masculins / OL 2 - Sochaux 1

L'OL passe en force

Publié le 18 mars 2008 à 23:37 par BV

En se qualifiant pour les quarts de finale de la Coupe de France, l’OL fait mieux que la saison dernière*. Pour la quatrième fois en dix ans, il atteint un niveau auquel il ne s'invite pas aussi souvent que sa domination en Ligue 1 le laisserait supposer. Au prochain tour, l’enjeu sera de taille : se hisser dans le dernier carré pour la première fois depuis 1998 ! A trois reprises lors des quatre dernières saisons, les huitièmes ont même constitué un écueil insurmontable pour les champions de France. Cette qualification constitue donc une rareté dans leur récente histoire en coupe, régulièrement interrompue trop précocement. Régulier, c’est également l’adjectif qui entoure Karim Benzema. Dans l’excellence convient-il d'ajouter. Une nouvelle fois, le meilleur buteur de Ligue 1 est le héros de la soirée lyonnaise. Mis en lumière, une fois n’est pas coutume, face à Monaco pour avoir manqué un but « tout fait », l’international français, auteur ce soir d’un doublé, a offert aux siens dans les arrêts de jeu la qualification en poussant au fond des filets un ballon qu’il semble aimanter (91e). Car quand ce n’est pas Benzema qui va au ballon, comme sur le premier but qu’il inscrivit après un somptueux contrôle de l’extérieur du pied, une conduite de balle délicieuse et une limpide frappe du gauche (55e), c’est le ballon qui va à Benzema, comme sur le second but.

Les Sochaliens crurent pourtant l’espace d’une minute endosser le rôle de l’arrosé arroseur. Eux qui, en championnat, ont encaissé à chaque fois deux buts dans les arrêts de jeu lors de leurs deux dernières visites en championnat à Gerland furent tout proches de pousser les Olympiens en prolongations grâce à une égalisation de Traoré (89e).

C’est raté mais il n’est toutefois pas certain que les joueurs de Francis Gillot regretteront longtemps le cafouillage sur un centre de Kader Keita qui permit à Benzema d’inscrire le but victorieux, son 27e de la saison avec l’OL. Pour Sochaux, cette défaite ne change en effet grand-chose. Les Doubistes ont d’autres préoccupations en tête que de défendre le trophée acquis la saison passée sous la houlette d’Alain Perrin. Preuve des ambitions mesurées des lionceaux, leur meilleur buteur, Erding, ne participa qu’au dernier quart d’heure. Rapidement privés de Bréchet, sorti après 3 minutes de jeu, ils ne semblèrent d’ailleurs jamais en mesure de faire chuter les Lyonnais. Avant l’ouverture du score de Benzema, N’Daw (8e) et Mathis (12e et 42e) hors cadre, et Sène dans les gants de Coupet (17e) avaient esquissé de timides tentatives. Une fois seulement, avant l’égalisation de Traoré, Grégory Coupet fut vraiment mis à contribution mais le portier international claqua magnifiquement la frappe enroulée de Pancrate (73e).

Il s’en est donc fallu de peu que les Rhodaniens disputent des prolongations qui n’auraient pas arrangé leurs affaires à quatre jours de la réception du PSG en championnat. Ils ne se seraient pourtant pas fait autant de frayeurs s’ils avaient su concrétiser leurs temps forts. Car sans être réellement oppressants, ils eurent suffisamment d’accès offensifs pour ne pas conditionner leur salut à leur rush final.

En première période, face à une formation sochalienne bien regroupée en 4 – 5 – 1, ils peinèrent à se montrer réellement dangereux. Mathieu Bodmer eut beau naviguer entre les lignes, Grosso et Clerc plonger dans le dos de Birsa et Pancrate, les joueurs d’Alain Perrin abusèrent du jeu long et ne parvinrent que trop sporadiquement à inquiéter Teddy Richert. Ce dernier capta le centre de Benzema dévié par Pancrate (7e), Govou dévissa sa reprise de la tête (11e), Karim Benzema écrasa trop sa frappe (14e), Källström trouva les gants de Richert (30e), enfin, après une ouverture en profondeur de Mathieu Bodmer, la frappe de Karim Benzema rasa la lucarne (38e).

Après leur ouverture du score, ils ne parvinrent pas plus à profiter des espaces laissés par les Sochaliens et se montrèrent bien trop imprécis dans le dernier geste pour s’épargner une fin de rencontre à suspense. A trois reprises, Källström faillit dans la finition (65e, 70e et 75e). Surtout, Richert remporta son face à face avec Benzema (73e) et stoppa la frappe au ras du sol de Bodmer (87e).

La suite, et fin, fut fulgurante et finit de doter les rencontres entre Lyonnais et Sochaliens d’un caractère « fou-fou ». Mais qu’importe le flacon, qu’importe la grosse frayeur tardive, les Rhodaniens sont en quarts de finale. Après trois victoires sur Créteil, Croix de Savoie et Sochaux, ils sont à mi-parcours d’un trophée qui les fuit depuis 35 ans.

* La saison dernière, l’OL avait été éliminé en 8es de finale au Stade Vélodrome par l’OM (1 – 2).
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