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Match retour : De l'exploit à Munich au suspens du Celtic

Publié le 23 décembre 2003 à 15:45

Match retour : De l'exploit à Munich au suspens du Celtic



Quatrième journée. On prend les mêmes et on recommence, à la différence près que l'on change de stade. Ce n'est plus Gerland mais le stade Olympique de Munich qui accueille le Bayern et l'OL. Mais qui accueille surtout deux Brésiliens. Giovane Elber, Munichois pendant 6 saisons et Juninho, peut-être moins connu, mais ce, pour un court moment… On joue la 6è minute du match quand l'artificier des coup francs lyonnais décide de tenter sa chance des 35 mètres. Osé, surtout face à Oliver Kahn. Mais pas pour Juninho, qui, comme à son habitude, ne se pose pas de question. Frappe magistrale et boom, lucarne ! Tout simplement EX-CE-PTIO-NNEL ! Makaay égalisera bien quelques minutes plus tard mais Giovane Elber (l'ex-munichois !), donnera la victoire aux siens en début de deuxième mi-temps. Petit exploit pour les Lyonnais mais surtout première place du groupe A ! Les 1/8èmes de finale se rapprochent… Soirée parfaite, comme le confirmait le président Jean-Michel Aulas après la rencontre : « C'est, je crois, la plus belle des performances européennes de l'OL. Il y a bien eu la Lazio, L'Inter par deux fois, mais celle là est un immense exploit car elle n'était pas attendue... »



C'est donc plein d‘ambitions que l'Olympique Lyonnais se rend en Belgique pour son 5ème match. Deuxième rencontre consécutive à l'extérieur pour une équipe qui va de mieux en mieux. Deux hypothèses : trois points et la qualification est acquise. Un autre résultat et tout se jouera à Gerland, lors du dernier match contre le Celtic. C'est malheureusement, la deuxième hypothèse qui se vérifiera. Défaite 1-0 contre Anderlecht sur un but de Thinien. Petit coup d'arrêt pour les Lyonnais de Nicolas Puydebois, remplaçant Coupet blessé. Le groupe A connaîtra son verdict sur la 6ème et dernière journée. Tout le monde peut se qualifier mais tout le monde peut-être également éliminé… Vous aviez dit suspens ?







Ca y est. On y est. Ce fameux dernier match contre le Celtic. L'OL joue son avenir en Coupe d‘Europe mais aussi joue sa place dans le cœur des supporters français. Le public pousse dès l'entame de match et Giovane Elber, peu en réussite ces derniers temps, en profite pour faire exploser un Gerland déjà bouillant. But à la 6ème minute de jeu après un tir sur la barre de Juninho. L'OL tiens sa qualification et le jeu produit par les deux équipes est très attrayant. Le match devient alors fou et prend des allures de films à la Hitchcock. Le Celtic égalise tout d'abord par Hartson (24'). Tout est à refaire ou presque puisque Juninho donne à nouveau l'avantage aux siens d'une frappe à la trajectoire trompeuse (54'). Tout le monde y croit de nouveau. Mais tout le monde va retomber de son petit nuage quand Sutton (76') égalise une deuxième fois après une erreur de Berthod. Le joueur sortira en larme mais pour lui, pour l'équipe, mais aussi pour tout le public, les joueurs lyonnais vont puiser au fond d'eux-mêmes et vont terminer cette première phase comme ils l'avaient entamé : par un penalty de l'inévitable Juninho ! 3-2, score final ! Magnifique Olympique Lyonnais ! Que d'émotions et que de joie sur le terrain pour une équipe qui termine première de son groupe devant, excusé du peu, le Bayern, le Celtic et Anderlecht.

Jérémy Berthod peut sécher ses larmes et laisser la place au sourire. « Je commençais vraiment à m'en vouloir. Les joueurs m'ont beaucoup parlé pour me réconforter et puis il y a eu ce but de Juni... Je me suis totalement lâché. » avant de conclure « C'est la fin d'une malédiction pour Lyon car on n'arrivait jamais à passer ce tour. Maintenant qu'on y est, c'est bien mais il ne faut pas s'arrêter là.»





Et maintenant...



Dans le top 16 Européen, l'OL peut maintenant croire à tout. L'année 2004 sera peut-être l'année de l'Europe. Première étape, et premiers éléments de réponse, les 25 février et 9 mars 2004 contre la Real Sociedad de Raynald Denoueix. Un match à la portée de l'OL et qui laisse surtout beaucoup d'espoir à tout l'Olympique Lyonnais… Le mot de la fin revient à un des acteurs de cette première phase, Jérémy Berthod… « Si on est sérieux, on aura, toutes nos chances… ».

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