc avait contraint Carrasso à une somptueuse parade (77e).

A force de reculer et de courber l'échine sur leurs bases, les Lyonnais finirent par céder. Parti à la limite du hors jeu, Mahamadou Niang dribbla Coupet avant de marquer dans le but vide, renvoyant l’OL à ses doutes (83e). L’addition aurait même pu être bien plus salée pour les Rhodaniens si Abidal n’avait pas sauvé la patrie après que Niang eut une nouvelle fois effacé Coupet.

Il y a quelques mois, les Rhodaniens ne se seraient probablement pas satisfait de ce match nul mais cet Olympique Lyonnais là est encore convalenscent.
S'il n’a pas profité du match nul concédé par le Racing Club de Lens sur sa pelouse face à Sedan, il conserve toujours treize points d’avance sur son dauphin lensois. Ce n'est pas là la moindre des satisfactions.

Si le bilan comptable, fruit d’une première partie de saison exceptionnelle leur demeure largement favorable, les Lyonnais devront s'appuyer sur les bonnes intentions affichées en première période pour remettre la machine en marche dès la semaine prochaine à Nancy et préparer au mieux leur finale de Coupe de la Ligue le 31 mars contre Bordeaux. Histoire de ne pas gâcher une fin de saison qui pourrait bien être historique.
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