masculins / Lille 0 - OL 1

L'OL est prêt

Publié le 01 mars 2008 à 20:06 par BV

A trois jours du déplacement à Manchester, à une semaine de la réception de Bordeaux, le moins que l’on puisse dire est que ce succès au Stade de France face à Lille arrive à point nommé pour les Lyonnais. Cela faisait en effet plus de trois mois que l’OL n’avait plus connu le goût de la victoire en Ligue 1 à l’extérieur (depuis le succès à Rennes le 24 novembre 2007, 2 – 0), condition pourtant indispensable pour envisager un septième sacre de champion de France au printemps. Cette victoire relègue les Girondins de Bordeaux, qui accueilleront le PSG demain à 21h, à 6 points. Conséquence : le choc au sommet entre Rhodaniens et Garonnais, à Gerland le 9 mars, ne devrait pas modifier la hiérarchie hexagonale. De quoi envisager l’autre chantier, la Champions League, et le déplacement à Manchester, mardi, l’esprit libéré.

Cette victoire à Saint-Denis, prolonge en effet idéalement la bonne série entamée par une prestation concluante face à Manchester (1 – 1) et un succès face à Metz (2 – 0). Pourtant, il n’est pas sûr qu’Alain Perrin y voie plus clair sur la composition du onze qu’il alignera face aux Diables Rouges. Les prestations de Cris, Fred et Bodmer pourront-elles inciter l’entraîneur lyonnais à les titulariser à Old Trafford alors qu’aucun des trois n’avait débuté le match aller ?

Pour son premier match en compétition officielle depuis le 11 aout 2007 (défaite à Toulouse 0 - 1), le défenseur brésilien attendit trois minutes avant de toucher son premier ballon mais la suite fut impressionnante. De là à postuler à une place de titulaire dans trois jours à Manchester ? La question ne manquera pas d’être posée dans les prochaines heures.
Après une partition convaincante face à Metz la semaine dernière, Mathieu Bodmer a, lui, remis ça face à ses anciens coéquipiers. Il y a peu, le grand blond aux chaussures grises avait demandé du temps de jeu au milieu de terrain pour enfin montrer l’étendue de son talent. Force est de constater qu’il n'avait pas menti.
Et que dire de Fred, auteur de son troisième but en deux matchs? Une nouvelle fois remarquable dos au but et surtout juste dans la zone de vérité, le Brésilien a marqué les esprits en inscrivant l’unique but de la rencontre, dans le stade où il avait passablement agacé la saison dernière en finale de la Coupe de la Ligue face à Bordeaux. Lille réussit décidément bien au « matador » auriverde qui affiche un bilan de 4 buts marqués lors de ses 3 dernières rencontres face aux Nordistes. Ce soir, sa frappe soudaine dans le petit filet de Sylva a suffi au bonheur des Rhodaniens et éclairé une première période fermée (37e). En effet, si cet affrontement entre dans l’histoire pour ses 78 000 spectateurs, les quarante-cinq premières minutes ne devraient pas rester dans les mémoires. Entre le leader de la Ligue 1 et une formation lilloise qui restait sur 10 matchs sans revers le début de cette rencontre-anniversaire accoucha d’une souris. A l’exception de Fred qui, avant d’ouvrir le score, avait vu sa tête s’enfuir à gauche du but de Sylva (28e), seul Bastos frappa au but, au dessus (23e).

La seconde période fut en revanche bien plus ouverte. Les Lyonnais auraient pu doubler la mise dès le retour des vestiaires mais Benzema, seul face à Sylva, ne cadra pas (51e) ; parti de sa propre moitié de terrain, Mathieu Bodmer élimina la défense lilloise mais dévissa sa frappe (56e); Sylva claqua ensuite le tir de Hatem Ben Arfa (82e), entré à l’heure de jeu à la place de Benzema.

Si ce résultat donne plus d’épaisseur aux ambitions hexagonales et continentales des Lyonnais, il enfonce en revanche un peu plus les joueurs de Claude Puel dans leurs doutes. Les Dogues peuvent s’en vouloir de s’être réveillés trop tard, concentrant la quasi-totalité de leurs offensives sur la dernière demi-heure. Après que Cris eut dégagé sur sa ligne une tentative de Frau (47e), ce dernier frappa sur la barre (60e); la reprise de volée de Kluivert passa à coté (64e), tout comme le missile aussi lointain que puissant de Tafforeau (68e); Bastos vit ses tirs dévié par Bodmer (71e), capté par Grégory Coupet (84e) et s’enfuir au ras du poteau (91e).

En négociant parfaitement le virage lillois, les Lyonnais se sont en tout cas mis dans les meilleures conditions pour atteindre les sommets qu’ils se sont fixés. Leur printemps pourrait ainsi être particulièrement doux s’ils parvenaient à enflammer leur fin d’hiver.
Sur le même thème