masculins / OL 1 - Dynamo Kiev 0

L'OL fonce en huitièmes.

Publié le 01 novembre 2006 à 22:56 par BV

La série de victoires de l’OL prendra fin.C’est une certitude. Comme toute série,elle se heurtera un soir à l’implacable loi des ensembles finis, mise à mal par un adversaire plus coriace ou plus chanceux que les 13 victimes qu’ont invariablement, et méthodiquement, écartées les Olympiens

Pour l’heure, le total de victoires des champions de France croit inéluctablement, match après match, semaine après semaine, presque mois après mois. Au terme de leur succès 1 but à 0 aux dépens du Dynamo Kiev, les champions de France l’ont porté à 14 unités.
Une différence de taille sépare pourtant cette victoire de ses 13 devancières : l’OL est ce soir assuré de voyager en Europe en hiver. Les deux dernières rencontres à Madrid et contre le Steaua Bucarest étalonneront la classe. Tout autre résultat qu’une défaite par moins de 2 buts d’écart à Madrid conjugué à une dernière victoire contre le Steaua leur offrirait de plus confortables conditions. Les Lyonnais en ont, à n’en pas douter, les capacités. Ils s’en sont en tout cas donné les moyens ce soir en infligeant au Dynamo Kiev sa 4e défaite d’affilée dans la compétition.
Depuis plusieurs années, les saisons de l’Olympique Lyonnais s’étalent jusqu’aux confins du printemps. Pour tirer la quintessence d’un groupe taillé pour les plus beaux exploits, Gérard Houllier s’est fait maître ès turnover. « La fraîcheur » en indispensable ingrédient de la formidable réussite de son groupe, au coup d'envoi, il apportait 3 changements au onze qui avait débuté dimanche face à Nancy. Sur le côté droit, le duo Clerc – Govou remplaçait la paire Réveillère – Wiltord. Karim Benzema retrouvait quant à lui sa place à la pointe de l’attaque. Le jeune attaquant rhodanien était d’ailleurs le premier à se mettre en évidence. Après un premier quart d’heure d’observation, il combina parfaitement avec Sidney Govou à l’entrée de la surface pour inscrire un but « made in Tola Vologe », entre deux purs produits du centre de formation olympien (15e). D’un une-deux suivi d’une frappe du gauche au ras du poteau de Shovkovskiy, l’international espoir ouvrit le score en même temps qu’il donna le coup d’envoi d’une intense période de domination rhodanienne.

Malgré un allant offensif limité, les joueurs du Dynamo subirent dès lors mais eurent le mérite de ne pas plier sous les assauts répétés des hôtes de Gerland. A 20 mètres, Tiago chauffa les gants du portier ukrainien (16e). Karim Benzema fut tout proche de reprendre un centre en retrait de François Clerc (29e). De la tête, Sidney Govou tenta à deux reprises de débloquer son compteur but 2006/2007 (30e et 33e). A la retombée d’un centre coté gauche de Juninho, Tiago vit Mikhalik lui enlever la balle du break (32e). La tentative de Florent Malouda trouva quant à elle le gardien du Dynamo (42e).
Malgré un feu nourri sur son but la plus mauvaise défense de la Ligue des Champions attint la pause sur le plus petit des écarts, un score flatteur au regard des difficultés éprouvées par les hommes d’Anatoli Demianenko. L’entraîneur ukrainien avait au terme des 45 premières minutes bien peu de motifs de satisfaction, seul Mikhalik étant parvenu à faire passer un frisson dans Gerland mais sa frappe vint échouer dans le petit filet gauche de Grégory Coupet (24e).
Loin d’avoir brisé la dynamique olympienne, la pause n’offrit aux Kiéviens qu’un, trop bref, instant de répit. Dès le retour des vestiaires, Karim Benzema eut l'occasion de doubler la mise mais ni sa frappe au dessus (51e), ni son tir à bout portant (57e) n’offrirent aux Gones la bouffée d’oxygène tant espérée.
Pour n’avoir pas su se mettre à l’abri, les Lyonnais restaient constamment sous la menace d’Ukrainiens qui s’enhardissaient à mesure que le chronomètre amincissait leurs espoirs de qualification pour la phase finale. Devant des adversaires de plus en plus en confiance, les quintuples champions de France reculèrent, laissant craindre une égalisation tardive à l'image de celle arrachée par les Toulousains lors de la deuxième journée de Ligue 1.

Le coup franc de Rodrigo boxé par Grégory Coupet donna le ton de 20 dernières minutes crispantes, nettement à l’avantage des visiteurs du soir (70e). Le portier rhodanien fut même le Lyonnais le plus en vue de cette fin de rencontre. Contraint de sortir de la tête à l’extérieur de sa surface (74e), il capta avec assurance le lob lointain de Rodrigo (75e) et la tête à bout portant de Kleber (81e) avant de regarder avec soulagement la déviation de Milevskiy s’enfuir à droite de son poteau (76e).
La frappe au dessus de Sylvain Wiltord et le tir non cadré de Florent Malouda ne parvinrent pas à rassurer un Gerland inquiet que seul le coup de sifflet final libéra. Pour la 3e saison consécutive, l’OL obtient sa qualification pour les huitièmes de finale au terme de son 4e match de poule. Comme lors de la saison 2005/2006, il affiche un bilan de 4 victoires en autant de rencontres et disputera la finale du groupe E à Santiago Bernabeu contre le Real Madrid. Déchargés de la crainte d’une élimination précoce, les Lyonnais vont désormais pouvoir sereinement aborder leurs échéances nationales et continentales. Principal enseignement de la soirée : l’hiver promet d’être chaud et sautant à Gerland.
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