masculins / OL 1 - Metz 0

L'OL enfin en demies

Publié le 15 avril 2008 à 23:39 par BV

En battant Metz sur la plus petite des marges (1 - 0), l’OL a gravi bien plus qu’une marche ; il a franchi bien plus qu'un tour de coupe de France, conquis bien plus qu’un succès contre le dernier du championnat : il s'est hissé en demi-finales de la Coupe de France pour la première fois depuis 1998, la seconde depuis sa finale perdue contre Marseille en 1976. C’est donc un « petit » événement entre Rhône et Saône, une performance rare que n’atténue en rien le statut de bonnet d’âne de la Ligue 1 du FC Metz. Car la quatrième victime de l'OL dans la compétition a chèrement vendu sa peau, évoluant loin des profondeurs dans lesquelles il a dilué son jeu cette saison. Volontaire et accrocheur, il a grandement compliqué la tâche des Rhodaniens, laissant planer jusqu’au coup de sifflet final l’ombre, sinon d’une élimination, tout du moins d’une prolongation.

Car la copie rendue par les Olympiens fut loin d’être parfaite, notamment dans la gestion du match et de ses temps faibles ; le contrecoup de la claque administrée par Rennes trois jours plus tôt s’est parfois fait sentir, comme au début de la seconde période lorsque les Lyonnais s’arc-boutèrent sur leur but, incapables de repousser les assauts messins. Par bonheur pour eux, ni Pjanic (48e), ni Agouazi (50e), ni Gueye (53e et 56e), pourtant en bonne position, n’attrapèrent le cadre. Les joueurs d’Alain Perrin doivent également leur salut à la somptueuse parade d’une main gauche ferme et déterminée de Grégory Coupet pour écarter le tir de Gygax (80e).

Avec Crosas, préféré à Bodmer dans l'entrejeu, et un trio offensif Benzema – Fred – Keita, l’OL avait pourtant tout fait, en début de match, pour ne pas revivre le même scénario que contre Rennes samedi dernier. Car s’ils durent attendre la 38e minute avant d’ouvrir le score, les hommes d’Alain Perrin s’étaient auparavant démenés pour se mettre à l’abri. Un peu plus inspirés, et sans un excellent Christophe Marichez, ils auraient pu faire la différence en première période. Mais il manqua quelques centimètres à Fred pour reprendre le centre tendu de Keita (4e), les tentatives de Benzema n’attrapèrent pas le cadre (16e et 32e), et le portier lorrain stoppa les frappes de Juninho (10e et 19e) et Keita (20e et 22e).

Comme face à Créteil et Sochaux, Karim Benzema débloqua la situation. Au cœur de la surface messine, et d’une période de « moins-bien » lyonnaise, il temporisa, attendant que s’ouvre devant lui le chemin du but, avant d’ajuster Marichez du plat du pied (38e). Son 6e but cette année en coupe de France, son 28e de la saison avec l’OL, le premier de sa carrière en compétition nationale devant le virage nord.

Dans leur dos, les Lyonnais laissaient souvent trop d'espaces aux attaquants lorrains mais les frappes de Gueye et Pjanic rasèrent les montants de Grégory Coupet (15e et 21e). Ce dernier capta ensuite le tir de Barbosa (35e) puis vit Cris empêcher Bassong de filer au but (36e). Juste avant la pause, Keita aurait pu doubler la mise mais trouva le petit filet (42e).

Au retour des vestiaires, le match devenait un peu fou. Après avoir, dans un premier temps, abandonné la maitrise du jeu à leurs hôtes , les Lyonnais cherchèrent, sans réussite, le KO. Au terme d’un slalom dans la surface messine, Benzema contraignit Marichez à une claquette (59e). Celui-ci repoussa ensuite sur Squillaci la frappe puissante de Källström mais le défenseur lyonnais, aux six mètres, n’ajusta pas (58e). L'ultime rempart lorrain s’empara de la frappe trop écrasée de Keita (62e) puis mit en échec Juninho (79e). Gerland frissonnait depuis un bon moment déjà lorsque le tir de Barbosa vint lécher le poteau droit de Coupet (87e). En face, Cris envoya son coup de tête sur la transversale de Marichez (83e).

L’aventure continue pour l??OL. A un niveau jamais atteint depuis une décennie. Les Lyonnais ont, ce soir, refermé une parenthèse de 10 ans. Reste à écrire une nouvelle page d’histoire.
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