masculins / OL 0 - Bordeaux 0

L'OL s'en accommodera

Publié le 05 février 2006 à 23:50 par SR

A 14 journées de la fin du championnat, ce match revêt une importance particulière, et non pas seulement pour les 22 acteurs du coup d’envoi. <br> « Beaucoup d’espoir repose sur nous » reconnaissait Cheyrou sur le site bordelais.

Cette rencontre donnait le sentiment de revêtir un intérêt général pour ce championnat… voire d’une « utilité » côté médias. Relancer la Ligue 1 en mal de suspense depuis quelques temps, c’est ce que les Girondins s’étaient mis en tête en débarquant entre Rhône et Saône. Dans une spirale gagnante en championnat, écartant 1 à 1 ses rivaux –Auxerre, Monaco, Lens – et enfonçant le clou face à Strasbourg, les coéquipiers d’Ulrich Ramé étaient effectivement en pleine confiance. 13 points de pris sur 15 en 2006, 1 seul but encaissé. Rien ne semblait déstabiliser ce collectif.

Le départ ni vu ni connu de Kodjo Afanou ne faisait même pas ombre au tableau de Ricardo. Une ombre que Beto, en provenance du Sporting Portugal aurait vite dissimulé en signant son entrée fracassante contre Sannois Saint-Gratien en Coupe de France.
Henrique, Denilson et Jurietti signaient quand à eux leur retour de suspension ; le dernier restait cependant absent puisque blessé aux adducteurs ; Chamack, lui, était déjà revenu de la CAN…
Alors tout allait bien, d’autant plus que dans leur dos, Auxerre, Lille et Paris n’avançaient pas lors de cette 25ème journée. Mais que demande le peuple girondin… si ce n’est une victoire. Une de plus, une au goût de luxe face au leader lyonnais tout juste remis de 120 minutes d’efforts à Ajaccio pour accéder aux 1/8ème de final de Coupe de France. Réveillère et Carew en moins, Clerc reprenait place sur le flanc droit de la défense. Fred, en pointe, retrouvait Malouda et Govou à ses côtés.

Les premières offensives étaient sur coup franc. Juninho s’en procurait un premier coté droit qu’il envoyait au premier poteau où Malouda, trompé par le rebond, ne parvenait pas à cadrer (9’).
Un second coup franc du spécialiste, de l’autre côté, était bien capté par Ramé. Tiago tentait lui aussi sa chance à distance, sa frappe du gauche ne trouvait pas le cadre (18’), celle du droit non plus (19’). Le ballon se promenait bien sur le terrain, qu’il soit accompagné par les locaux ou les visiteurs. Sur corner, le dos de Cris, gêné par Fernando, propulsait le cuir sur la barre (34’). Le ballon continuait de tourner et dans le plus souvent des cas, c’est dans les pieds des Gones qu’il circulait.
Suite à une forte accélération, Monsoreau se tenait la cuisse droite, décidément, le sort continuait de s'acharner sur les défenseurs lyonnais (43’). Wiltord entrait alors en jeu et Malouda reculait pour finir la mi-temps.
Le score n’avait pas bougé au terme d’une première période assez équilibrée.

Au retour des vestiaires, Laslandes cédait sa place à Chamackh, qui retrouvait une équipe bien en place défensivement, ne laissant que très peu d’occasions à son adversaire du soir. Fred plaçait tout de même une belle tête mais Ramé était sur la trajectoire pour capter le ballon sans pépin. Le jeu s’accélérait et derrière, Cris faisait toujours des merveilles. L’accumulation des fautes poussait Mr Bré à sévir. Après un premier carton jaune pour Fernando, Henrique puis Darcheville prenait du jaune à leur tour. Juninho obtenait alors 2 nouvelles occasions pour tromper Ramé sur coups franc. Le premier trouvait le mur… le second les tribunes du virage Nord. Des changement s’opéraient : Darcheville pour Alonzo et Fred pour Benzema (76’). Clément entrait également pour suppléer Tiago, victime d’un coup. De faute en faute, on se faufilait à la fin du temps règlementaire. Les Bordelais tenaient bon et obtenaient même un dernier coup franc dans les arrêts de jeu. Pour cette dernière occasion, leur première de cette seconde période, Denilson ne cadrait pas.

Pour la première fois de la saison, les Gones retrouvaient les vestiaires sans avoir ouvert la marque. Leur adversaire avait bouclé devant Ramé et de l’autre côté du terrain, Coupet n’avait rien à se mettre sous la dent.
9 points d’avance au départ, 9 à l’arrivée. Tout le peloton de tête faisait du surplace lors de cette 25ème journée, qui n’apporta rien de neuf.
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