masculins / OL 0 - Rennes 0

L'OL est (presque) champion

Publié le 18 avril 2007 à 21:11 par BV

Les Lyonnais n’avaient besoin que d’un point pour être certains de ne plus pouvoir être dépassés par leurs dauphins toulousains. En partageant les points avec le Stade Rennais sur leur pelouse, ils l’ont obtenu au terme d’un match terne et fermé.

Nantis d’une différence de buts nettement à leur avantage (+32 pour l’OL, +5 pour Toulouse), les hommes de Gérard Houllier sont quasiment assurés d’écrire une nouvelle page de l’histoire du championnat de France en devenant le premier club français à remporter six titres de champion de France de rang, série en cours. Avec 18 points d’avance sur son plus proche poursuivant, l’OL est, et de très loin, le leader le plus dominateur au sein d’un grand championnat européen, l’Inter Milan ne reléguant l’AS Rome « qu’à » treize points. Ce n'est pas là la moindre des performances !

Certains ne manqueront probablement pas de railler une concurrence un tantinet atone au moment de l’emballage final, incapable de profiter de la baisse de régime des Rhodaniens, ainsi qu’une fin d’exercice moins accomplie que l’exceptionnelle première partie de saison, mais l’essentiel est ailleurs : l’OL a une nouvelle fois très largement distancé la concurrence ne laissant que des miettes à ses poursuivants, ôtant tout suspens à la Ligue 1 dès la trêve.

A n’en pas douter, cet affrontement face à Rennes ne marquera pas l’histoire du jeu d’une pierre blanche. Comme face à Bordeaux en finale de la Coupe de la Ligue, l’OL n'aura pas su se montrer suffisamment inspiré offensivement afin d'imprimer son rythme et d'emballer une rencontre décisive.

Comme un symbole, c’est Juninho qui, le premier, inquiéta Pouplin. Son coup franc à vingt mètres rasa la lucarne du portier rennais (11e). Le Brésilien remit ça quelques instants avant la pause sans plus de réussite (45e). Après une tête de Tiago au dessus, le maigre bilan offensif des deux formations à la pause reflétait parfaitement les difficultés rencontrées par les Rhodaniens à prendre la mesure de leurs hôtes : quatre tirs non cadrés et deux centres en retrait dangereux d’Hatem Ben Arfa (34e) et de Milan Baros (37e) : c’était bien peu et pourtant… mieux qu’en seconde période.

Après la pause, Hatem Ben Arfa tenta bien d’insuffler une tout autre dynamique à une formation bien poussive. Sa frappe du gauche s’enfuit à gauche du poteau de Pouplin (46e). Une demi-heure plus tard, le coup franc tendu de Kim Källström fut capté en deux temps par le portier breton (76e). Dans les arrêts de jeu, la tête de Milan Baros vint échouer au dessus du but rennais (90e).

A la décharge des Lyonnais, il faut souligner qu’une bonne rencontre nécessite le concours actif de deux bonnes équipes. De toute évidence, les joueurs de Pierre Dréossi ne désiraient rien de moins que ramener le match nul de leur voyage entre Rhône et Saône. Pas une seule occasion de but à leur actif, deux tirs non cadrés : l'OL avait déjà connu les Bretons bien plus inspirés.

Devant la prestation générale, Gerland aurait probablement espéré une plus belle fête. Le public lyonnais devra encore un peu patienter avant de fêter comme il se doit ses champions. A n'en pas douter, ce n'est que partie remise.
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