masculins / OL 3 - Monaco 1

L'OL sur sa lancée

Publié le 20 octobre 2007 à 19:46 par SR

C'était un match de retrouvailles. Pour leur retour en Ligue 1 les Olympiens ont renoué avec la victoire et confortent leur fauteuil de leader, en attendant le résultat de Nancy, demain.

Quant au club de la principauté, les ennuis persistent. La trêve internationale n’aura eu aucun effet sur les hommes de Ricardo qui ont connu l’élite à la faveur d'une belle série en début de saison. Depuis, l’ASM est rentrée dans le rang. La période de disette s’élève aujourd’hui à 5 rencontres. Inquiétant, comme leur 12ème place au classement ou encore la confiance perdue des joueurs de la principauté.

Pourtant, les Monégasques étaient bien rentrés dans leur match en s’appuyant notamment sur Köller, bien à l’aise dans son rôle de pivot. Le géant Tchèque avait aussi allumé la première mèche en jouant de sa robustesse pour se démarquer de Cleber Anderson mais sa frappe, trop croisée, ne trouvait pas le cadre. Son positionnement permettait aux siens de siéger dans le camp olympien durant les dix premières minutes jusqu’à ce que Mr Kalt offre à Juninho un penalty, que le brésilien convertissait en but une poignée de secondes plus tard (1-0). Le jeu penchait alors en faveur des hôtes de Gerland avec Govou et Ben Arfa en animateurs de couloirs, permettant ainsi à leur capitaine de s’exprimer pleinement aux abords de la surface adverse. Un coup franc repoussé par Roma (14’) puis une passe décisive après avoir dribblé 3 adversaires pour Anthony Réveillère, le Brésilien permit à son équipe de prendre le jeu à son compte… avant de prendre le large au tableau d’affichage. Lancé dans l’intervalle, Anthony Réveillère reconquérait pour la seconde fois en L1, le chemin du but, d’une frappe du droit aux 16 mètres 50 (18’ ; 2-0).

Des retrouvailles ? Il y en a également eu sur la pelouse puisque Squillaci rencontrait son ancien club même si la plupart de ses camarades avaient déserté l’équipe. Berthod, lui, retrouvait tantôt Govou, tantôt Ben Arfa dans son couloir gauche tandis que Monsoreau avait fort à faire au milieu de terrain pour contenir les assauts de Juninho et consorts. Après 20 minutes, la messe était dite même si une lueur d’espoir pouvait renaître chez les « rouge et blanc » lorsque « Sly » démontrait au public de Gerland que son jeu tête était toujours aussi efficace. Sur un coup franc de Meriem, il réduisait le score avant de retrouver les vestiaires (41’ ; 2-1) après une mi-temps dont Ricardo restera navré. Et ce, malgré les efforts de Menez qui a vu sa frappe du gauche bien captée par Vercoutre (30’) ou son tir enroulé déviée par Anderson en corner (38’). Peiné, ennuyé, Ricardo procédait à ses premiers changements dès le retour des vestiaires. Pinot et Bolivar restaient ainsi sur la touche et laissaient leur place à Perez et Leko. Monsoreau reculait dans l’axe de la défense.

Benzema, lui, retrouvait, comme à l’accoutumé, le chemin des filets. Il lui fallait simplement être patient et bien tirer profit de chacune de ses opportunités, et dans ce domaine là, Karim rayonne. Il jouait le une deux avec Juninho mais n’appuyait pas assez sa frappe (24’) ou croisait trop son tir pour inquiéter Roma (30’) lors des 45 minutes de la première mi-temps. Puis la première occasion de la seconde période était la bonne. Il se démenait sur le flanc gauche pour conserver le cuir devant deux monégasques et sollicitait le une-deux avec Govou afin de se retrouver seul devant Roma. De son pied gauche, l’international Français inscrivait son 11ème but cette saison en autant de rencontres (50’ ; 3-1). Un but qui venait clore la bien belle prestation du jeune Lyonnais tout juste auréolé du trophée « meilleur buteur du mois de septembre » de la Ligue 1 Orange. Un but qui venait également abattre les espoirs des Monégasques, impuissants malgré le remaniement tactique de Ricardo depuis la reprise. Fier du devoir accompli Benzema sortait sous les applaudissements du stade de Gerland pour le retour de Fred que l’on n’avait pas revu en championnat depuis mai dernier suite à une blessure contractée face au PSG.

En fin de rencontre, Cufre et Leko prenaient une biscotte jaune ; Ben Arfa croisait trop sa frappe (75’) ou ne parvenait pas à dribbler le gardien adverse (88’) ; Keita, seul devant Roma, ne parvenait pas à frapper (84’) et Fred, contré de justesse aux abords de la surface ne parvenait pas à alourdir la marque (89’).

L’OL, inflexible en championnat (7 victoires lors des 8 derniers matches), reprend de la meilleure des manières la compétition avant un déplacement à « quitte ou double » en Champions League, chez le VfB Stuttgart, défait 4 à 1 à Hambourg.
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