masculins / OL 1 - OM 2

L’OL manque le quart

Publié le 11 avril 2006 à 23:45 par SR

Un objectif fort du club s’envole... La déception pouvait se lire sur les visages des joueurs et des supporters en fin de rencontre. Dans l’après midi, le PSG s’était imposé devant Lille. La vieille Dame s’en va… et se fera attendre encore une année.

Amener les Lyonnais à Paris, au stade de France, c’était le souhait des joueurs olympiens pour leurs supporters. Et pour reprendre le coach Gérard Houllier, l’aventure humaine se poursuivait en Coupe de France. En attente d’un titre de Champion de France promis dans les prochaines journées de championnat, l’effectif Rhodanien continuait de tourner, et de faire parler la fraîcheur. Dans cette perception là, Caçapa, Benzema et Pedretti étaient mis au repos. Müller prenait la place de Claudio derrière le triangle d’Or du milieu lyonnais. En attaque, Fred, en confiance, était préféré à Carew.

Du côté de la Canebière, c’était peut-être la dernière chance d’accrocher une compétition Européenne la saison prochaine… L’ultime espoir de sauver une année éloignée des objectifs affichés en début de saison. « Lyon n’est pas invincible » s’avançait Pagis, à la pointe de l’attaque marseillaise. Le 11 de départ comptait le retour de suspension de Lorik Cana au milieu pour le premier match de l’OM à l’extérieur en Coupe de France 2006.

Dans un stade copieusement garni, il ne fallait pas plus de 5 minutes pour que Juninho ne s’essaye une première fois à son exercice préféré. A 30 mètres du but, il envoyait le cuir à quelques centimètres du montant de Barthez.
Côté azuréen, il fallait patienter un petit quart d’heure de jeu pour se mettre une occasion sous la dent. Mais la patience s’avérait payante pour les visiteurs. Bien que le corner frappé par Ribéry ne trouvait pas preneur Méditerranéen dans la surface locale, Maoulida bénéficiait d’une relance de Beye dans le paquet et d’une position de hors-jeu de son camarade Niang. Alors que l’arbitre de touche revenait à toute vitesse se repositionner, l’ancien monégasque profitait de la nouvelle règle sur les hors-jeu pour s’en aller tromper Coupet.
La réaction Lyonnaise se faisait immédiate et dans la minute qui suivait, Abidal trouvait Tiago à l’entrée de la surface. L’international portugais n’appuyait pas assez pour inquiéter le portier adverse. Même chose pour Fred, dont la tête était captée sans problème par Barthez. Le match avait pris en intensité et les Gones se montraient plus séduisants suite à ce but encaissé. Plus convainquant, puis plus décisif… Fred revenait à la charge, plus déterminé… en réceptionnant au second poteau un corner de Juninho. La reprise réflexe de l'attaquant brésilien fusillait la défense adverse et terminait sa course au fond des filets azuréens (22’ ; 1-1).
Malouda, en forme olympique ses derniers temps, continuait de titiller la défense marseillaise en jouant funambule aux abords de la surface adverse. Il permettait également à Juninho de s’exprimer une seeconde fois sur coup de pied arrêté. La deusième tentative du Brésilien, aux 20 mètres, échouait hors du terrain (30’). On filait vers la mi-temps sur ce score de parité. La frappe de Tiago, à 30 mètres du but (40’) ne changeait pas la donne. Celle de Wiltord, contrée, s’en allait flirter avec le montant de Barthez, mais du mauvais côté.

Les visiteurs ne parvenaient plus à s’exprimer et les fautes de plus en plus fréquentes poussaient Mr Layec à siffler comme un merle, jusqu’au coup de sifflet indiquant la fin de la première mi-temps. Aucune équipe n’avait pris l’avantage, même si, sur le terrain, l’Olympique à domicile menait au nombre d’occasions.

Au retour des vestiaires, Juninho rejoignait Abidal dans la liste jaune de Mr Layec pour une faute sur Ribéry. Le Martiniquais avait immobilisé Maoulida quelques instants plus tôt à l'entrée de la surface de Coupet. Taiwo était également averti par l’homme en noir pour avoir tiré un coup franc avant le coup de sifflet. Malouda prenait la même sanction pour être sorti du mur avant que le Nigérian ne frappe son ballon… et ne trouve finalement que le mur.
Sur un décalage de Ribéry côté gauche, Lamouchi enlevait trop sa frappe à l’entrée de la surface (63’). Et c’est ce même Ribéry qui s’en allait à 100 à l’heure côté droit pour alerter Niang dans la surface de Coupet. Le Sénégalais se défaisait du marquage de Réveillère avant d’ajuster Coupet (65’ ; 1-2).

Les premiers changements s’opéraient. Govou suppléait Diarra, Pagis cédait sa place à Nasri. Un beau jeu en triangle Wiltord - Malouda – Tiago mettait Nino en position de tir. Les filets de Barthez ne bougeaient pas, le tableau d’affichage non plus. On comprenait vite les intentions lyonnaises quand Carew remplaçait Abidal (80’)

Dans le temps additionnel, Taiwo voyait rouge pour avoir retenu Réveillère. Dans la foulé, Juninho déposait le coup franc dans le paquet, Barthez ne parvenait pas à capter le cuir et Govou, à bout portant, enlevait trop sa frappe.
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