masculins / OL - Steaua Bucarest : 2-0

L'OL fait le métier

Publié le 05 novembre 2008 à 23:24 par BV

Les olympiens se sont imposés face au Steaua grâce à un coup franc de près de trente mètres de Juninho (45e) et un magnifique but d'Anthony Réveillère (89e). Ils seront qualifiés pour les huitièmes de finale s'ils ramènent au moins un point de Florence, dans trois semaines.

La victoire avait été érigée en unique objectif. Mission accomplie : au terme d’une seconde période crispante, les Lyonnais ont réalisé une belle opération dans leur quête de qualification pour les huitièmes de finale de la Ligue des Champions. Cette seconde victoire, en deux semaines, aux dépens du Steaua Bucarest, assure d’ores et déjà à l’OL de prolonger l’aventure européenne, au moins en Coupe de l’UEFA. Mais les joueurs de Claude Puel visent autre chose. S’ils partagent les points avec la Fiorentina, dans trois semaines à Florence, ils seront certains de voyager en classe Ligue des Champions, pour la 6e saison consécutive. Le partage des points entre Florentins et Bavarrois, dans l'autre rencontre du groupe F, fait son affaire. La qualification est en vue mais Gerland a longtemps tremblé, jusqu’au second but, inscrit d’une frappe puissante du pied gauche par Anthony Réveillère.

Peut-être par crainte de concéder l’ouverture du score prématurément, comme ce fut le cas il y a deux semaines au match aller, les Lyonnais tardèrent à emballer la rencontre, s’évertuant dans un premier temps à étouffer une formation du Steaua Bucarest qui, pour n’avoir pas montré grand-chose, pourrait connaitre une seconde partie de saison morose.

En première période, les joueurs de Dorinel Munteanu ne se procurèrent ainsi qu’une seule occasion de but : une reprise de Kapetanos captée en deux temps par Lloris (45+1). Et deux après la pause, c’est insuffisant pour espérer avoir un printemps européen.

Il faut dire que la défense lyonnaise, qui n’a pas encaissé de but pour la quatrième rencontre consécutive, a bien maitrisé son sujet, profitant également d’un gros pressing de tout le bloc lyonnais.
Offensivement, ce fut plus brouillon. La frappe lointaine de Juninho fuit le cadre (3e) et son coup franc ne trouva pas d’autre preneur que les gants de Zapata (13e). Au sortir d’un crochet dans une cabine téléphonique, Karim Benzema enroula un tir que boxa le portier roumain (15e). Anthony Réveillère vit ensuite Ghionea contrer sa tentative (25e).
Et Juninho surgit au bout de la première période. Au départ, il y a une situation archi connue : un coup franc à 30 mètres. Les Roumains avaient laissé Cris et Grosso s’immiscer dans le mur. Et lorsque ceux-ci se retirèrent, Juni profita de l’interstice offert pour ouvrir le score (45e) et inscrire son 16e but en coupe d'Europe, rejoignant ainsi Sonny Anderson en tête du classement des meilleurs buteurs de l’histoire continentale de l’OL, son 94e sous le maillot lyonnais toutes compétitions confondues (comme Sonny Anderson).

Qu’ils soient frappés directement ou indirectement, les coups francs de Juninho constituent depuis des années l’un des atouts maitres des Rhodaniens. Sur l’un d’eux, dès le retour des vestiaires, Jean II Makoun fut retenu par le maillot par Goian, sans obtenir de penalty (52e). Et comme si cela ne suffisait pas, « Juni » déposa un corner sur la tête du Camerounais, Marin dégagea le ballon sur la ligne (53e). A peine entré en jeu, en lieu et place de Kader Keita, César Delgado envoya un centre sur Kim Källström dont la reprise s’enfuit (74e).

Mais, pour n’avoir pas su faire le break, les Lyonnais tremblèrent jusqu’au bout. Tiago Gomes trouva Lloris (60e); le coup franc de Ogararu frôla la lucarne (69e). La délivrance vint au bout d’une chevauchée d’Anthony Réveillère et un relai de Cesar Delgado (88e), un immense « ouf » de soulagement.
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