masculins / OL - Sochaux J-3

Malouda: "Sochaux, c'est toujours la même chose"

Publié le 10 août 2004 à 15:54 par R.B.

[IMG2719L]Le gaucher guyanais <b>Florent Malouda </b>est en manque ! Depuis le 21 février 2004 et ce match contre Le Mans au stade de Gerland, il n'a plus marqué. Sochaux arrive entre Rhône et Saône ce samedi, l'occasion pour lui de mettre fin à ce mutisme, mais aussi de répondre à quelques questions liées à la venue du FCSM. L'ancien guingampais, après Grégory Coupet la semaine dernière, est notre invité pour parler de l'adversaire du jour de l'OL.

Le gaucher guyanais Florent Malouda est en manque ! Depuis le 21 février 2004 et ce match contre Le Mans au stade de Gerland, il n'a plus marqué. Comble de malchance, lors du dernier Trophée des Champions, dans l'exercice des tirs au but, sa tentative trouva la trajectoire du bondissant Alonzo. « Mon passage en défense m'a perturbé. Du coup, je veux trop prouver lorsque je tire ; je force les choses. Il me tarde de retrouver le chemin des filets. Cela devient un besoin. A Nice, en première période, je veux finir l'action collectivement avec Elber. C'est la raison pour laquelle je centre à l'instinct. Si j'avais un peu plus regardé, j'aurais frappé. Tout est question d'équilibre ». Malouda, buteur en attente de réalisme, mais aussi passeur en panne depuis le 2 mai à Metz sur le but d'Elber.



Sochaux arrive entre Rhône et Saône ce samedi, l'occasion pour lui de mettre fin à ce mutisme, mais aussi de répondre à quelques questions liées à la venue du FCSM. L'ancien guingampais, après Grégory Coupet la semaine dernière, est notre invité pour parler de l'adversaire du jour de l'OL.





Florent, quel souvenir gardes-tu du match de la saison dernière ?

« Ce fut une rencontre que nous avons dominée la majorité du temps. Malheureusement, il nous a manqué l'efficacité et à la sortie on a évité le pire grâce à un exploit de Peguy Luyindula. C'est d'ailleurs souvent le cas contre cette équipe de Sochaux. Moi, je venais d'arriver au club ; je suis sorti à l'heure de jeu ; à cette époque, je manquais de physique… »



Dans ta carrière, as-tu un souvenir particulier contre cette formation ?

« Non, mis à part, que je n'ai jamais marqué contre elle. De façon récurrente, elle laisse souvent le ballon à l'adversaire ; elle est bien regroupée derrière et elle joue le contre avec réalisme. Contre Sochaux, c'est toujours une rencontre délicate à gérer au point de vue technico-tactique. Mais en revanche, il y a quasiment toujours des occasions et du spectacle ».



Si je te dis Sochaux, à quoi penses-tu immédiatement?

« En plaisantant, Sochaux, c'est Peugeot. Non, sérieusement, je pense à la formation à l'image d'Auxerre. En Guyane, on suivait les premiers pas de Jean-Claude Darcheville. Il avait fait un essai, infructueux, dans ce centre de formation réputé ».



A quel genre de rencontre t'attends-tu samedi ?

« Déjà, je pense que le Sochaux de cette saison n'a pas perdu en qualité. Il va s'appuyer sur ces jeunes du centre. Ils savent s'intégrer rapidement. Même si la jeunesse a des manques. Mais les nouveaux, j'ai l'impression qu'ils sont les copies conformes des Pedretti, Frau… Un joueur que j'apprécie ? Zaïri. J'aime bien son jeu. C'est un artiste, qui manque encore, certes, de réalisme. Autrement,il y a Santos ; et puis je trouve qu'Isabey n'est pas reconnu à sa juste valeur ».



Enfin « Flo », un premier match à la maison est-ce spécial ?

« Il faut le gagner. Surtout avec toutes les modifications qu'il y a eu pendant l'été. Il faut que le public ait rapidement confiance en nous. Et puis si on peut rajouter la notion de spectacle, ce serait super. Le foot, c'est au départ un jeu. Un succès mettrait un peu plus en valeur notre victoire à Nice ».



Le natif de Cayenne, adorable de disponibilité comme toujours, a continué de parler de cette notion de spectacle. N'est-il pas d'ailleurs un acteur doué et souvent déconcertant de la scène ronde ? « Tu vois, j'ai vu jouer Chevanton, le Monégasque, contre St-Etienne ce week-end, j'ai adoré. Je suis fan. En plus, il a le sens du spectacle ; il branche un peu. Il y a quelques saisons, Gallardo en faisait de même. Je l'ai déjà dit, je regarde souvent le foot sud-américain dont je suis un inconditionnel. Là bas, les mecs, ils tentent ; ils ne sont pas crispés par l'enjeu. Moi, j'essaie aussi. Si je me loupe, je passe par-dessus, en faisant attention d'oser de nouveau dans certaines situations. Si tu tentes des trucs dans des circonstances compliquées, personne ne t'en voudra s'il y a échec à la sortie. En revanche, si tu exagères… tu te mets en danger à tous les niveaux… »



R.B.

Sur le même thème