masculins / Bayern Munich - OL : 1 - 1

L'OL ramène un point de Munich

Publié le 30 septembre 2008 à 23:30 par BV

L’OL n’est pas revenu bredouille de son déplacement à Munich, c’était l’objectif annoncé avant la rencontre; dans ces conditions, le nul ramené de l’Allianz Arena est un résultat satisfaisant.

Avec deux points en autant de matchs, l’OL demeure invaincu cette saison sur la scène européenne et garde son adversaire du soir dans sa ligne de mire. Le match nul de la Fiorentina, à domicile contre le Steaua Bucarest, ferait presque du champion de France le vainqueur de cette deuxième journée dans le groupe F ; lui permet en tout cas de demeurer bien placé dans la course à la qualification pour les huitièmes de finale. Au soir du tirage au sort, les champions de France auraient certainement signé pour un partage des points chez les champions d’Allemagne ; les regrets existent pourtant. D’une part parce que l’OL aurait pu, comme en 2003 - 2004, gagner, si Karim Benzema avait remporté son face à face avec Rensing (83e) ; d’autre part parce que ce Bayern semblait « prenable ».

Il ne faut toutefois pas faire la fine bouche, un tiens vaut mieux que trois tu l’auras. Pour autant, le coup est loin d’être parfait. Les champions de France ont en effet vu Sidney Govou, touché à la cheville droite, sortir prématurément et récolté une valise de cartons jaunes qui pourraient les pénaliser un peu plus tard (Makoun, Cris, Mensah et Juninho).

A Munich, Juninho a un peu plus étiré sa renommée européenne sur coups francs. Auteur, il y a quatre saisons, d’un but somptueux dans la capitale bavaroise, le capitaine lyonnais a remis ça, se rappelant au bon souvenir des supporters allemands.

Grand artisan des deux buts lyonnais contre la Fiorentina, le Brésilien fut, en première période, à l’origine de la plupart des actions dangereuses des Rhodaniens. En Ligue des Champions, les occasions de but sont plus rares qu’en Ligue 1, les coups de pied arrêtés n’en prennent que plus d’importance. Et dans ce domaine, avec Juni on est mieux que sans ! Chacun de ses coups francs amena le danger sur les buts de Rensing. Personne ne coupa les deux premiers (2e et 4e) ; sur le troisième la tête de Fred fut repoussée sur sa ligne par le portier bavarois (12e). Même à 50 mètres du but adverse, sa frappe fait peser une menace constante sur les buts adverses. Dévié de la tête par Demichelis, son centre tendu permit aux Rhodaniens de mener à la pause (1 – 0, 25e). Un avantage que ces derniers devaient également à Hugo Lloris, auteur de parades décisives sur des tentatives de Ribéry (23e) et Toni (30e), et à la maladresse de l’attaquant italien (40e).

Mais comme face à Nancy, il y a trois jours, l’OL ne parvint pas à bonifier ses temps forts. Les frappes de Réveillère, hors cadre (16e), et Benzema, trop écrasée (18e), auraient pu définitivement assommer le Bayern avant la pause. Dommage car la seconde période fut bien plus compliquée.

Timides et trop trop souvent étourdis, les Lyonnais virent déferler les assauts munichois. Lloris dut s’employer devant Toni (49e) puis regarda la tête de l’international italien frôler son montant (50e). Le gardien lyonnais ne put en revanche qu’effleurer le coup de tête de Zé Roberto, parfaitement trouvée par Klose (54e).

La fin de match fut stressante, chacune des deux équipes s’offrant des opportunités de remporter la victoire. Benzema (55e) et Mounier (76e) ne coupèrent pas correctement les centres d’Ederson ; le tir de Ribéry rasa le poteau de Lloris (65e).

Dans les dernières minutes, les centres en direction de Toni firent frissonner la défense lyonnaise qui ne rompit pas. L’OL occupe toujours la deuxième place du groupe F, avec deux points en deux matches et devra faire la différence lors du double affrontement qui l'attend face au Steaua Bucarest pour disputer à nouveau les huitièmes de finale.
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