masculins / Lens 0 - OL 4

L'OL sur une autre planète

Publié le 17 décembre 2006 à 23:14 par BV

Il ne fait décidément pas bon se situer dans le sillage des Lyonnais en cette première partie de saison 2006/2007. Imprimant un rythme d’enfer, les hommes de Gérard Houllier ne cessent de repousser les limites d'une domination qu'ils imposent avec une étonnante régularité.

Au terme du dernier acte de la 18e journée remporté 4 buts à 0 aux dépens de son dauphin, le RC Lens, l’OL peut s’enorgueillir d’avoir vaincu ses huit premiers poursuivants au classement. Il faut ainsi remonter à la 10e place de la Ligue 1 pour trouver trace de la première équipe, Rennes, à n’avoir pas subi la loi des champions de France.
Ultra dominateurs sur leur pré carré, grâce à ce succès à Bollaert, les Lyonnais relèguent à 17 points leurs rivaux du soir… un gouffre qu’ils ne cessent de creuser, journée après journée. Avec l’autorité du champion, ils ont fait tomber les Sang et Or dans leur imprenable forteresse de Bollaert : une première depuis la venue dans le Nord de Nancy le … 11 janvier 2006.

Au coup d’envoi, l’exercice semblait pourtant moins aisé que les 14 points d’écart entre les deux équipes ne le laissaient présager. Les blessures touchant le secteur offensif olympien avaient en effet contraint Gérard Houllier à innover, n’alignant aucun avant centre de formation, Clerc dans une inhabituelle position de milieu offensif droit, et 4 « milieux défensifs » pour renforcer l’entrejeu rhodanien. Pour corser le tout, au terme d’un premier quart d’heure vierge de toute occasion de but, à l’exception d’un coup franc de Keita aisément capté par Coupet (5e), Anthony Réveillère sortit sur blessure au profit de Sidney Govou.
Le natif du Puy en Velay à peine entré, Juninho bonifia un coup franc longue distance, son 4e de la saison, sa 7e réalisation personnelle (22e).

K.O., les Lensois accusaient le coup et étaient tout proches de rompre lorsque Toto Squillaci ne put cadrer, de l’épaule, un corner du numéro 8 olympien (25e). Les Lyonnais confirmaient leur aisance sur coups de pied arrêtés. Un nouveau coup franc, généreusement accordé par Laurent Duhamel après une glissade de François Clerc, offrit à Juninho une nouvelle opportunité de centrer pour la reprise victorieuse à bout portant de Florent Malouda (33e). Grâce à son 9e but de la saison, le Guyanais envoyait Charles Itandje chercher le ballon dans ses filets pour la seconde fois de la soirée, soit autant en un peu plus d'une demi-heure que durant l’intégralité du début de saison lensois à domicile.

Au retour des vestiaires, les quintuples champions de France remirent ça … toujours sur coup franc. L’offrande de Juninho fut reprise du gauche en pivot, par Malouda. Itandje ne put capter le cuir qui revint sur Cris pour le troisième but olympien (50e).

Un ton au dessus, les Lyonnais déroulaient devant des Artois incapables de se procurer la moindre occasion. Le calvaire des hôtes de Bollaert n'était pas terminé. En deux temps Juninho corsa encore un peu plus l’addition. Sa première frappe à l’entrée de la surface ne trouva pas le cadre (56e). Après un centre en retrait parfait de Sidney Govou, sa seconde du plat du pied fit mouche (62e). Seul Demont en fin de rencontre permit aux hommes de Francis Gillot de ne pas terminer nantis d’un bilan offensif quasi vierge (78e et 90e).

Grégory Bettiol pouvait sereinement fouler une pelouse de Ligue 1 pour la première fois de sa jeune carrière. Depuis bien longtemps déjà, l’issue de la rencontre s’était vue dépouiller de tout suspense. Non satisfait d’éloigner son dauphin à 17 points, le champion de France y a ajouté la manière en reléguant au rôle de simples spectateurs des Sang et Or pourtant invaincus depuis 9 rencontres. Au terme de cette démonstration collective, les Lyonnais semblent plus que jamais sur une autre planète.

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