masculins / OL - Fiorentina : 2 - 2

L'OL remet ça !

Publié le 17 septembre 2008 à 22:56 par BV

Sur un plan comptable, l’affaire n’est certes pas fameuse, l’OL a débuté sa campagne européenne par un match nul à domicile (2 – 2) face à la Fiorentina, une équipe avec laquelle il pourrait bien lutter jusqu’au bout du mois de décembre pour une place en huitièmes de finale.

La satisfaction de la soirée ne réside pas dans le bilan arithmétique mais dans la manière. Menés de deux buts à un quart d'heure de la fin, alors que se profilait le spectre de Glasgow de la saison passée, les joueurs de Claude Puel ont su trouver les ressources nécessaires pour arracher un point qui pourrait s’avérer précieux, surtout pour priver les Florentins de deux points supplémentaires qu’ils ont longtemps cru tenir et que leur maîtrise des 73 premières minutes aurait peut-être mérités.

Mais, pour espérer atteindre les objectifs qu’il s’est fixés, l’OL devra à l’avenir perdre sa récente mauvaise habitude de concéder à ses hôtes un handicap de deux buts et retrouver la solidité défensive qui fut la sienne avant la trêve internationale. Comme face à Nice il y a 4 jours, les Olympiens n’ont dû leur salut qu’à un sprint haletant. Face au Gym, il l’avait étirée sur plus d’une heure de jeu jusqu’à coiffer les Azuréens sur le poteau, cette fois-ci ils l’ont concentrée sur le dernier quart d’heure ; trop tard pour espérer mieux qu’un partage des points. Face au Gym, ils avaient pu s’appuyer sur les coups de pieds arrêtés de Juninho, ce coup-ci, ils ont été sauvés par Karim Benzema, auteur d’une passe décisive pour Piquionne (72e) puis buteur (85e) salutaire.

Il faut dire qu’ils s’étaient, en première période, bien compliqué la vie. Alors qu’ils semblaient maîtriser le début de rencontre durant lequel Fred avait trouvé les gants de Frey (5e), Bodmer la transversale (7e), que Fred avait vu sa tentative à bout portant s’enfuir au ras du poteau (7e), le centre de Zauri trouva la tête victorieuse de Gilardino (11e). Sur le coup, l’OL sembla se mettre en difficulté tout seul : Kuzmanovic profita d’une mauvaise relance de Boumsong, préféré à Cris, et déposa le cuir sur l’ancien attaquant du Milan AC qui bénéficia au passage d’une glissade de Lloris.

Frey mit ensuite en échec Govou (14e), Juninho (27e) et Toulalan (29e). En première période, le portier florentin montra que sa popularité transalpine mériterait de franchir les Alpes. Les Lyonnais vérifièrent eux, la lapalissade selon laquelle pour marquer il faut cadrer. Fred en extension sur un centre de Benzema (32e) puis de la tête (35e), et Karim Benzema (39e) n’attrapèrent pas le cadre.

Et, à force de rebondir contre le mur violet, l’arrière garde lyonnaise se désorganisa un peu plus. Après une première alerte d’Almiron sur la barre (20e), une perte de balle de Boumsong contraignit Lloris à gagner son face à face avec Mutu (33e). A deux reprises, Kuzmanovic s’essaya de loin (34e et 41e). L’affaire semblait alors bien mal embarquée. Elle se compliqua singulièrement quelques minutes avant la pause lorsque Gilardino remit ça, sur une copie du premier but. Ce coup-ci, c’est Mutu qui centra pour Gilardino une nouvelle fois esseulé au second poteau (42e).

En début de seconde période, l'OL peina à s'approcher des buts de Frey, se résignant à des frappes loitaines de Benzema (51e) et Juninho (68e) stoppées par le gardien florentin ou hors cadre (63e). Mais les joueurs de Claude Puel eurent le bon goût de garder le meilleur pour la fin. L'OL s'offrit un dernier quart d’heure de folie, grâce à une réduction du score de Piquionne bien servi par Benzema, alors que Zauri, allongé au sol, couvrait toute l’attaque lyonnaise (72e). L’histoire semblait sur le point de bégayer. Frey retarda l’échéance devant Ederson (73e) et Toulalan (79e). Ce dernier et Juninho virent ensuite leur frappe effleurer la transversale (80e et 78e). Mais, comme face à Nice, Benzema surgit pour égaliser d’une frappe puissante (85e) à la conclusion d'une combinaison avec Juninho sur coup franc.

S’il ne fait pas l’affaire des Lyonnais, ce partage des points est un moindre mal au regard de la physionomie d'un match qui parraissait perdu. A l’avenir, et s’ils veulent prolonger leur aventure continentale au cœur du printemps, ils devront tout de même se rappeler que rien ne sert de courir, qu’il faut partir à point.
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