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Lyon Mag : "Bis repetita"

Publié le 09 janvier 2004 à 20:55

Dans son édition en date de janvier 2004 et distribuée ce 8 janvier 2004 dans les kiosques, Lyon Mag fait une présentation très « personnelle » de l'interview de Jean-Michel AULAS par Monsieur Thomas NARDONE, qui a eu lieu le 18 décembre au siège de l'O.L. en présence de Maître Christian JOLY, huissier de justice à Lyon spécialement mandaté par Olivier BLANC, Directeur de la Communication du club, également présent.

Cet article, qui se voudrait justificatif des positions adoptées par LYON MAG à l'égard de l'O.L., comporte tellement d'inexactitudes, d'erreurs grossières voire de contrevérités, que l'Olympique Lyonnais a décidé de ne s'en tenir, pour l'heure, qu'à relever quelques morceaux choisis de la mauvaise foi de son très curieux censeur.

Voici donc à titre d'exemples quelques uns des passages tendancieux, à chaque fois précédés de la mention LYON MAG, avec à chaque reprise les corrections et/ou explications données à partir de l'enregistrement de cet entretien effectué par Maître Christian JOLY.





• LYON MAG : une enquête sur les comptes de l'O.L. révélant la fragilité économique du club de foot lyonnais

Les prétendues révélations sur ce point, publiées dans le précédent numéro de Lyon Mag sont fausses. Jean-Michel AULAS l'a expliqué au Rédacteur en Chef de Lyon Mag tout au long de cet entretien sans qu'il en fasse état dans son article d'aujourd'hui.



• LYON MAG : L'Autorité des marchés financiers refusait l'accès en Bourse à l'O.L. Confirmant ainsi cette analyse d'ailleurs partagée par les grand médias.

Il est faux d'écrire que l'A.M.F. a refusé l'accès en bourse à l'O.L. pour la simple raison que l'O. L. n'a jamais fait d'action dans ce sens. L'A.M.F. s'est positionné sur le principe d'accès à l'appel public à l'épargne de sociétés holding telle que S.P.C.S. détenant notamment des clubs de football. Jean-Michel AULAS l'a également expliqué au Rédacteur en Chef de Lyon Mag tout au long de cet entretien sans qu'il en fasse, là non plus, état dans son article de ce 8 janvier. Il est tout aussi faux d'écrire que l'Autorité des marchés financiers aurait confirmé l'analyse de Lyon Mag et que celle-ci serait partagée par les grands médias. La décision de l'Autorité des marchés financiers a été prise uniquement en fonction de la position de principe du Ministre des Sports. Elle ne peut donc en aucun cas être interprété comme confortant une quelconque analyse financière. Quant aux médias dans leur globalité, ils ont généralement précisé que si une holding de club, ou un club lui-même, pouvait un jour être côté, ce ne pouvait aujourd'hui être que la holding de l'O.L.



• LYON MAG : Mais après cette claque (c'est ainsi que Lyon Mag fait référence au refus de l'Autorité des marchés financiers) le président de l'O.L. Jean-Michel Aulas va se crisper sur Lyon Mag en bombardant la rédaction de fax et de menaces.

Lyon Mag utilise la technique de l'amalgame au travers d'une affirmation fausse mais surtout mensongère, et mélange sciemment la chronologie des évènements pour jeter le discrédit. Jean-Michel AULAS a critiqué le fond et la forme de l'article publié par Lyon Mag le 6 décembre, dans un fax adressé à Philippe BRUNET-LECOMTE dès le 7 décembre, alors que la décision de l'A.M.F. n'allait intervenir que le 10 décembre. Trois autres fax ont été ensuite adressés à Lyon Mag : le 9 décembre en réponse à un fax du magazine, le 17 décembre pour décaler de trente minutes le rendez-vous du lendemain et le 18 pour préparer ce même rendez-vous. Il n'y a jamais eu la moindre menace à moins que LYON MAG prenne la réserve de l'O.L. et son Président de défendre leurs droits pour tel !



• LYON MAG : Furieux, Aulas va commencer par dénoncer « la campagne de désinformation » menée par Lyon Mag.

Jean-Michel Aulas n'était pas furieux et n'a pas parlé de désinformation mais de diffamation. Comme il l'a d'ailleurs dit dès le début de l'entretien, il était même « content » de rencontrer le rédacteur en chef de Lyon Mag pour lui dire « vous avez à plusieurs reprises par le passé cherché à nuire à l'Olympique Lyonnais en diffusant des informations que nous avons jugées soit calomnieuses soit à la limite de la diffamation. Cette fois-ci on va considérer qu'elles sont totalement diffamatoires ».



• LYON MAG : Puis il exige qu'on lui « balance » le nom des experts-comptables qui ont travaillé sur les comptes de l'O.L. pour Lyon Mag. Ce que, bien entendu, on refusera.

Jean-Michel Aulas n'a jamais rien exigé. Il a simplement demandé qui étaient ces experts financiers et de prendre connaissance de leurs rapports en expliquant « vous aurez l'occasion dans le futur de voir que les affirmations que vous avez colportées et que vous avez diffusées portent préjudice de manière certaine. J'aurais bien aimé connaître quels sont vos experts financiers qui vous ont induit en erreur comme cela ».



• LYON MAG : Avec un Aulas en grande forme qui n'hésite pas à multiplier les insultes : « stupide », « incompétent » …

Lyon Mag utilise là un autre procédé en oubliant les propres propos de son rédacteur en chef. En effet dans l'entretien, le Rédacteur en chef Thomas Nardone dit « peut-être que les experts comptables interrogés sont incompétents ce qui m'étonnerait ». Quant à Jean-Michel AULAS, après avoir expliqué pourquoi les accusations portées par le magazine et son journaliste étaient diffamatoires et/ou erronées avec par exemple des créances présentées comme étant des dettes !, il a précisé « Moins vous m'interrogez, moins vous parlez de Jean-Michel Aulas, mieux je me porte. Moins vous parlez de l'O.L. parce que vous êtes notoirement incompétent, mieux nous nous portons ». Alors laissez-nous tranquilles ». Jean-Michel AULAS persiste à considérer LYON MAG comme « incompétent » en matière financière. L'exemple de la confusion entre une créance et une dette étant particulièrement édifiant.



• LYON MAG : Et toujours sous pression il (Jean-Michel AULAS) se lance dans un délire « Si demain je rachète Lyon Mag et que je fusionne avec l'Olympique Lyonnais, on sera automatiquement coté en bourse.

Lyon Mag feint à nouveau de ne pas comprendre et persiste à tronquer les réponses de Jean-Michel AULAS. La réalité est qu'à la question de Lyon Mag « Pour la bourse il y a une solution que vous avez évoquée dans Le Progrès qui est de racheter une coquille vide qui serait cotée », Jean-Michel AULAS a répondu, «Demain je rachète Lyon Mag et je fusionne avec S.P.C.S. (société holding de l'O.L.). De manière automatique S.P.C.S. sera cotée ». Et il a aussitôt ajouté « Ne craigniez rien, je vous explique une méthode qui permet effectivement de coter quelque chose qui n'est pas cotable. Vous voyez que je manie aussi l'humour même quand je suis diffamé ».



Errare humanum est, perseverare diabolicum est.