masculins / OL 2 - Le Mans 1

L'OL y met la manière

Publié le 28 avril 2007 à 22:34 par BV

Au coup de sifflet final, Gerland a ovationné ses protégés et enfin pu apprécier à sa juste valeur l’historique sixième sacre national de ses champions. C’est là le principal fait marquant de la soirée.

Repoussée après le match nul contre Rennes, la communion entre les Rhodaniens et leur inoxydable soutien n’en fut que plus belle au terme d’une rencontre face au Mans parfaitement maitrisée. Les Lyonnais se sont ainsi réconciliés avec leurs supporters et ont effacé, avec la manière, l’incompréhension passagère qui s’était immiscée au cœur de la traditionnelle relation idyllique qui les lie à leur public. « Ils aiment les buts et le spectacle » avait diagnostiqué Sidney Govou. Le natif du Puy-en-Velay et ses partenaires n’ont pas failli et idéalement animé une soirée placée sous le signe de la fête.

Avec pas moins de 7 Brésiliens sur la pelouse au coup d’envoi, il flottait un air de samba sur Gerland. Côté lyonnais, aux habituels Cris et Juninho, Gérard Houllier avait décidé d’associer Claudio Caçapa, pour un émouvant retour dans l’axe de la défense, Fabio Santos, en lieu et place de Tiago, et Fred, titularisé à la pointe de l’attaque pour la première fois depuis la finale de la Coupe de la Ligue, le 31 mars.

Ecarté du groupe depuis plusieurs rencontres en raison de ses retards à l’entraînement, le numéro 11 lyonnais ne tarda pas à rappeler ses formidables qualités de buteur. Sur un corner de Juninho, la tête de Florent Malouda fut claquée par Yohann Pelé dans les pieds de l'attaquant auriverde qui, d’une frappe à bout portant, trompa aisément le portier sarthois (39e).
La quatorzième réalisation de la saison du numéro onze olympien venait récompenser des Rhodaniens volontaires, au niveau de jeu bien éloigné de celui développé lors de leurs précédentes prestations face à Rennes et Auxerre. Quelques minutes plus tôt, Florent Malouda avait centré dangereusement sans trouver preneur (7e) puis sur la tête de Cris qui n’avait pu cadrer sa reprise (20e). Le Guyanais avait également vu Yohann Pelé boxer sa frappe puissante (38e). Fred avait trouvé le ciel de Gerland (36e) avant le chemin des filets.

A la pause, les Manceaux n’avaient pas montré grand-chose. La seconde période leur permit de faire douter, quelques instants, les sextuples champions de France. D’une frappe tendue, Graffite contraint Gregory Coupet à effectuer son premier arrêt de la rencontre (52e). Le portier rhodanien claqua ensuite la tentative de Douillard (54e) mais ne put rien sur l’égalisation de Graffite après un cafouillage de Claudio Caçapa et d'Eric Abidal (64e).

L’inquiétude de Gerland ne dura guère. Après que Florent Malouda et Sidney Govou eurent buté sur Yohann Pelé (53e et 60e), Anthony Réveillère centra au cordeau pour le Guyanais dont la reprise de volée transperça le gardien sarthois.

Et Gerland retrouvait de la voix en même temps que ses champions leur allant offensif. Devant 40 026 supporters emportés dans une joyeuse et inhabituelle ola, Florent Malouda força une nouvelle fois Pelé à une parade décisive (70e) puis centra pour Fred qui ne put suffisamment appuyer sa tête (71e).
L’échappée de Cris, conclue par une frappe enroulée boxée par Pelé, symbolisait parfaitement l’envie des Lyonnais d’effacer l’incompréhension née d’une soirée rennaise aux appréciations divergentes (85e). Dans les arrêts de jeu, les « Merci l’OL » descendant du virage Nord achevaient idéalement ce somptueux moment de communion.

Après un tour d’honneur, le feu d’artifice pouvait commencer devant des joueurs émerveillés. Depuis plusieurs saisons, l’OL vit une période fabuleuse. Année après année, les images de joie et de fête se répètent à l'envi sans jamais se ternir ni lasser. Pourvu que cela dure !
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