masculins / OL 2 - Nice 1

L'OL touche au but

Publié le 08 avril 2006 à 22:30 par SR

Couronné dès ce soir, avec des « si »…et battre des records au passage ; sans oublier un éventuel doublé… L’OL était à quelques rencontres d’inscrire de nouvelles lignes dans son livre d’or avant d’affronter l’OGCN.


En enchaînant 3 compétitions en 7 jours, l’effectif Olympien jouait aux chaises musicales en cette fin de saison. Carew, Diarra, Clerc et Wiltord étaient au repos, Juninho restait sur le banc, Réveillère et Clément prenaient place sur la pelouse au coup d’envoi.

Du repos ? Echouafni, Traoré et Varrault étaient également économisé dans l’effectif d’Ancelotti. Dans le ventre mou du classement, les Aiglons n’espèraient plus rien de cette saison 2005-2006 où ils enchaînaient le bon (à domicile) et le moins bon (à l’extérieur). Une seule idée trottait dans la tête du coach et de tout son groupe : remporter la finale de la coupe de la Ligue le 22 avril prochain contre Nancy... Renchéri par l’éventualité d’être qualifié en Coupe UEFA la saison prochaine… ce trophée était l’objectif numéro 1 du club pour sauver une saison sans…

Dans un stade entièrement tricolore, le gardien des « bleus » et son homologue niçois entretenaient le nul durant les 20 premières minutes malgré des occasions franches de part et d’autres. Anthony Réveillère déclenchait les hostilités d’un centre astucieux en direction de Fred. L’attaquant s’envolait dans les airs et tombait sur un excellent Lloris qui parait sa tête d’une formidable claquette (11’). Coupet, bien placé, s’imposait également devant Bakayoko (14’) puis koné (17’), qui frappait finement après une récupération audacieuse.
L’ouverture du score était signée fred « newlook ». Opportuniste, il récupérait dans la surface une frappe contrée de Tiago et enchaînait un tir en pivot pour tromper Lloris.
Abidal et Malouda combinait côté gauche pour créer des soucis à la défense niçoise. Le Martiniquais éliminait Yahia d’un grand pont et tentait de servir Fred en retrait, sans réussite (27’).
Quant au Guyanais, il faisait souvent la différence à bâbord, flanc d??où provenait essentiellement le danger côté Gym. L’international provoquait sans cesse son vis-à-vis et constituait la plus grande ressource offensive. Il trouvait Govou sur un centre en retrait après avoir crocheté la défense niçoise. « Sid » coupait le cuir de l’extérieur du droit mais ne trouvait pas le cadre (33’). Turbulent par ses prises de balle, provocateur par ses passements de jambes, Jariat prenait du jaune face aux facéties du numéro 10, en tête des fautes subies depuis le début de la partie. Il trouvait un espace… mais pas la gloire quand il reprenait le cuir à l’entrée de la surface d’une reprise de volée. Malheureusement pas sur son meilleur pied, le ballon finissait sa course à côté du but adverse.

Dans l’autre partie du terrain, une contre attaque meurtrière donnait des ailes aux Aiglons. Une récupération du « PitBull » Balmont mettait Rool en position favorable. D’un extérieur pied gauche, il envoyait Ederson défier Coupet, son crochet effaçait Réveillère et son intérieur du pied envoyait le cuir sur le poteau de Coupet. On avait l’impression de revivre le but toulousain de Moreira il y a deux semaines !! L’action était totalement similaire.

Les Gones auront suer sans être rémunéré durant cette première période. En seconde, Malouda était concrètement récompensé de tous ces efforts. Brillant face à Milan, entrée efficacement face à Troyes… Il réalisait la même reprise de volée qu’en première mi-temps, au même endroit… et avec son meilleur pied ce coup-ci. Sa frappe croisée paraphait son 6ème but de la saison en championnat (50’).
« Juni » suppléait Tiago. Et quelques minutes plus tard, Benzema remplaçait Govou (60’). C’était l’heure des changements et Bakayoko, présumé à sortir, obtenait une ultime chance de briller devant Coupet sur une cloche de Koné. Le portier lyonnais ne l’entendait pas de la même manière et remportait son duel face au Malien, remplacé par Camara…
Malouda sortait sous les applaudissements et laissait entrer Müller, qui avait chaussé les crampons d'un ‘milieu défensif’ pour la fin de la rencontre (81’). Sans enjeu pour les « rouge et noir », le point du match nul leur passait tout de même sous le nez quand Yahia, seul au second poteau, manquait ‘le coche et le cadre’ de la tête.

Cette occasion manquée laissait Lyon faire un nouveau pas vers son 5ème titre en autant d’années. « La victoire du titre » dixit coach Houllier, d’autant que l’autre côté de l’hexagone, le dauphin bordelais et les stéphanois se neutralisaient sur un score vierge. L’OL touchait au but, et dans un avenir très proche, à l’histoire…
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