masculins / OL - Toulouse : 3 - 0

L'OL démarre fort

Publié le 10 août 2008 à 23:43 par BV

L’Olympique Lyonnais n’a pas tardé à retrouver son fauteuil de leader de la Ligue 1. Grâce à un succès face à Toulouse (3 – 0), les coéquipiers de Juninho occupent, au terme de la 1ère journée, la tête du classement ; avec deux réalisations, Karim Benzema est déjà devant tous les autres buteurs ; et Juninho, dans tous les bons coups ce soir, déjà décisif. Jusque là, c’est du classique. Ce qui l'est moins, en revanche, c’est que l’OL a su, durant 90 minutes, demeurer particulièrement hermétique, ne concédant qu’un minimum d’occasions, que l’on aurait bien du mal à compter sur les doigts d’une main.

Dans quelques semaines, lorsque Mensah, qui continue sa préparation, et Cris, qui remuscle sa cuisse droite, seront opérationnels, la défense centrale sera peut-être intégralement changée. En attendant, face à Toulouse le duo Boumsong – Bodmer fut rarement pris en défaut : une seule fois, le premier oublia Gignac dans son dos ; la frappe de l’ancien Lorientais fut écartée par Lloris (30e). En fin de match, Réveillère fut devancé sans conséquences de la tête par Bonnet (68e). Pour le reste, le bloc défensif lyonnais auquel tient tant Claude Puel a méticuleusement annihilé le pouvoir offensif du « Téfécé », certes amputé à l’intersaison de Johan Elmander, s’évertuant avec succès à ne laisser à Capoue, Mathieu, Ebondo et Sirieix que des positions de tir lointaines (37e, 44e, 57e et 80e).

Une rigueur défensive qui sembla durant une heure de jeu se substituer à l’inspiration offensive, même si les Lyonnais surent se faciliter la tâche en ouvrant le score rapidement. Face à Bordeaux lors du Trophée des Champions, l’absence de Juninho s’était cruellement fait sentir sur le plan offensif. Une nouvelle fois, la lumière vint d’un coup franc excentré que le capitaine lyonnais déposa sur la tête de Jean II Makoun (12e).

Dans le jeu également, le Brésilien créa souvent les décalages, ouvrant des brèches et trouvant des espaces dans le dos des milieux garonnais. C’est de l’une de ses accélérations au milieu du terrain que vint le second but lyonnais. Au bout, Govou trouva Benzema dans la surface dont l’enchainement amorti de la poitrine – frappe enterra les derniers espoirs de bien pâles Toulousains (57e).

L’affaire était alors entendue. D’autant que Juninho ne s’arrêta là, tirant un corner sur la tête de Boumsong ; après un rebond sur la barre transversale, le cuir échoua sur le crâne de Karim Benzema (67e). L'addition aurait même pu être plus lourde pour les Toulousains si Govou, idéalement lancé en profondeur par Benzema, avait cadré (52e), si Carrasso n'avait pas boxé un nouveau coup franc de Juninho (54e), ou si Ederson avait ajusté sa frappe (92e).

Consciencieux et bien en place, les Lyonnais s’appliquèrent durant l'essentiel de la dernière demi-heure à endiguer les rares velléités de révolte des joueurs d’Alain Casanova. La saison commence idéalement pour Claude Puel et ses joueurs.
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