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Main ferme et gant de velours

Publié le 15 septembre 2014 à 10:40 par RB

Sans la prestation très haut de gamme de son gardien Anthony Lopes, l’OL aurait vraiment eu du mal vendredi soir à prendre des points face à l’ASM…

« On gagne ensemble… on perd ensemble ». Phrase célèbre entendue moult fois après un match. Le foot est un sport collectif où chaque composante (joueurs, staff…) apporte sa contribution d’une façon ou d’une autre. Indéniable. Sans oublier le travail invisible (entrainements, causeries, discours…). Cependant, vendredi soir, pendant 90 minutes, c’est quasi en solitaire qu’Anthony Lopes a porté ses potes vers le succès. Sollicité de plus en plus au fil des minutes, il a attiré tous les ballons adverses et notamment ceux de Berbatov. « Antho » aurait capté une bille.

Du plus simple à la plus compliquée, il a fait l’intervention idoine. Ce gars a régné dans sa surface, sur sa ligne de but. Je vais chercher un ballon aérien au milieu du trafic. Je fais la photo sur une tête pas assez décroisée. Je m’envole pour une claquette sous la barre. Je me détends au ras du poteau gauche. Juste avant la mi-temps, je suis présent sur mes appuis pour annihiler la frappe de Berbatov… A la 83ème, je décolle comme une contorsionniste parallèle à la barre transversale pour détourner une tête gagnante de Germain… Je suis attentif du début à la fin…

 Anthony ? Un chat sans ronrons, toujours en mouvement, prêt à griffer, à poser sa patte sur ce ballon souvent taquin qu’il garde ou repousse. Anthony est de la race des félins, de plus en plus rare, qui gardent dès qu’ils le peuvent le ballon. Main ferme et gant de velours. Il a livré face à l’ASM l’un de ses meilleurs matchs en pros avec celui à Plzen (héroïque) sans oublier ceux face à Lille la saison dernière (0 à 0), à Nantes, à Guingamp, à Valenciennes, face au PSG, à Zürich… des rencontres où il a eu une part prépondérante sur le tableau d’affichage. Anthony chaud dans la tourmente et capable, déjà, d’être le gardien d’un seul arrêt.

A 24 ans, le 1er octobre prochain, le Givordin passe rarement au travers même s’il a conscience que parfois il aurait pu faire mieux (il doit regretter encore le coup franc de Ben Yedder…). Il a dans son jeu, regard et ses propos, les caractéristiques d’un mec qui n’a peur de rien, repousse ses limites, aime la « castagne », déteste le manque d’investissement, et évidemment horreur de défaite. C’est vrai qu’il est rassurant de l’avoir derrière soi comme l’ont clamé à plusieurs reprises ses partenaires ! A bientôt 24 ans, un beau grain de folie, un doigt de sagesse, du plaisir évident. En route vers la maitrise de plus en plus pointue d’un poste où on l’imagine atteindre quelques sommets à l’image de cette prouesse face à la tête de Germain.

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