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L’OL ne lâche rien

Publié le 05 mai 2007 à 19:37 par BV

Menés durant toute la seconde période, les Lyonnais sont parvenus à égaliser dans les arrêts de jeu, et à dix contre onze. Profitant d'un centre parfait de Sidney Govou, Juninho a trompé Landreau d'une reprise victorieuse de la tête.

Les Lyonnais ne sont pas rentrés bredouilles de leur déplacement parisien. Arrivés dans la capitale avec plusieurs records en ligne de mire, ils en sont revenus avec des certitudes : celle de ne plus pouvoir égaler le nombre de victoires en une saison ; celle qu’il ne leur reste plus qu’un déplacement à Monaco pour s’octroyer seuls le plus grand nombre de victoires à l’extérieur ; celle que leur formidable faculté à revenir au score dans les ultimes minutes n’a pas totalement disparu de leur répertoire. Dans les arrêts de jeu, de la tête ! , Juninho s’est chargé de rappeler aux Franciliens que même blessé - Kim Källström souffre des adducteurs et Fred de la cheville -, le Lyon ne meurt jamais. Les Parisiens peuvent quant à eux être légitiment déçus après avoir longtemps cru tenir leur victoire, précieuse par les temps qui courent.

Avec quarante-et-un point au coup d’envoi de ces quatrièmes retrouvailles avec les Lyonnais, les joueurs de la capitale, n’ignoraient pas que tout point glané face aux quintuples champions de France leur permettrait d’effectuer un grand pas vers un maintien érigé en unique obsession après une première moitié de saison catastrophique. Durant longtemps, Jérémy Clément et ses coéquipiers s’évertuèrent avant tout, avec réussite, à ne pas encaisser de but. Preuve de la volonté manifeste de Paul Le Guen de conserver l’invincibilité née d’un précieux à Lens, l’ancien entraîneur olympien, alignait une formation au milieu renforcé.

Comme face à Toulouse lors de la 34e journée, les Parisiens laissèrent, dans un premier temps, l’initiative à leurs hôtes. Milan Baros, titularisé aux côtés de Fred pour la dernière fois de la saison avant sa suspension de trois rencontres, fut le premier à se mettre en évidence mais sa tête fuit le cadre (9e). Kim Källström n'ajusta guère mieux sa tentative lointaine (11e) puis força Landreau à un arrêt en deux temps (13e) avant de laisser sa place à Juninho après tout juste un quart d’heure de jeu. Au cœur d’une entame de rencontre maîtrisée par les quintuples champions de France, Patrick Müller et François Clerc trouvèrent les gants de Mickaël Landreau (12e et 19e).
A deux reprises, Grégory Coupet empecha Pedro Miguel Pauleta d’inscrire son treizième but de la saison (22e et 32e).
Juste avant la pause, Florent Malouda vit sa frappe contrée par David Rozenhal (41e) et Edouard Cissé envoya le cuir dans la tribune Boulogne (43e).

Malgré une possession de balle nettement à leur avantage, les Lyonnais demeuraient sous la menace d’une formation parisienne depuis peu redoutable et terriblement réaliste en seconde période. Une habitude qu’elle confirma dès le retour des vestiaires. Amortissant de la poitrine un centre de Bernard Mendy pour effacer Anthony Réveillère, Edouard Cissé ouvrit le score d’une frappe puissante du pied gauche (47e).
Les Lyonnais ne tardèrent pas à réagir, mais sans réussite. Au terme d’un cafouillage dans la surface parisienne, Fred, à bout portant ne put cadrer sa frappe (49e) et Florent Malouda appuyer sa reprise de volée (50e).

Durant une demi-heure, les Lyonnais conservèrent le ballon sans parvenir à se montrer suffisamment dangereux pour espérer égaliser. Leur réaction fut tardive mais suffisante pour contraindre les Parisiens à partager les points. Jusqu'au bout du temps réglementaire, bien aidés par une réussite qui leur colle à la peau depuis plusieurs semaines après les avoir fuit lors de la première partie de la saison, Pauleta et ses coéquipiers plièrent mais ne rompirent pas. Sidney Govou contraint Landreau à une parade (75e). Les tentatives de Florent Malouda et de Karim Benzema n’attrapèrent pas le cadre (77e et 88e). Bernard Mendy sauva sur sa ligne le coup franc indirect frappé par Juninho (84e). Fred, blessé à la cheville, laissa ses coéquipiers terminer la rencontre à dix contre onze.
Dans les ultimes secondes, Sidney Govou délivra un centre parfait pour la tête victorieuse de Juninho (93e). Le Brésilien n’avait plus marqué depuis la réception de Sochaux pour le compte de la 26e journée.

Même assurés de remporter un sixième sacre, les Lyonnais ont prouvé qu'ils ne désirent rien céder. Reste un record à aller chercher en principauté et un titre à honorer à Gerland contre Lens et Nantes. Avec une telle envie et une telle rage de vaincre, la fin de saison olympienne s’annonce festive.
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