masculins / Caen 1 - OL 0

L'OL prépare mal Glasgow

Publié le 08 décembre 2007 à 22:36 par BV

Arithmétiquement, ça aurait pu être bien plus dommageable car l’OL compte toujours 4 points d’avance sur Nancy. Dans le même temps, les Lorrains ont en effet été tenus en échec sur leur pelouse par Valenciennes (0 – 0). La perte n’est donc que d’un point. C’est un moindre mal.

Pour le reste, Alain Perrin aura bien du mal à tirer des enseignements positifs de la première défaite des Rhodaniens à l’extérieur en Ligue 1 depuis près de 4 mois, depuis leur déplacement à Lorient le 18 août dernier. Car dans le jeu, on a déjà connu l’OL plus inspiré et plus concerné par son sujet.
Alors certes, l’un des principaux objectifs de ce match, protéger certains cadres (Grosso, Juninho, Govou et Benzema étaient au coup d’envoi remplacés poste pour poste par Belhadj, Bodmer, Keita et Baros) est atteint. Certes, on ne peut pas en vouloir aux Lyonnais, à trois jours d’une rencontre aussi importante que celle qui les attend à Glasgow, d’avoir manqué d’implication. Certes, remporter deux succès d’affilée est toujours affaire délicate et s’il ne fallait en choisir qu’un, les Rhodaniens opteraient certainement pour le second volet. Certes, la formation caennaise, qui a depuis un mois pris 10 points sur 12 possibles, est actuellement sur un petit nuage, l’OL tombe comme l’avaient fait avant lui Bordeaux et le PSG; s’ils parviennent à pérenniser en seconde partie de saison la générosité et l’organisation entrevues, les Normands ne devraient pas tarder à assurer leur maintien.

Pour autant, à quatre jours d’un déplacement importantissime en Ecosse, le revers des Olympiens tombe mal. Bien sûr l’opposition qu’ils offriront mercredi devrait être tout autre, rendant caduque toute conclusion tirée de cette unique défaite : l’entraîneur des Rangers, Walter Smith, présent dans les tribunes du Stade Michel d’Ornano, ferait mieux de jeter ses notes, l’OL que ses protégés accueilleront mercredi ne devrait pas avoir grand-chose à voir avec celui observé. Pourtant, gagner aurait idéalement placé les Rhodaniens sur orbite. Il faudra faire sans.

Face au PSG, les joueurs de Franck Dumas avaient attendu la fin de rencontre pour enfin faire la décision, profitant d’une erreur du défenseur parisien Ceara. Face aux champions de France, ils n’ont dû leur succès qu’à leur envie, à leur très bonne entame de rencontre et à la classe de leur attaquant Yohann Gouffran. Sur un centre de Gomis, le dégagement de Toto Squillaci rebondit sur la poitrine de Cleber Anderson avant de revenir dans les pieds de Gouffran qui trompa Rémy Vercoutre à bout portant (17e). L’ouverture du score normande récompensait alors l’équipe la plus volontaire, la plus concentrée également. Après une énorme occasion de la tête de Cleber Anderson (4e), Toto Squillaci avait ainsi oublié dans son dos Gouffran, le pointu de l’international espoir filant au ras du poteau (6e) ; sur un centre de Nivet, Thiam était trop court (7e) ; Rémy Vercoutre claquait le centre-tir de Deroin (12e). Dans une configuration « mixte » et face à des Caennais archi-motivés par la perspective d’effacer leur défaite en Coupe de la Ligue face à l’OL le 31 octobre dernier (1 – 3), les Lyonnais tardèrent à entrer dans la rencontre. Sur coup franc, Hatem Ben Arfa fut le premier à faire briller Vincent Planté (20e). Puis ce dernier capta en deux temps la frappe de Kim Källström (25e) et repoussa le tir aussi puissant que lointain de Kader Keita (26e). L’Ivoirien, vit ensuite sa tête s’enfuir au dessus du but (40e).

Attendre et procéder par contres rapides, c’est la tactique que devraient appliquer à la lettre les Rangers mercredi soir. C’est ce que s’employèrent à réaliser avec réussite et intelligence les Caennais. Gouffran au dessus (32e), Florentin au ras puis sur le poteau (68e et 78e) et Grondin sur Rémy Vercoutre (88e) auraient ainsi pu donner plus d’ampleur au succès des promus. Autre ingrédient indispensable pour mater les Lyonnais : plier sans jamais rompre. Et ce malgré la triple entrée à la 68e minute de jeu de Benzema, Govou et Juninho en lieu et place de Baros, Keita et Källström. Vincent Planté repoussa ainsi successivement les tentatives de Källström (50e), Toulalan (52e) et Govou, au sortir d’une belle « louche » en profondeur de Benzema (88e).

Les Lyonnais doivent désormais bien vite oublier ce revers et chasser les doutes qui pourraient en découler. Quatre jours, c’est heureusement trop peu pour gamberger. Tout ça ne sera plus qu’un mauvais souvenir s’ils parviennent à s’imposer mercredi dans ce qui constitue le match le plus important de leur première moitié de saison...
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