masculins / Nice - OL : 0 - 0

L'OL devra attendre

Publié le 03 mai 2008 à 20:13 par BV

L’OL devra patienter. Première conséquence du second match nul et vierge de la saison entre Lyonnais et Niçois, le suspens qui entoure le nom du champion de France 2008 est loin d’être levé. Quel que soit le résultat de Bordeaux, demain soir à Marseille, les joueurs d’Alain Perrin devront attendre, au mieux, la réception de Nancy samedi prochain pour remporter leur septième trophée de champion de France consécutif. Ils demeurent en position favorable même s’il n’est pas certain que le partage des points ramené de Nice les contente pleinement, eux qui n’avaient pas caché espérer mieux, comme en atteste leur généreuse première période. Un succès leur aurait en effet permis de regarder l’affrontement entre Marseillais et Bordelais, dimanche soir au stade Vélodrome, avec l’espoir d’être sacrés champions de France en cas de revers de ces derniers ; ils attendront. Le nul ne change pas tout : dimanche soir, ils soutiendront toujours les Phocéens; pas avec le titre à la clé mais histoire de ne pas voir les joueurs d’Elie Baup revenir sur leurs talons, à deux points.

Ce n’est pourtant pas faute d’avoir tenté de forcer la décision, surtout durant une première période ouverte où il s’en fallut de peu que l’une des deux équipes ouvre le score. Les Lyonnais dominant leurs hôtes aux points, par deux barres à une ; mais la transversale de Lloris repoussa successivement les frappes lointaines de Juninho (25e) et Toulalan (28e) ; celle de Coupet la tentative de l’extérieur du pied de Koné après une claquette du portier lyonnais (16e). Cris parvint, lui, à tromper Lloris mais son but fut refusé (18e). Conséquence des caprices de montants récalcitrants : les deux équipes atteignirent la pause sur un score nul et vierge qui reflétait mal l’envie et la générosité des Rhodaniens. Ceux-ci auraient en effet mérité d’ouvrir le score tant ils avaient multiplié les assauts sur les buts niçois. Au sortir d’une percée dans la défense azuréenne, Karim Benzema n’attrapa pas le cadre (7e) avant que Lloris ne sortît dans les pieds de l’international français (10e) ; le coup franc de Juninho rasa le poteau (12e) ; de la tête, ni Cris (15e) ni Boumsong ne cadrèrent (21e).

En raison de la chaleur, la seconde période fut moins enlevée, les Lyonnais se montrant moins inspirés. Benzema (55e) et Källström (65e) frappèrent sur Letizi et Bodmer hors du cadre (73e et 83e). Dommage, car de toute évidence, les Niçois, privés de Laslandes, Ederson et Lloris, sorti à la pause après un choc avec Källtröm, n’étaient pas animés de velléités offensives démesurées. Seuls Koné, auteur d’un tir sur la barre puis d’un autre largement au dessus (76e), Bamogo, qui ne put reprendre un centre de l’Ivoirien (11e) puis fut gêné par le retour de François Clerc alors qu’il avait dû contourner Grégory Coupet (22e), Balmont, qui trouva les gants de ce dernier (61e), et Modeste, qui frappa au dessus (74e), inquiétèrent l’arrière garde rhodanienne.

Il ne reste plus désormais aux Lyonnais qu’à attendre l’issue de l’affrontement entre Marseillais et Bordelais. Nantis de 5 points d’avance sur les Garonnais, ils sont toujours en ballotage favorable. Si Bordeaux ne gagne pas au Vélodrome, un succès suffira à l’OL dans une semaine face à Nancy pour être sacré.
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