masculins / OL - Bordeaux J-1

Marouane Chamakh : "On a fait le deuil"

Publié le 29 mars 2010 à 19:48 par BV

Marouane Chamakh et Laurent Blanc se sont exprimés lors de la conférence de presse.

Depuis le temps que l’OL dispute la Ligue des Champions, le fond de l’affaire est connu : les conférences de presse de veille de match ont pour objectif principal d’envoyer des messages sans rien dévoiler des projets de jeu, d’éviter les déclarations fracassantes tout en prenant soin de repousser toute pression inhibante. L’affrontement de deux clubs français en quarts de finale, ainsi que son corolaire, l’absence d’un traducteur sur l’estrade de la zone mixte, ont quelque peu modifié le protocole habituel et donné un ton particulier au rendez-vous des Bordelais avec la presse. « Cela enlève un peu de la magie européenne, a reconnu Marouane Chamakh, mais on reste préoccupés par l’enjeu. On va faire abstraction du fait que c’est un club français. On se dit qu’il y a, au bout, une belle demi-finale contre le Bayern ou Manchester. »


"On ne s'attend pas à

de grosses surprises au

niveau tactique"

Une analyse partagée par Laurent Blanc, qui emprunte le virage ramenant au sportif : « La préparation du match est identique à celle des rencontres de Champions League. Le gros avantage, c’est que les deux équipes se connaissent très bien. On ne s’attend donc pas à de grosses surprises au niveau tactique, ou dans les compositions des équipes. » Seule différence avec un sommet classique de championnat, mais de taille aux yeux du champion du Monde 98 : « la confrontation se déroulera sur deux matches. Le fond du problème est le même : les deux équipes voudront se qualifier pour les demies ; dès la première seconde, on se dira : « pourquoi est-on là ? » (…) Demain, Bordeaux devra être performant dans beaucoup de domaines et essayer de marquer un but.» Surtout : « En termes environnemental comme d’enjeu, ce sera un autre niveau, un niveau beaucoup plus haut. »

Comme pour dédramatiser l’événement, l’entraîneur bordelais répétera à trois reprises qu’« il y aura un match retour ». Peut-être également parce que les Girondins n’ont pas totalement pansé leurs plaies, deux jours après leur revers face à l’OM en finale de la Coupe de la Ligue (1 – 3). A l’unisson, Chamakh et Blanc ont tenté de rassurer sur l’état psychologique d’un groupe qui s’est ensuite entraîné dans la bonne humeur sur la pelouse de Gerland. « On est beaucoup mieux qu’on le croit, a assuré l’attaquant. On est tous un petit peu déçus mais on a fait le deuil. On est tous concentrés sur ce match. Pour ceux qui sont au club depuis un moment, c’est pratiquement le match le plus important. » Un peu plus tard, Laurent Blanc lui emboitera le pas : « quand vous jouez au football, vous voulez toujours gagner mais ce n’est pas toujours le cas. Ce qui est un peu plus difficile à digérer, c’est que c’était une finale. On est forcément un peu déçus parce que l’on n’a pas gagné mais cela fait partie de notre métier. On n’a pas eu le temps d’y penser parce qu’il a tout de suite fallu se plonger dans la préparation de cette demi-finale (sic). (…) Il y a des problèmes dans le jeu, des analyses ont été faites, mais on n’a pas besoin de longs discours pour démontrer aux joueurs l’importance de cette confrontation. »


"Ce sont nos grands

frères"

 

Aussi bien accordés qu’au cœur d’une soirée électorale, les deux hommes ont avec force arguments et la voix empreinte de sincérité cherché à placer l’OL dans la peau du favori. Blanc : « Lyon nous est nettement supérieur. Rendez-vous compte de ce que l’OL a fait lors des 8 dernières saisons ! Au niveau européen, il n’y a pas photo entre OL et Bordeaux. » Méthodiquement relayé par celui qui, en l’absence de Planus et Diarra, pourrait être désigné capitaine demain : « C’est la deuxième saison de ce groupe qui cherche simplement à progresser. On n’est pas des enfants qui apprennent mais l’OL est toujours devant.  Pour l’instant, on va dire que ce sont nos grands frères de championnat. »

Sur le même thème