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L'OL tient sa finale

Publié le 17 janvier 2007 à 23:20 par BV

Le 31 mars l’OL disputera la finale de la Coupe de la Ligue contre Bordeaux. Un tirage au sort complice avait réservé aux Lyonnais 3 matchs à domicile pour rejoindre le Stade de France. Le 31 mars l’OL jouera la finale de la compétition contre Bordeaux.

Les hommes de Gérard Houllier n’ont pas manqué l’opportunité de briguer un second succès en Coupe de la Ligue, 6 ans après leur finale victorieuse face à Monaco en 2001.

Preuve de l’intérêt porté par Gérard Houllier à cette compétition : le onze de départ de l’entraîneur olympien était semblable en tous points à celui aligné lors de la réception du Real Madrid le 13 septembre 2006, seul Rémy Vercoutre s’invitant à la fête en lieu et place de Grégory Coupet blessé.
Après leur défaite à Toulouse la réaction des Lyonnais était attendue et épiée. Durant une rencontre à sens unique, les quintuples champions de France ont fait étalage de leur faculté à répondre présents dans les moments importants, dominant de bout en bout une équipe mancelle accrocheuse mais bien trop timide pour espérer quitter Gerland victorieuse. Devant un OL qui avait retrouvé son liant et sa capacité à faire feu de tout bois, les Manceaux n’auront qu’en de trop rares occasions fait illusion quant à leur capacité à faire obstacle au TGV lyonnais bien décidé à s’octroyer son premier trophée de coupe depuis qu’il a fait main basse sur le titre de champion de France.

Impatients d’humer le parfum oublié d’une finale, les Rhodaniens ne laissèrent que peu d’espoirs à leurs visiteurs du soir. Sessegnon décocha ainsi la première frappe de la rencontre, bien captée par Rémy Vercoutre (1e). Romaric s’essaya sans plus de réussite au coup franc, au dessus (10e) puis sur le portier lyonnais (38e). C’était déjà mieux que les Toulousains qui avaient attendu 63 minutes avant d’entrevoir, victorieusement, le but adverse. Le problème pour les hommes de Frédéric Hantz fut que Juninho et les siens surent cette fois-ci trouver l’ouverture grâce à la première réalisation de la saison d’Eric Abidal. Profitant d’une passe en profondeur de Florent Malouda, le Martiniquais trompa Yohann Pelé d’une frappe puissante (22e). L’ouverture du score du latéral gauche lyonnais vint récompenser un début de rencontre largement à l’avantage des Rhodaniens. Après une première tentative puissante de Florent Malouda (2e), Fred fut trop court (5e et 15e). Malouda ne put à son tour profiter d’une déviation de Govou (18e) et Juni ne parvint pas à cadrer son coup franc franc (17e) avant de voir Yohann Pelé claquer à deux reprises ses tentatives lointaines (20e et 34e). Très en vue, le portier manceau s’employa à nouveau sur une reprise à bout portant de Tiago après un débordement de Florent Malouda (33e).
Les joueurs lyonnais regagnèrent logiquement la pause nantis d’un but d’avance mais l’addition aurait pu être bien plus lourde pour les Sarthois si l’arbitre, monsieur Kalt, n’avait pas injustement refusé un but à Fred, lancé parfaitement à la limite du hors jeu (19e).

Les Lyonnais n’avaient pas su se mettre à l’abri durant une première mi-temps largement à leur avantage. Sans un brillant Rémy Vercoutre dans les buts, ils auraient bien pu amèrement le regretter. Coutadeur et Samassa trouvèrent les pieds du portier rhodanien avant que Sessegnon ne croise trop sa frappe (52e).

Les leaders de la Ligue 1 cherchèrent dès lors le break salvateur. Profitant d’une remise de Tiago, Réveillère trouva le poteau de pelé (57e). Idéalement servi par Malouda, Sidney Govou ne put cadrer son retourné (59e) et Fred suffisamment appuyer sa frappe (63e). Le centre de Juninho longea la ligne sans trouver preneur (68e) et les frappes de Cris et Toulalan s’enfuirent à droite du poteau (80e et 88e). Maladroits dans le dernier geste, les Lyonnais durent également composer avec un Yohann Pelé impeccable sur sa ligne et auteur d’un somptueux arrêt reflexe sur un centre de Clerc que Basa fut tout proche de dévier dans ses propres filets (79e). Le dernier rempart manceau s’interposa une nouvelle fois sur un tir puissant de Sidney Govou (86e).

Sans réellement trembler mais avec la crainte de voir les siens rattrapés sur le fil, Gerland chanta et sauta de tout son cœur jusqu’au coup de sifflet libérateur, portant ses champions jusqu’au stade de France. L’OL n’a pas raté sa première sortie à Gerland de l’année 2007. Il s’est assuré un voyage à Saint-Denis le 31 mars. Au terme d’un succès qui en appelle bien d’autres, l’OL a gagné son ticket pour le Stade de France. Reste le plus dur… et le plus beau.
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