masculins / OL 4 - PSG 2

L'OL fonce vers le titre

Publié le 23 mars 2008 à 23:30 par SR

L’OL file seul vers le titre à huit journées du terme de la saison 2007-2008 et à neuf longueurs des Girondins de Bordeaux. Paris reste relégable, à deux points du maintien.

Il y a des particularités à jouer après tout le monde. Il y a le confort de connaître le résultat de votre adversaire direct pour la conquête du titre et dans ce cas précis, il était d’autant plus agréable pour Lyon de savoir que Bordeaux avait lâché du lest la veille…contre Valenciennes (2-1).
A l’inverse du matelas de sécurité (9 points) qui départage aujourd’hui le leader de son dauphin, il y a l’éventuelle « pression » des concurrents directs comme c’est le cas entre Paris et ses partenaires aux portes de la relégation. Et la mauvaise nouvelle dans tout ça ? Elle venait de Marseille où Sochaux s’y était imposée d’un lob somptueux, laissant Paris dans le rouge.

Le club de la capitale n’avait plus d’autres choix que de ramener quelque chose de Gerland et leur plus grand espoir naquit juste avant la pause…
La première mi-temps démarrait dans un concerto d’occasions de part et d’autres : La tête de Squillaci ne trouvait pas le cadre (2’) ; Fabio Grosso jouait une partition solo et tentait sa chance à 2 reprises avant que Fred ne reprenne victorieusement le second tir contré de l’Italien de la tête pour l’ouverture du score (9’). Le Brésilien inscrivait là son 5ème but de la saison.

Dans la foulé, Yepes, en pivot, ripostait mais ne parvenait pas à cadrer le cuir (10’) ; Chantôme tombait sur Coupet (15’) ; Benzema, à deux reprises, n’enroulait pas assez son cuir à l’entrée de la surface (16’ ; 22’). Encore Chantôme puis bourillon se frottaient à Grosso et Coupet, qui les empêchaient de revenir au score (33’) ; De l’autre côté du terrain, Keita n’était pas loin de lober Landreau de son couloir droit (34’).

Piétiné par Camara, Karim Benzema se voyait dans l’obligeance de céder sa place à Sidney Govou (35’). Dans la foulé, Fréderico Chaves Guedes doublait la mise sur un service minutieux de Mathieu Bodmer. Son contrôle au milieu de Camara et Ceara lui permettait d’aller affronter, seul, Mickaël Landreau. Le reste n’était que poésie. L’OL récitait. Les supporters chantaient. Mathieu Bodmer en chef d’orchestre servait un nouveau caviar que Govou reprenait de volée, sans trouver le cadre. Et c’est sur une fausse note que les Gones retrouvaient les vestiaires lorsque Camara reprenait de la tête un corner de Rothen. L’espoir « parisien » naquit.

A la reprise, les espoirs s’amplifiaient lorsque Mr Kalt sifflait un penalty généreux en faveur des Parisiens. Rothen s’occupait de le transformer (52’).
Le ballon se mettait à véhiculer d’un côté à l’autre du terrain. Cris sauvait les siens à deux reprises. La première fois proprement. La seconde fois, il voyait jaune (63’). Landreau sauvait son équipe devant Kader Keita (64’) mais s’inclinait pour la troisième fois de la soirée devant Sidney Govou, magistralement bien servi par Mathieu Bodmer en une touche de balle (64') . Le numéro 14 ne se posait pas de question et donnait l’avantage aux Gones. Juninho clôturait la marque en étant à l’origine et à la conclusion d’une action d’école (71').

L’OL file seul vers le titre à huit journées du terme de la saison 2007-2008 et à neuf longueurs des Girondins de Bordeaux. Paris reste relégable, à deux points du maintien.
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