masculins / OL 1 - Rennes 1

L'OL lâche du lest

Publié le 12 avril 2008 à 20:35 par SR

Dans la course au titre, l’OL, au volant de la L1, a une nouvelle fois été ralenti, contre Rennes. Après Niang et Cissé au Vélodrome la semaine dernière, c’est M’Bia qui déjouait ce coup-ci les projets olympiens de la tête, sur un ultime coup de pied arrêté dans les arrêts de jeu.


Pourtant, la venue de Rennes était une bien belle occasion pour les Gônes de reprendre le chemin du septième titre, pied au plancher, à la veille de la rencontre Bordeaux – Caen. Mais avec ce partage des points, les hommes d’Alain Perrin devront aller en récupérer à l’extérieur, à Strasbourg notamment, lors de la prochaine journée de championnat, ce qui ne sera pas une mince affaire. En attendant, regardons dans le rétro voire si les Girondins franchissent la barrière de sécurité dimanche soir.

Les partenaires de Sylvain Wiltord - titulaire dans une enceinte qu’il connait sur le bout des doigts - pouvaient bien pousser un ouf de soulagement au coup de sifflet final d’un match nul aux allures de victoire bretonne. Une rencontre qui leur permet de retrouver un capital confiance en arrachant le point au sextuple champion de France, à quelques journées du dénouement final.
La délivrance arrivait au terme d’une fin de rencontre maîtrisé par le Stade Rennais. L’OL gagnait de moins en moins de duels et avait d’autant plus de mal à aller vers l’avant. L’entrée de Pagis à la place de Nino Wiltord, ovationné par Gerland, aura amené un bol d’air frais à l’équipe coachée par Guy Lacombe. Et alors que l’OL ne se mettait pas à l’abri, les Bretons montaient en puissance après une première mi-temps trop timorée pour inquiéter Greg Coupet.
Très peu rythmées, les 45 premières minutes ont vu toutes les occasions provenir exclusivement des coups de pieds arrêtés. Dans cet exercice, Juninho se chargeait donc d’animer les débats et d’apporter le danger dans la surface adverse. Les yeux étaient donc tous rivés sur l’artificier Lyonnais au quart d’heure de jeu, pour la première occasion lyonnaise. Cris fêtait alors son retour dans le groupe en venant catapulter le cuir dans les filets de Luzi à la réception d’un coup de pied de coin de « Juni ». Nino tentait de riposter d’une frappe aux 20 mètres, sans cadrer avant de voir une de ses frappes contré par Govou (23’).
Thomert, s’exerçant sur la spécialité de « Juni », obligeait Coupet à s’allonger afin d’aller chercher le cuir dans son petit coin droit (31’). Cris n’était pas loin du doublé à la réception d’un nouveau coup de pied arrêté du technicien lyonnais mais sa frappe échouait sur Lusi (37’). Un missile de Kim Källström, à la retombé d’un nouveau coup franc trouvait également les gants du portier Rennais. Mr Duhamel renvoyait les équipes aux vestiaires quelques temps après que la semelle de Juninho ne soit piétinée par Dembelé.

La seconde période démarrait sur une frappe de Karim Benzema – de retour de convalescence - sur la barre. Thomert répondait illico et trouvait Grégory Coupet sur son chemin. De nouveau Juninho, dans son exercice préféré, voyait Luzi se débarrasser tant bien que mal du ballon (61’). L’heure des changements était arrivée. Ben Arfa succédait à Fred (63’) puis Pagis et Ekoko à Wiltord et Sorlin. La première occasion franche de l’ex-marseillais, à la 84ème minute de jeu, faisait office d’avertissement. L’arrière garde lyonnaise le repoussait dans les tribunes mais de toute évidence, le danger se faisait de plus en plus présent devant le but de Coupet. 13 tirs avaient été recensés côté bretons lorsque Mr Duhamel regardait son chronomètre franchir les 90 minutes. « Beaucoup trop ! » selon les propos de Christophe Galtier en fin de rencontre. Le 14ème tir, à la 93ème minute, faisait malheureusement mouche.
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