masculins / Montpellier 0 - OL 2

L'OL sans trembler

Publié le 16 août 2003 à 20:24

Deux buts de Claudio Caçapa et d'Eric Carrière dans la première demi-heure ont permis à l'OL de s'imposer ce soir à Montpellier, dans un match maîtrisé de bout en bout par les Champions de France. Mieux encore, les Lyonnais ouvrent leur compteur à l'extérieur et brisent par là même le signe indien face à leur traditionnelle bête noire. Comme le 20 mai dernier, les Gones réalisent donc une opération particulièrement fructueuse en terre héraultaise...





Pour l'OL un déplacement à Montpellier est toujours spécial. Parce que le président héraultais, le fameux Louis Nicollin est Lyonnais et qu'une victoire face au deuxième club de son coeur revêt toujours pour lui une saveur particulière. D'ailleurs, conséquence sans doute, les Gônes se sont souvent cassés les dents à la Mosson, quand ils n'éprouvaient pas les pires difficultés à venir à bout des Héraultais à Gerland. Et puis ce voyage est particulier parce que, tout le monde s'en souvient, c'est là que les Olympiens sont venus chercher, le 20 mai dernier, leur deuxième titre de Champion de France.



Alors inévitablement, l'OL avait toutes les raisons de bien faire ce soir, notamment pour confirmer sa prestation de standing réalisée la semaine dernière face à Monaco. Et c'est peu dire que les Lyonnais ont réussi dans leur entreprise ce soir. On jouait depuis seulement 26 minutes et déjà les Champions de France s'étaient mis à l'abri. Dominant assez nettement le début de la rencontre, les Olympiens ne faisaient, en effet, pas traîner les choses. Dès la 11e minute, Caçapa reprenait ainsi victorieusement un corner de Juninho d'une tête rageuse qui ne laissait aucune chance à Riou et Carotti, pourtant bien placé sur sa ligne. Et après un superbe mouvement lyonnais conclu par une tête de Luyindula échouant sur la barre (23'), Carrière portait le coup de grâce, en glissant au fond des filets un ballon repoussé par Riou à la suite d'un bon tir de l'attaquant olympien, aux 20 mètres (26').

L'OL venait donc de plier le match, d'autant que la maîtrise collective dont il faisait preuve, à la fois de par sa technique tout en mouvement, que dans le quadrillage du terrain et dans la récupération incessante du moindre ballon adverse dangereux, ne souffrait d'aucune contestation. Les Gones, jouant en véritables patrons sur le terrain, dans la lignée de leur prestation précédente face Monaco, se créaient donc encore logiquement les meilleures occasions. A l'image de ce nouveau face à face entre Riou et Carrière, consécutif à une belle ouverture de Juninho, remporté cette fois-ci par le portier montpellierain (32'), ou encore de cette action parfaite entre Carrière et Luyindula dont n'était pas loin de profiter Essien, tirant finalement juste au-dessus (38'). Autant dire qu'à la pause, cet avantage lyonnais de deux buts, n'était pas usurpé.



Mais on n'attendait néanmoins un peu mieux de ces Montpelliérains, brillants vainqueurs de Bordeaux la semaine dernière (1-0), au retour des vestiaires. Cependant, il n'y avait visiblement rien à faire ce soir face à cet OL là. Car malgré une volonté plus affirmée des hommes de Louis Nicollin au début du second acte, Coupet n'avait pas encore vraiment l'occasion de se chauffer les gants. Il fallait en fait attendre la... 68e minute et une frappe lointaine de Doumeng pour que le gardien international olympien effectue son premier arrêt, sans beaucoup de difficulté néanmoins. Et comme, de leur côté, les coéquipiers de Cap'tain Caçapa n'avaient pas vraiment intérêts à prendre des risques, le spectacle venait plutôt des arbitres, Alain Sars et son assesseur, emberlificotés dans leurs fils de système électronique d'oreillettes...

En marge de cette curieuse scène, qui emmenait Paul Le Guen dans un large sourire, son homologue Gérard Bernardet tentait de relancer la dynamique héraultaise en remplaçant, en l'espace d'un quart d'heure, Godmeche, Hiroyama et Descamps par Mansaré, Robert et Doumeng, sans pour autant que cela change grand chose à la physionomie d'une partie dirigée de main de maître par l'OL. Une nouvelle preuve en était apportée sur une ouverture spectaculaire de Carrière, excellent ce soir, qui d'une belle louche par-dessus la défense envoyait Essien défier Riou. Sur ce coup là, le meilleur ami de Rémy Vercoutre parvenait à dégager in extremis le danger à la limite de sa surface (72'). Mais il devait s'avouer vaincu quelques minutes plus tard sur une tête de Müller, entré en jeu à la place du Ghanéen (74'). Malheureusement pour le Suisse, son ballon ne faisait que frôler les montants du gardien montpelliérain (81').



Les déboires du Riou et de ses coéquipiers, largement dépassés durant 90 minutes, s'arrêtaient donc là. Pour l'OL, en revanche, la prestation dévoilée ce soir éloigne, sans doute définitivement, les démons de sa défaite initiale à Lille, qui réalise par ailleurs un début de saison en boulet de canon en prenant le commandement la Ligue 1 après une troisième victoire à Toulouse (3-0). Si les Lyonnais poursuivent sur cette voie, affichant encore autant de rigueur et de force collective, nul doute qu'ils voyageront longtemps en première classe !









T.L.
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