masculins / OM 2 - OL 1

L'OL pris à son propre jeu

Publié le 31 janvier 2007 à 23:47 par BV

L’OL a plongé sur un rush de fin de rencontre du type de ceux qui faisaient sa force au cœur de l’automne. Les Olympiens irrésistibles dans les dernières minutes il y a tout juste 2 mois ont connu l’amère déception de céder une victoire dans les ultimes instants.

Les hommes de Gérard Houllier sont tombés sous les accélérations phocéennes comme le PSG avait lâché à Gerland en Coupe de la Ligue (2-1).
Les Lyonnais ont payé de leur qualification leur incapacité à « tuer » le match, la faute à une maladresse dans le dernier geste et à un portier marseillais qui multiplia les parades dans les instants « de vérité ».
A n’en pas douter cet OL du mois de janvier est moins confiant et sûr de sa force que l’invincible rouleau compresseur automnal qui avait plongé l’OM dans le doute lors de la 10e journée de Ligue 1, emmené par un Juninho touché par la grâce et un Karim Benzema « hors catégorie ». L’espoir demeura pourtant vivace durant la quasi-intégralité de la rencontre, simplement réduit à néant par deux tardifs, et si intenses, spasmes offensifs phocéens.

Au soir de cette élimination, les motifs de satisfaction sont pourtant nombreux dans les rangs lyonnais. L’OL a en effet dominé son sujet durant une heure avant de baisser pavillon en fin de rencontre. Autre point positif pour les quintuples champions de France : Milan Baros a confirmé les bonnes dispositions entrevues contre Nice. L’absence de Karim Benzema conjuguée à la suspension de Jérémy Toulalan et la blessure d’Alou Diarra avait en effet contraint Gérard Houllier à innover en alignant l’international tchèque et Fred dès le coup d’envoi.

Peut-être peu habitués à composer avec une attaque bicéphale, les leaders de la Ligue 1 patientèrent 18 minutes avant d’inquiéter Cédric Carrosso. L’entame de rencontre fut ainsi en tous points dissemblable aux dernières sorties des Lyonnais, les Marseillais se procurant les meilleures occasions. Nasri envoya sa frappe au dessus après une remise de Cissé (3e) et Ribéry conclut son slalom entre Clerc et Tiago par une frappe dans le petit filet de Grégory Coupet (17e). Maladroits au moment de trouver Cissé dans la profondeur, les Phocéens se firent surprendre sur la première incursion des champions de France dans leur surface. Contrairement à leurs dernières sorties, les hommes de Gérard Houllier ne gâchèrent pas pléthore d’occasions avant de trouver le chemin des filets. Sur un coup franc excentré, Juninho déposa son centre sur la tête de Cris (18e).
Incapables de s’appuyer sur leur trio Nasri - Ribéry - Cissé, les Marseillais s’en remettaient à de rares sauts d’humeur offensifs. Sur corner, Cana ne put cadrer ni son coup de tête (29e) ni sa frappe lointaine (39e) et Maoulida buta sur Grégory Coupet après une longue ouverture de Taiwo (37e). Juste avant la pause, Coupet capta aisément un coup franc de Ribéry repris de la tête par Cana (45e).

Devant des Marseillais de plus en plus maladroits dans la zone de vérité, les Lyonnais demeuraient dangereux. La frappe de Tiago s’enfuit à gauche du but de Carrasso (41e). Au terme d’une percée de Milan Baros, le Portugais trouva les gants du portier phocéen (51e) et Sidney Govou le virage sud du Vélodrome (65e).

L’entrée en jeu de Niang accula un peu plus les Rhodaniens sur leur but. Maoulida manqua le cadre après un centre en retrait de Niang que Cissé ne put reprendre (69e) et Cissé alla trouver, en force, le poteau gauche de Grégory Coupet (72e).

Juninho et ses partenaires furent tout proches de profiter du manque de réalisme des Phocéens pour faire le break mais Carrasso se montra décisif à trois reprises, claquant les tentatives de « Juni » (66e) et Tiago (74e) avant de se coucher sur l’ultime tentative de Sidney Govou (93e). Récemment montré du doigt pour des prestations en demi-teinte, il entretint vivace les espérances des siens et bonifia à merveille l'accélération de la dernière chance des hôtes du Vélodrome.
Le final des Marseillais fut à la hauteur de la pression que mit le Vélodrome sur les quintuples champions de France. Coupet claqua le centre-tir de Cissé mais ne put rien sur l’égalisation de Pagis (87e). Dans les arrêts de jeu, sur un centre de Beye, Niang porta l’estocade (91e).

Les Lyonnais échouent une nouvelle fois précocement en Coupe de France. Comme l’an dernier, ils laissent filer la Vieille Dame au passage de l’OM. L’élimination est cruelle et triste mais les Lyonnais devront bien vite oublier leur frustration et cultiver les bons points entrevus au Vélodrome pour se reprendre très vite en championnat… et ce, dès dimanche contre Troyes. La Vieille Dame a parfois ses raisons que la raison ignore. Depuis 2 saisons, l’OM élimine le leader incontesté de la Ligue 1 2 buts à 1. Aux Lyonnais de savoir très vite rebondir pour aller cueillir un 6e titre d'affilée en championnat et forcer leur destin en coupes.
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